Derniers articles
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Icanta et les chercheurs de vérité
«Trop de vérité ne tue-t-elle pas la vérité ? Au milieu de tout ce flot d’informations et de nouvelles technologies, explique Aziz Hellal, auteur, metteur en scène et comédien de la pièce, il me semblait intéressant d’interpeller chacun de nous sur son libre arbitre à travers cette pièce de théâtre. » En compagnie de ma collègue Stéphanie, je suis allé voir « Icanta et les Chercheurs de vérité », en février, pour la deuxième représentation en public au Théâtre de la Salle des Fêtes de Nanterre (92).
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« Soul kitchen », tendre bazar
Soul Kitchen, c’est un restaurant géré par Zinos Kazantsakis, jeune restaurateur à Hambourg (Allemagne). L’enseigne est un clin d’œil à la soul music. Des titres de Quincy Jones et de Kool and the Gang rythment le film. Le personnage principal, interprété par Adam Bousdoukos, est un jeune homme sérieux et parfois à côté de plaque. Dès le début, il apparaît comme un cuisinier maladroit, l’hygiène, c’est pas trop son truc. Il dirige son Soul Kitchen (qui ressemble à un entrepôt) en plein milieu d’une zone industrielle. Un endroit spacieux et désert qui sert aussi de lieu de répétition pour Lutz, le serveur, et son groupe de rock. Ça commence bien…
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Les César du droit ou les robes en folie
L’actualité juridique est bien souvent une source à laquelle les cinéastes viennent s’abreuver pour alimenter leur projet de film. A notre tour de puiser dans l’actualité du cinéma pour inspirer ce petit journal du droit. C’est pourquoi, je déclare ouverte la première cérémonie des César du droit.
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Rap devant le général
Ça s’est passé lundi et ça se raconte comme un conte de fée. Alors, il était une fois une ville. Washington DC (prononcez Ouachingtondissi, c'est imposé) est comme désertique. Les feux qui passent du rouge au vert font l'animation. Les trottoirs sont parfaitement lavés. Un clochard rode avec son caddie. Washington est la capitale fédérale et pourtant... Le métro est long à venir quand on l'attend. Les gens sont rares et quand on en trouve, on est aussi ravi que Robinson qui trouve une goutte d’eau sur son île. Soleil et vent tout doux.
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La princesse noire est surtout une grenouille
Après Jasmine la princesse orientale, Mulan la princesse asiatique, Pocahontas la princesse indienne, et Esméralda la princesse gitane, les studios de Walt Disney mettent en scène une princesse noire, dans « La princesse et la grenouille ». Chose anodine pour certains, qui ne l'a pas été pour moi. J'étais heureuse que, pour une fois, une princesse de dessin animé d’un grand studio américain ait la peau noire. Les messages de tolérance et d’égalité doivent être inculqués dès le jeune âge ; une héroïne Disney noire peut, à sa manière, participer de cette mission.
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Abiodun, le last poet du rap
Muriel appuie sur l’interphone 41. Une fois. Ça ne répond pas. Deux fois. Toujours aucune réponse. Elle se saisit de son téléphone, compose le numéro. « Si, je suis là, comme prévu. » Elle appuie une ultime fois. La porte s’ouvre. L’ascenseur monte lentement. « Il n’est plus tout jeune, enlevez vos écouteurs, ne vous endormez pas, soyez attentifs. » Évidemment ! Il reçoit sur le pas de la porte. Serre la pince à chacun. On entre. Dans le couloir de l’appartement, des disques et des pochettes sont accrochés sur le mur. Un chat rode. Flex craint la boule de poils.
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Avé prophète !
Depuis la désillusion de l’après-mondial 98, on sait que les larmes de joie ne nettoient les plaies qu’en surface. On sait aussi que la consécration d’« Un prophète », de Jacques Audiard, samedi aux César, n’aurait pas été possible il y a dix ans. Le film est calé dans une époque de « vérité » qui fait parfois flipper : aujourd’hui, chacun y va de sa profession de foi : halal pour les uns, laïque pour les autres. Où cela mènera-t-il ? Ailleurs que dans un gouffre, espérons-le.
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Ils s’ignorent tant
Le documentaire « Musulmans de France », diffusé mardi sur France 5, commence comme un film muet. Le premier volet, « Indigènes : 1904-1945 », nous montre des jeunes hommes qui sourient face caméra. En noir et blanc. Leurs dents blanches surprennent, leurs vêtements sont à la mode 1900. Coiffés d’un tarbouche ou d’un chèche. Ils sont cinq mille venus travailler en France, la plupart kabyles.