Derniers articles
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Peppuccio le pêcheur, fils d’Orlando le « mafioso »
Dans un palais renaissance, comme il en existe de nombreux à Palerme, Leoluca Orlando reçoit dans un bureau où même une carte postale réussirait à troubler un bordel savamment organisé. L’homme est affable, avec un sens de la mise en scène et du récit qui lui confère une certaine aura sous les volutes de son havane. Issu d’une vieille famille aristocratique et noble de la province de Palerme, Orlando, après son diplôme d’avocat, s’est lancé en politique au côté de Démocratie chrétienne. Il n’aurait pu en être autrement tant la Democristiana a assuré en Italie, de l’après-Seconde Guerre mondiale jusqu’au années 80, le monopole sur l’échiquier de la politique nationale et régionale.
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Un jour, Adeline est partie à New York, pour chanter
Quelle a été ta vie en France ? J'ai grandi à Bobigny. Mon père est originaire de La Martinique et ma mère du le Lot, dans le Sud-Ouest de la France. J'ai donc des origines mixtes et j’en suis très fière. J'ai grandi au contact de deux cultures, dont je me sens très proche. Je suis la dernière de 4 enfants. J'ai toujours voulu être chanteuse. Il me semble que ça a été une évidence depuis mon plus jeune âge. La musique est un élément très présent, voire essentiel de ma famille : mon père jouait de l'harmonica, mon grand-frère joue de la guitare et tout le monde chante. Mon deuxième frère, Régis, a fait partie de la chorale des Petits écoliers chantant de Bondy. Quelques années plus tard, après avoir attendu impatiemment d'avoir l'âge requis, j'ai rejoint à mon tour la chorale. J'avais 6 ans à peine.
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Quand les USA s’impliquent dans la diversité française
Quel que soit le contexte, les relations entre la France et les Etats-Unis sont souvent sous tension. L’investiture de Barack Obama a permis de faire une courte pause pour laisser la place à une grande émotion collective. L’élection présidentielle américaine a été très suivie en France, particulièrement par les jeunes des banlieues. La présence d’un candidat noir a été certainement un facteur important de l’intérêt pour cette élection. Pour comprendre cet engouement et le rôle actif de l’ambassade des Etats-Unis dans le débat sur la diversité en France, nous avons rencontré Laura Berg, attachée culturelle de l’ambassade. Interview.
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Je n’ai jamais été aussi fière d’être noire
Le président métis (j'y tiens) est enfin à la Maison Blanche. Du jour de sa victoire à celui de son investiture, je pensais à cet instant où il deviendrait le 44e président des Etats-Unis, mais je ne parvenais pas à y croire. Encore une fiction américaine, me disais-je, un avatar de « 24 heures chrono » et de « Weeds ». Hier, j’ai eu peur. Et si un malheur arrivait ! En bonne Africaine, j'envisage toujours le pire et Dieu merci, rien de tel ne s’est produit.
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« Obama, c’est notre nouveau prophète, c’est le messie »
L’Hôtel-de-Ville de Paris était américain hier soir. A défaut de ne pas être à Washington comme sa très chère camarade Ségolène Royal qui se targue d’être le maître à pensée du nouveau président des Etats-Unis, le maire Bertrand Delanoë avait fait venir l’Amérique à lui, sous les ors municipaux. Quelles belles salles ! Que de magnificence ! Il se devait de marquer le coup le jour de l’investiture de Barack Hussein Obama. Mais son ex-rivale à une investiture moins grandiose – la tête du PS – lui aura toutefois ravi la vedette, même placée « à 200 mètres » du successeur de Bush. Le maître de cérémonie avait fait les choses en grand pour ses hôtes : trois écrans géants retransmettant la cérémonie du Capitole, champagne, petits fours et Golden Gate Quartet en smoking blanc – évocation d’un parcours terrible et magistral : des champs de coton à la Maison Blanche.
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Levez la main et dites ouallah !
Riché Richardson est « assistant professor » à l’Université de Cornell, spécialiste de la littérature du sud des Etats-Unis, des rapports sociaux de sexe* et artiste du patchwork. Elle connaît l’histoire américaine sur le bout des doigts. Une histoire qu’elle écrit à sa manière, à travers le tissu. A l’occasion de sa visite en France dans le cadre […]
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Gaza, la meilleure façon de se fâcher avec ses amis
Début 2009. Gaza est sous les bombes, je ronge mon frein et tiens ma langue. D’expérience, je sais qu’il n’est pas de sujet plus épineux que le conflit israélo-palestinien, et pourtant… Andres, ce Palestinien chrétien de Bethléem, est planté là, devant moi, et je ne trouve rien de mieux à lui dire que : « Froid en ce moment, hein ? », et lui d’hocher la tête mécaniquement. Dans ma grande couardise, je me rappelais ce célèbre dessin (ci-contre) où une famille française du XIXe se battait à mort pour avoir parlé de l’affaire Dreyfus. A l’époque, la France était partagée en deux… « 350 morts, finit-il par lâcher, tu te rends compte ! » Ça y est, c’est parti…
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Le sacre d’Aboutaleb, maire « marocain » de Rotterdam
Ahmed Aboutaleb a été sacré hier « burgemeester van Rotterdam ». Seuls quelques happy few des médias ont pu assister à la cérémonie. Les autres sont restés cantonnés dans une salle de presse. Mais l’essentiel était d’être présent dans l’enceinte de l’hôtel de ville. Des élus de la ville et des représentants de la reine ont fait […]
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Guerre réelle à Gaza, guerre du net en France
« Un peuple meurt, un peuple pleure, un peuple saigne, partout son sang baigne; des centaines de Palestiniens meurent chaque jour, qui sommes-nous pour oublier notre humanité ? Ne restons pas passifs face à cet élan de haine, agissons, réunissons-nous, faisons entendre notre indignation, faites que ce message ne s’arrête pas. » Chaque jour, ce sont des […]