Derniers articles
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« La Tunisie doit arriver à parler d’une seule voix »
« Là, tu vois, je viens d'accomplir un acte historique », lance Chahrazed, sourire aux lèvres et les yeux rivés sur La Tunisie de Ben Ali, un livre qu'elle vient d'acheter dans une librairie en plein cœur de Tunis. Elle en a la chair de poule. « Il y a quelques mois, cela aurait été impensable », confie-t-elle. La régente de Carthage, La Révolution des Braves, Le Canard Enchaîné, Le Monde, autant d'écrits et de titres que les Tunisiens n'auraient jamais pensé pouvoir lire un jour.
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« En Tunisie, la rue a créé ses propres journalistes »
« C'est en Roumanie que le peuple a inventé le mythe de Dracula », raconte Moez, journaliste à la radio tunisienne Kalima. « A l'époque, le vampire suceur de sang représentait les dirigeants qui prenaient tout au peuple. Dans le mythe, Dracula meurt à la lumière du jour. Pour moi cette lumière c'est les médias. C'est la lumière apportée par le journaliste pour dire la vérité. » Lorsqu'il rapporte cette histoire, son sourire en coin laisse échapper une fossette. Il a le visage marqué non par le temps, mais par la vie. Son œil cligne de temps en temps mais son regard dégage une impression particulière. Intense. Mystérieuse.
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Amira, le charme combatif d’une jeune Tunisienne engagée
Une tête bien pleine et bien faite. L’actrice et danseuse Amira Chebli, une vingtaine d'années et un diplôme de beaux-arts en poche, a pris les destinées de sa jeune carrière. Elle mène un projet de fusion entre danse contemporaine et danse orientale, joue dans deux longs-métrages et deux courts-métrages. Durant ses études, elle siégeait au conseil scientifique de l'Union générale des étudiants tunisiens (UGET). Une assemblée considérée depuis Bourguiba comme opposition officielle.
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Injures racistes dans les transports : la grève commence à puer
Plusieurs jours que ça dure, Pierre, Paul, Jacques et Mouloud se sont mis d’accord pour faire blocus contre le gouvernement. C’est la grève. Mais la réalité de ceux qui la subissent, dans les transports en commun notamment, est tout autre. Des usagers se laissent aller à des propos haineux. Cyrille, témoin d’une scène dans le RER A en direction de Marne-la-Vallée, raconte : « J’ai vu et entendu un homme d’une cinquantaine d’années dire à une jeune femme : "Casse-toi sale Négresse ! " »
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« La déchéance de la nationalité, c’est la porte ouverte au relativisme culturel »
Le 30 septembre, l'assemblée nationale a voté l'extension de la déchéance de nationalité aux Français naturalisés depuis moins de dix ans condamnés pour meurtre d'agents dépositaires de l'autorité publique. Quelle est votre réaction ? Déception bien sûr, parce que ce débat méritait mieux que les excès et la surenchère mais la partie n’est pas définitivement jouée, c’est au tour des sénateurs de se prononcer. Le Sénat aura une lourde responsabilité et nous faisons tout pour mobiliser tous les sénateurs, ceux du Modem bien sûr, mais aussi tous ceux qui sont heurtés par l’esprit de cette loi. Par ailleurs, même votée, cette mesure risque d’être censurée par le Conseil constitutionnel. On ne peut pas multiplier les lois de circonstance sans respecter les principes du droit. Enfin, ce qui est nouveau dans cette affaire, c’est que pour la première fois de notre histoire, comme l’a rappelé François Bayrou, on met un signe « égal » entre immigration et délinquance. C’est la porte ouverte au relativisme culturel et cela ne sera pas sans conséquences sur notre vision de la société française.
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Zakat el-fitr, à votre bon cœur
Après avoir touché à la faim, le mois du ramadan touche à sa fin, l'occasion pour tous les musulmans de reprendre une activité culino-gastronomique normale. Enfin, pour tout ceux qui en ont les moyens, cela va sans dire. Bien loin des privations et tortures cultuelles et divines que d'aucuns s'accorde à penser, ce mois de jeûne a surtout été l'occasion de partager une même sensation, un même repas, une même prière, une même foi. C'était également le moyen de se mettre dans la peau de millions de personnes qui n'attendent pas ce mois de jeûne pour éprouver la sensation de faim. Ces démunis sont en réalité le cœur de considération des jeûneurs.
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La souffrance cachée des garçons de banlieues
On a longtemps allumé les projecteurs sur la souffrance des filles des quartiers, pour certaines « oppressées », « enfermées », ou « insultées » ; et peu, voire pas du tout, sur celle des garçons. Pourtant la détresse est bien là. Il n'y a pas d'âge, ni de sexe, pour la dépression. Tous les professionnels s'accordent à le dire. Seulement, s'il est vrai que le réflexe chez beaucoup, serait de consulter un psy au premier coup de mou, il reste encore très tabou d'en consulter un chez ces jeunes. Un peu comme si l'on s'interdisait les baisse de moral.
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Villepin, l’Apaisator
Du « V » partout dans la halle Freyssinet, où des milliers de personnes trépignent d’impatience, samedi 19 juin. « V » comme victoire, « V » comme Villepin. « V » comme « Les Visiteurs ». Avec cette grande lettre rouge dans le dos de leur t-shirt blanc, les jeunes villepinistes ont quelque chose de la série des années 80, où des personnages déchiraient leur apparence humaine pour laisser place à une peau verte de reptile.
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Des soldats israéliens tuent des humanitaires : où est l’humanité ?
7 heures, mon réveil sonne, comme à l’accoutumée je négocie, je n’ai pas envie de me lever. Je suis fatiguée. Chaque réveil me fait l’effet d’un KO contre Tyson. Comme toujours, mon premier réflexe, regarder ce qui se dit sur facebook mobile. 7 heures du matin, et tous postent les mêmes liens, AFP, le monde.fr, Al Jazeera, tous convergent vers un même sujet, l’attaque du convoi humanitaire en route vers gaza et la mort de 10 à 16 civils – tués par des soldats israéliens – qui se trouvaient sur l’un des bateaux.