Derniers articles
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Le marché de Bondy à l’heure des grands départs
« J’ai envie de m’acheter une jupe pour le jour de l’aéroport », confie Amel à sa tante. Arpentant les allées du marché de Bondy nord, cette étudiante cherche un vêtement à porter le jour de son départ en vacances pour l’Algérie, où chaque été elle retrouve le reste de la famille. La jeune fille sait qu’elle est attendue par les plus âgés comme par les plus jeunes, dès sa descente de l’avion. « C’est une habitude qu’on a prise », raconte-t-elle. « Depuis que je suis toute petite, avant chaque retour au bled, ma mère achetait des nouveaux habits, à moi et à mes frères et sœurs ». Mais pas n’importe où : c’est au marché que sa maman dégote les meilleures affaires. De fait, dans les stands, le même slogan revient : « 3 euros, les 2 pour 5 » pour des articles d’une qualité assez variable. Le tout accompagné d’un « Yallah ! », qui veut dire « Allez ! » en arabe.
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La merguez party des handballeurs
Qui a dit qu’à Bondy la vie est terne ? Il est un des clubs sportifs qui prouve le contraire, c’est l’A.S. Handball*. Dimanche dernier, ses membres, toutes catégories confondues, se sont réunis autour d’une merguez party au Palais des sports de Bondy Nord. Sans prétendre vanter leurs mérites, Sylvie Gabela, la directrice du club, s’est dite satisfaite de la saison qui s’achève : « cette année, les filles ont été classées deuxième en Excellence Ligue, la compétition régionale ». La nouvelle équipe masculine des seniors a remporté un franc succès en ne perdant qu’un match sur vingt. « C’est parce qu’on n’avait pas envie de le gagner ! », lance ironiquement Christophe, le gardien. Alors comment les merguez grillées ne seraient-elles pas de la partie ?
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Les maires des banlieues se serrent les coudes
Qu’ils soient de gauche ou de droite, les élus municipaux des villes de banlieues de France se sont donnés rendez-vous à Clichy-Sous-Bois (93), le 7 juin, avec pour volonté de solidariser leurs actions. « Je pense qu’il est nécessaire de sortir de cette ornière idéologique des discours, soit socialistes, soit UMP ou autre. Face aux attentes de la population et aux problèmes, nous devons être pragmatiques », a affirmé Claude Dilain, maire PS de Clichy-sous-Bois au cours de cette journée. Pour ce faire, Pierre Bourguignon, député maire de Sotteville-lès-Rouen (76) et président de l’association des maires « Villes et Banlieues », née il y a 20 ans, a appelé à développer les c ommunautés d’agglomération, comme celle de Clichy/Montfermeil, davantage répandues entre les villes de province qu’en banlieue parisienne. Pierre Bourguignon a constaté que les communes regroupées sont nettement désenclavées. Les maires ont également interpellé les pouvoirs publics en réclamant un appui financier de l’Etat pour les communes qui ont des charges sociales urbaines plus importantes.
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Sara Camara : vivre en France mais à quel prix
Sara Camara est venu s’installer en France il y a 16 ans pour « avoir une vie meilleure », dit-il. Depuis le 31 janvier, ce Malien de 38 ans, qui habite un foyer en Seine-Saint-Denis, se retrouve sans emploi et sans papier, si ce n’est un récépissé d’autorisation temporaire de séjour. Le motif : en novembre 2005, il a décidé de déclarer avoir utilisé l’identité de son oncle (qui porte les mêmes prénom et nom), voilà 13 ans, afin d’être embauché par le Centre des Monuments Nationaux, comme agent d’entretien à la Conciergerie de Paris. « A l’époque, j’étais agent au black pour des sociétés de nettoyage, j’en avais marre, je voulais travailler de façon légale. Quand j’ai appris que ce poste à la Conciergerie était libre, j’ai tout fait pour pouvoir y travailler ». C’est là qu’il présente les papiers de son oncle, sa manière à lui de sortir de sa situation irrégulière.
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La prière des musulmanes : prière de la respecter
De plus en plus de musulmans fréquentent les mosquées depuis ces dernières années, notamment en banlieue. Force est de constater que la prière, l’un des cinq piliers de l’Islam avec la Profession de foi, l’Aumône, le Jeûne et le Pèlerinage à la Mecque, est considérée avec attention.
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« Quand les banlieues brûlent »… ou briser le déni
Six mois après les émeutes de novembre 2005, alors que les familles des trois jeunes électrocutés à Clichy-sous-Bois, le 27 octobre, veulent que l’Etat reconnaisse sa faute (AFP – 27 avril), un livre, Quand les banlieues brûlent, vient de paraître dans lequel une équipe de sociologues, dirigée par Laurent Mucchielli et Véronique Le Goaziou, revient […]
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Galère des rappeurs de cité
Shone et Ker se sont donnés pour mission de décrire et revendiquer avec leurs mots et leur style ce qu’ils connaissent de leur quartier. Ces rappeurs du groupe Ghetto Fabulous Gang qui fait partie de 93 Etendard, un collectif de rappeurs du 93, ne se ménagent pas lorsqu’il s’agit de parler de leur quotidien. Originaires de la cité de La Forestière à Clichy-Sous-Bois, là où les révoltes de novembre 2005 ont éclaté, les deux jeunes hommes connaissent les galères depuis leur tendre enfance : des parents au chômage (le père de Shone ne travaille pas depuis 10 ans bien que titulaire d’un bac +5), les problèmes avec la police, la discrimination, un ascenseur souvent en panne, etc. Mais par-dessus tout, une volonté de réussir leurs projets et d’accéder à une vie meilleure prédomine. "J’aimerais avoir le frigo plein, un ascenseur qui marche, de l’eau chaude et des parents heureux. Est-ce trop demander ?", s’exclame l’un des deux rappeurs.
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Sortir de Bondy pour accomplir sa vie homosexuelle
Il vit avec son petit copain dans une ville du 93 limitrophe de Paris. Il, c’est Denis (prénom modifié), qui a quitté Bondy vers l’âge de 18 ans juste après avoir obtenu son bac. C’est à ce moment qu’il a commencé à vivre pleinement son homosexualité. À 32 ans, il revient de temps en temps […]