Derniers articles

  • AC Le Feu offre une solution aux maux des banlieues

    Mercredi 25 octobre, une marche à l’initiative de l’association AC le feu partira de Denfert-Rochereau à 14H en direction du palais Bourbon.  

    Par nadia_boudaoud
    Le 23/10/2006
  • Aziz, expulsé de Cachan : « Je veux retourner au pays »

    Aziz (prénom modifié) vient d’obtenir une autorisation de séjour en France d’un an. Mais aujourd’hui, cet ancien architecte de 42 ans n’a qu’une idée en tête : « retourner en Algérie au plus vite ». Aziz est l’un des rares expulsés de l’ex-cité U de Cachan à envisager son retour au pays d’origine. « Je n’en veux plus de […]

    Par nadia_boudaoud
    Le 21/09/2006
  • Sarkozy : une politique d’immigration dans la confusion

    Faute d’avoir participé à l’université d’été de l’UMP, à Marseille, les 2 et 3 septembre (L'université dété du Bondy Blog ), je me suis rattrapée en consultant les discours officiels prononcés au cours de ce week-end rassembleur. Dans son discours de clôture le ministre de l’Intérieur et président du parti, Nicolas Sarkozy, « propose une République plus respectueuse de la différence ». Selon lui, « une culture qui depuis des siècles oppose l’universalité de ses principes au déterminisme des généalogies et des racines, ne devrait avoir aucun mal à s’accommoder d’identités multiples », évoquant l'idée de « communauté de destin ».

    Par nadia_boudaoud
    Le 12/09/2006
  • A Cachan la lassitude

    Entre menace permanente d'expulsion et négociation au point mort, le drame des occupants du gymnase scolaire de Cachan s'épaissit avec l'arrivée prochaine de la rentrée des classes.

    Par nadia_boudaoud
    Le 01/09/2006
  • En route pour les vacances

    Dur dur pour Leila et Abdel de m'accorder un moment. Dans trois jours, ce couple et leur garçon de 2 ans partent pour un mois et demi en Algérie. Entre les emplettes - que Leila fait au marché comme la plupart de ses voisines -, et le remplissage au plus serré des valises, le Jour J approche à grande vitesse. La petite famille fera 1 600 km en voiture jusqu’à Alicante, en Espagne, puis prendra le bateau pour Oran, une ville de l’ouest algérien. Cela fait presque 10 ans qu'Abdel effectue le même trajet, à l'origine pour une question de budget.  Le voyage en bateau lui a coûté 600 euros pour les trois personnes. En plus des frais de la voiture, qu’il partage avec un ami qui les accompagne, Abdel débourse au total environ 1 000 euros. Une bonne affaire sachant qu’un seul billet d’avion pour Oran coûte au moins 500 euros l'été. Et un vrai plaisir : « On prend le goût des vacances avec la musique raï dans la voiture, les estivants qu’on rencontre dans les aires de repos et le climat méditerranéen qui s’approche. Sur le bateau, quand j’aperçois au loin la côte oranaise, je me sens comblé », raconte le père de famille qui n’y voit donc que des avantages. Leila aussi apprécie l’ambiance du trajet mais elle ne pense qu’à une chose : « retrouver nos proches ». Leur fils n'étant pas scolarisé, le couple pourrait partir à d'autres moments de l'année, mais août « est le seul moment où on se retrouve tous en famille ; ceux de là-bas et ceux d’ici », explique Abdel. A deux heures du grand départ, la voiture est si pleine de cabas qu'on ne sait où caser la glacière. Et « pas question de mettre un porte-bagage ! Je refuse que la voiture ne se transforme en scarabée », lance Abdel. Tandis qu’il va s’allonger pour être en forme avant de prendre le volant, Leila exploite le moindre centimètre carré pour y insérer un dernier sac ou objet. Une destination de joies et de peines « En Algérie, dans une même journée, on peut passer de la joie à la peine », raconte Leila autour d’un dernier café. De la joie parce qu’elle retrouve sa ville natale, passe des moments d’échanges inégalables avec ses parents et ses cousins, parce qu’elle fait la fête, retrouve plein de gens dans les mariages et profite des après-midi entiers de la plage. De la peine parce qu’il suffit d’un « pépin » pour que cette joie dégringole : « L’année dernière, mon fils est tombé malade », se rappelle Leila. Son enfant a été emmené au dispensaire ; paradoxalement, c’est là que la tâche s’est compliquée. « Les médecins manquaient cruellement de matériel. Ils n’ont pas soigné le bébé dans les bonnes conditions, malgré leur attitude fraternelle », explique-t-elle. Autrement dit, les médecins ont été d'une grande gentillesse et ont su la rassurer. A elle de constater que « là bas, dans tous les domaines, la dure réalité n’efface pas la chaleur humaine. C’est ce qui fait tout le charme du séjour en Algérie ».

    Par nadia_boudaoud
    Le 16/08/2006
  • Des étudiants étrangers explorent la banlieue

    Ils viennent de Pologne, d’Hollande, de Grande-Bretagne, de Turquie et du Liban passer une semaine en banlieue parisienne. Jusqu’au 22 juillet, ces étudiants sont immergés dans différentes cités comme celles du 93 à Montfermeil, La Courneuve et du 78 à Mantes-la-Jolie. Une expérience organisée dans le cadre du congrès annuel de PlaNet, une association d’étudiants français en architecture née il y a 10 ans. Le thème de cette session concerne la ségrégation urbaine. « Nous leur parlons des projets mis en place en matière d’urbanisme dans ces quartiers, au-delà des actions de démolition des barres d’immeubles et reconstruction d’habitats », précise Julien, l’un des organisateurs. Les visites sont ponctuées par des meetings animés par des enseignants et chercheurs tout au long du séjour.

    Par nadia_boudaoud
    Le 28/07/2006
  • Une Italienne de Bondy

    A la maison, Claudia zappe de la Rai I à la Rai III, à la chaîne Média 7. Le Mondial, elle le suit aussi par la parabole. « Je veux regarder ma belle Italie », affirme de sa voix mélodieuse cette femme venue en France rejoindre son mari il y a maintenant 38 ans. Avec son sourire toujours aux lèvres et ses grands gestes accompagnant ses paroles, l’Italienne n’oublie rien de ses origines bolognaises. « On me dit que je souris beaucoup, même quand j’ai des soucis. Eh bien sachez que là-bas on est comme ça ! », lance-t-elle en riant. Il faut dire qu’à 56 ans, son humour reste intact. Claudia retourne dans son pays natal tous les étés voire une seconde fois le reste de l’année. Elle emmène même ses petits enfants avec elle. Pendant les repas, les pâtes sont au menu (difficile d’éviter ce cliché !). Claudia a toutefois ses recettes secrètes pour les cuisiner ; les Gnocchis et la Polenta restent ses spécialités. Et sans le Bitter, une boisson servie avec de la limonade, l’apéro en famille perdrait de sa saveur.

    Par nadia_boudaoud
    Le 15/07/2006