Derniers articles

  • La rue Léon vibrait, priait, pleurait pour le Ghana

    A Château-Rouge, le quartier africain de Paris, tous, ce vendredi soir, sont pour le Ghana et pas un pour l’Uruguay. Tous : les Noirs, les Rebeus, les Blancs, les Chinois et même la poisse et la malchance. Dans la rue Léon, le Bar des Amis, un vieux rade à l'enseigne Stella Artois branlante, tient lieu de QG à la petite communauté ghanéenne venue se rassembler autour de l'événement le plus important du 21e siècle pour le pays : un quart de finale en coupe du monde de football. Kathy, une femme de ménage de Sarcelles (95) installée en France depuis 1993, entame une danse avec le drapeau national, transformé en muleta face à un taureau uruguayen imaginaire, en martelant le mot magique : « Ghanaaaaaaaaaaaa… » 

    Par Sandrine Dionys
    Le 03/07/2010
  • Jacques, un guide qui se cherche sans jamais nous perdre

    Né en 1951 dans l’ex-Congo Belge, Jacques (au centre de la photo), notre guide, a un parcours assez original. De sa naissance jusqu’à l’obtention de l’équivalent du baccalauréat, il réside avec sa famille dans le pays de sa naissance. Le bac en poche, il s’envole pour la Belgique pour y poursuivre des études. Il y restera trois ans et décrochera une licence en comptabilité et informatique.

    Par Inès El laboudy
    Le 01/07/2010
  • Les Bronzés 4 : Idir et ses potes en Tunisie

    D’habitude, chaque été, je vais au bled dans le village à papa. Tout en haut de la plus haute des hautes montagnes de Kabylie. Un bled dans le bled. Tellement éloigné de toute civilisation que les vieux du village, ils croient encore que les Romains sont en Algérie. La seule chose à faire dans ce trou perdu, c’est de rester toute la journée à glander sous un soleil de plomb, assis sur une grosse pierre. Ma pierre. La même qui m’attend chaque été. Elle a pris la forme de mon popotin à force d’être creusée tous les étés par mon royal séant d’immigré bien nourri. Adossé au mur de la mosquée, je passe mes journées à jeter des cailloux devant moi en regardant les filles passer.

    Par Idir Hocini
    Le 29/06/2010
  • Louga, un drame dans les veines

    Soudain, l’émotion la submerge et la voix brisée elle lâche dans un murmure à peine audible: « il a détruit ma vie ». Une phrase simple et terrible qui résume le drame vécu par cette jeune fille, naguère d’une beauté éclatante. En effet, K. sait de quoi elle parle. Depuis ce jour de 1998, où elle a consenti à unir son destin à celui de W., elle semble n’avoir connu que des souffrances. Aujourd’hui, âgée de 28 ans, elle se bat contre le VIH et éduque seule son fils atteint lui aussi par la maladie. Au moment de leur mariage, son mari était établi en France, mais il est rentré au pays pour consommer cette nouvelle union. Sa famille, opposée à cette union en raison de la caste à laquelle appartenait la belle jeune fille, a entrepris de punir le nouveau couple. « Sa mère disait à qui voulait l’entendre que je suis « castée ». Pour elle, déshonneur ne pouvait être plus grand », raconte-t-elle, dépitée.

    Par Bondy Blog
    Le 22/06/2010
  • Dans la cellule où Mandela bâtit sa légende

    Cinq ans de prison pour sabotage : Jamal, un Black sud-africain a été incarcéré dans la prison mythique de Robben Island de 1977 à 1982. Il est notre guide pour la visite des cuisines, des cellules, dont celle, historique, de Nelson Mandela. Il explique que « lorsqu’on arrivait à Robben Island, aujourd’hui transformé en musée, on se retrouvait dans une section spéciale. On avait droit à 30 minutes de marche le matin et 30 minutes l’après-midi. Rien de plus. Ensuite, on se retrouvait en section D. Si le comportement n’était pas respectueux des règles, on était transféré au F. La section la plus privilégiée était la A. »

    Par Inès El laboudy
    Le 21/06/2010
  • Devant, l’Antarctique, derrière, le continent africain

    Le Cap est connu pour ses paysages magnifiques et ses plages de pingouins et otaries. Pour la première fois de ma vie, j’ai eu un coup de foudre pour une ville autre que Paris. C’est décidé, mes prochaines vacances, je les passerai au Cap. Plus précisément à la pointe ouest du Cap : Cap point. Oui bon, je sais que pour cela il faut avoir des thunes parce que c’est un coin plutôt bourge, mais ça n’interdit pas rêver. En tout cas, tout notre groupe est d’accord sur un fait : le Cap, c’est mortel !

    Par Inès El laboudy
    Le 20/06/2010
  • Chez une seconde épouse dans un village du Swaziland

    Départ matinal pour traverser une frontière assez bizarre. Quitter l’Afrique du Sud pour le Swaziland, ancienne colonie british, c’est comme franchir une douane. On passe d’abord par un bureau pour faire tamponner son passeport, autorisant la sortie du territoire ; on passe ensuite par un autre bureau pour un tampon d’entrée de territoire. Nous voici au Royaume de Swaziland, où le roi est comparé à Louis XIV tant son pouvoir est despotique, dit-on. De grandes vallées verdoyantes, d’où son surnom de « petite Suisse ».

    Par Inès El laboudy
    Le 18/06/2010
  • « Whites », « No Whites » : au musée de l’Apartheid

    Après trois heures de car, nous voici dans Soweto. Une ville anciennement habitée par des orpailleurs. Des maisons minuscules de toutes les couleurs à notre droite droite. De riches demeures protégées par des barbelés à notre gauche. Des minis salons de coiffures, des mécaniciens improvisés au coin de la rue, des aires de jeux pour enfants, des sculptures sur le trottoir. Et quand on s’enfonce dans la ville, on découvre un bidonville géant, insalubre et gorgé de monde. Le South West Township. Taule, plastique et bois. Les visages sont pourtant joyeux.

    Par Inès El laboudy
    Le 14/06/2010
  • Vuvuzelas, nous voici !

    11 juin 2010, rendez-vous au collège Gustave Courbet de Pierrefitte-sur-Seine. Vingt-deux collégiens (et bibi parmi eux) s’apprêtent à prendre l’avion pour l’Afrique du Sud. Arrivés à l’aéroport, ils commencent à rire, à papoter, à se laisser entrainer par la ferveur des supporters algériens prenant le même avion que nous. La fièvre footeuse a contaminé tous ces supporters, vêtus de survêtements de l’équipe d’Algérie, équipés de drapeaux, casquettes, écharpes, derboukas (instruments de percussion), chantant des chansons du pays. Ça met de l’animation et donne encore plus envie d’embarquer, d’autant plus qu’il est prévu que nous assistions à deux matchs de l’équipe d’Algérie.

    Par Inès El laboudy
    Le 14/06/2010