Derniers articles
-
Gennevilliers : les animateurs pourront jeûner
«Franchement on ne s’y attendait pas du tout ». Samir, peine encore à réaliser ce qui lui arrive. Et pour cause : qui aurait prévu que les quatre jeunes pouvaient faire abdiquer la mairie de Gennevilliers ? « On ne s’attendait pas à ce qu’ils renoncent maintenant. On savait que c’était un combat et qu’il allait être long. Mais on n’aurait jamais imaginé que toutes ces personnes allaient nous soutenir, et que la mairie allait lâcher ».
-
Tu fais le ramadan ? T’es viré!
« Et toi Samir, tu comptes faire le Ramadan? » ça aurait pu être une question entre deux potes, une question insignifiante et surtout sans conséquence, mais loin s'en faut. C'est cette question qui aurait valu à Samir sa place de directeur adjoint d'une colonie de vacances. Car oui, jeûner quand on s'occupe de jeunes ne serait pas dans la politique de la mairie de Gennevilliers. Ils sont quatre à en avoir fait les frais, quatre du moins à le déclarer: Samir, Moussa, Nassim et Mehdy. Quatre animateurs qui ont commis l'irréparable erreur professionnelle de ne pas s'alimenter.
-
J’Accuse !
Je ne suis pas Emile Zola, et le Bondy Blog n’est pas l’Aurore, mais j’Accuse. En tant que citoyenne française d’abord, qui ne se reconnaît plus dans ce pays qui fut un jour modèle d’exemplarité en matière de droits de l’homme. En tant que jeune aussi, qui doit écoper des erreurs de ses aînés, subir les complexes de ses aïeuls, et assumer un héritage de bévues.
-
Le mot de la semaine : T.V.A.
C’était un dimanche, jour du seigneur et de grand froid que notre cher président –candidat-clandestin s’est adressé à la peuplade. 6, 8, peut-être 10 chaînes se sont alors accordées pour diffuser l’allocution-interview.
-
Le mot de la semaine : AAA
Cette semaine ce n’est pas un mot qui a résonné dans toutes les bouches mais plutôt trois lettres. Elles auraient pu être DSK, mais ce n’est pas le cas. Même s’il faut avouer que celles-ci, aussi, lui sont intimement liées. Il s’agit en fait du triple A.
-
Le mot de la semaine : complot froid
C’est par le plus grand des hasards que l’on a choisi le moment de l'année le plus froid pour se réunir et parler réchauffement du climat. Les genoux qui claquent, les muscles qui se crispent dès le début de semaine, on nous annonce la température : un type qui se fait refroidir après avoir volé des surgelés.
-
Le mot de la semaine : Récidive
Ce qui est bien avec les médias et le gouvernement c’est qu’ils ne sont pas toujours d’accord sur tout. Mais dès qu’il s’agit de faire résonner un mot, tous jouent la même mélodie. Certains sortent les violons, d’autres préfèrent la flûte. Au final c’est le même tintamarre. Un écho qui résonne comme une cloche dans le grand canyon. Migraineux s’abstenir.
-
L’imam, Widad et le film Shahada
Quelques tâches de rousseurs sur le nez, un sourire émouvant, un petit chapeau noir sur la tête et un attaché-case, quelques détails parmi ceux dont je me souviens. Ce visage chaleureux, c'est celui de Saïd Ali Koussay, aumônier de l'hôpital Avicenne à Bobigny et président d'un groupe d'amitié islamo-chrétien. Voilà plusieurs jours que nous nous étions donné rendez-vous pour discuter de « Shahada », ce film de Burhan Qurbani qui présente un islam occidental à travers l'histoire de musulmans berlinois. Ce même film que je trouvais caricatural et à l'image de cette islam occidentalisé que j'ai le sentiment qu'on m'impose. Un versant édulcoré des versets, où tous sont tolérants et tout est tolérable.
-
L’artère principale de Tunis purgée du benalisme
La vie a repris son cours sur l'avenue Habib Bourguiba. En plein cœur de la ville, celle que les Tunisois nomment « l'avenue », avait été le théâtre de manifestations violemment réprimées. Sur la route, les cris tonitruants de la foule en colère ne sont plus. Les rafales de «Dégage» sont remplacées par les bruits des moteurs et le chant incessant des klaxons. Côté piétons, les conversations s'enchaînent aussi vite que les allers et retours des passants. Impossible de ne pas remarquer l'accent chantonnant des tunisiens ou la trentaine de drapeaux tunisiens qui se plient aux caresses du vent. On y vient pour passer le temps, boire un café, draguer discrètement les jolies filles qui déambulent.