Derniers articles
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Balzac Tower
Un fond bleu. Une batterie illuminée par un projecteur. Un micro. Des instruments. Les cuivres brillent de mille feux. Un son saccadé s'échappe des baffes. Le volume explose. Le cœur fait boum-boum. Les mégots s’entassent dans les cendriers. Chance porte un chapeau, il serre la main. « Bienvenue. » C'est à l’un des étages de cet entrepôt désaffecté que le producteur et rappeur Chance Miller officie.
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Voile, croix et casquettes en classe : c’est quoi ce Bronx !
Une porte blanche. On dirait l’entrée « de derrière » par où passe la viande chez Carrefour. Non, c'est l’entrée d’une école dans le Bronx. Trois flics font le guet. Un portique de sécurité signale les objets métalliques. Videz vos poches. Donnez vos appareils. Présentez votre carte d'identité. « Ah non, mais imagine, tous les matins, ils se font fouiller et tout, ça motive pas pour venir à l'école », s'insurge Apo. Quand vous avez montré que vous étiez clean, vous pouvez entrer.
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Ground Zero et premier pancake
Un métro. Un hot-dog. Un taxi. Une enseigne lumineuse branlante clignote. Et le narrateur qui dit : « Chapitre 1. Il adorait New-York, il l'idolâtrait. » S'arrête. Il reprend : « Chapitre 1. Quelle que soit la saison, New York était une ville en noir et blanc. » Un métro, un baiser envolé sur le toit d'un building. Baiser volé. Le narrateur qui tente à nouveau sa chance : « Chapitre 1. Sa vision de Manhattan était trop romantique, comme tout le reste. » Un métro qui nique l'idée. Il bafouille. Abandonne, tout compte fait.
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« J’achète mes diplômes et j’aide mes parents »
Me voilà rentrée de Louxor, ville du sud égyptien, l'ancienne Thèbes, connue pour ses trésors de l'Egypte pharaonique, ses archéologues occidentaux chapeaux d'Indiana Jones vissés sur la tête, ses bus de touristes, son armada de bateaux de croisière amarrés sur les rives du Nil. Là-bas, c'était un petit peu le paradis. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi bien. Non que la capitale égyptienne me fasse à ce point souffrir. Mais c'est assez agréable de faire une pause klaxons à 10 000 décibels et de se débarrasser pour quelques jours de la fumée de gazole qui pollue les narines.
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L’Iran s’enfonce dans la dictature militaire
Cette chronique est sensée offrir un résumé de la semaine précédente, mais après une journée aussi importante que le 11 février, elle va se concentrer sur ce qu’il s’est passé jeudi. Et ce qu’il s’est passé, c’est un verrouillage complet de la capitale pour permettre au régime de célébrer l’anniversaire de la révolution de 1979 tout en faisant l’étal de sa force. La plupart des commentateurs ont estimé, dès le début de l’après-midi, que l’opposition avait raté sa mobilisation.
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La course très « pop » des chats et des souris
Permettez-moi de commencer ce troisième épisode des chroniques vertes avec un conseil : lisez-là avec un fond sonore que vous trouverez sur Youtube : « F… you Ahmadinejad ». C’est le tube du groupe Archive sur des images du président iranien, avec juste deux ajouts : des images nocturnes d’une foule qui crie « mort à la dictature » au début, […]
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Sur la défensive, le régime iranien tue au nom du Coran
A peine avais-je envoyé le premier épisode de ma chronique verte sur l’Iran que je recevais un email de K. Je ne donnerai pas le nom complet de K., un Iranien de Téhéran, parce qu’à chaque fois que je reçois un email de sa part, l’essentiel n’est pas le contenu de son message mais le simple fait qu’il puisse l’envoyer. Cela signifie qu’il n’est pas en prison. K. est un ami, que j’ai parfois engagé comme interprète à Téhéran, mon niveau de farsi étant assez lamentable, surtout pour les interviews sophistiquées.
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Chroniques vertes : l’Iran ou la révolution cachée
Depuis quelques temps, je passe chacune de mes nuits sur Internet pour scruter ce qui se passe en Iran. Ce que je découvre est parfois tellement étonnant que je vais essayer de le partager dans cette chronique hebdomadaire pour le Bondy Blog. L’Iran est actuellement le théâtre d’une lutte pour la liberté absolument unique au […]
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« On n’est pas seuls même si on est un petit pays »
J'ai appris la nouvelle mercredi matin : mon collègue d'origine haïtienne ne viendrait pas au travail. Tous ses proches habitent non loin de Port-au-Prince. Une cellule psychologique est mise en place en urgence dans les locaux de la Bourse du travail de Saint-Denis pour venir en aide aux personnes qui le souhaitent. Je m'y rends. Des personnels de la Croix-Rouge déambulent un peu partout, des psychologues et des psychiatres sont disponibles.