Derniers articles
-
Pour 2009, un logement décent, svp !
En six mois de vie à Amsterdam, j’ai déjà déménagé trois fois. De sous-location en colocation à court terme, sans oublier la case « appartement de fonction », j’ai testé trois quartier de la capitale. En principe, j’en essaie un quatrième à compter du 2 janvier et ce, pour trois mois. Mes proches pensent que je me […]
-
« Adieu Paris » ou la profession de foi du Kabyle agonisant
Pour ne pas changer, je vais vous raconter ma vie, ou plutôt celle de mon village, au bled. On a eu un mort au douar dernièrement, dont l’histoire a fait le tour de la région pour atterrir dans mes oreilles de Bondynois. Un brave type, ce vieux monsieur, qui a passé presque toute sa vie à travailler en France et qui est venu passer ces derniers jours au pays. Un vrai highlander du Djurdjura, le bonhomme, un immortel. Plusieurs fois, la mort est venue le chercher, mais toujours son corps décharné de Kabyle des montagnes s’est extirpé de l’étreinte mortelle de la grande faucheuse.
-
Révolution en Suisse : le nouvel horaire des trains est arrivé
Aujourd’hui (samedi), j’avais un brin d’espoir. Bon, c’est vrai, il était mince. Je savais que les modifications ne seraient pas grandes. Mais de l’espoir, j’en avais assez pour me jeter sur le nouvel horaire des CFF à la façon de la fashionista qui découvre les collections printemps-été. Oui, sauf que moi, j’ai vite compris que je n’aurais rien à me mettre sous la dent. Pas une once de poil de changement. L’espoir ? Aux oubliettes. Car j’ai beau pointer mon doigt, je ne le vois pas. Quoi ? Eh bien, ce dernier train. Celui qui me permettrait de rentrer un peu plus tard que Cendrillon, de finir mes verres et mes conversations, de ne pas avoir à partir avant le début de la soirée, de ne pas avoir à payer vingt balles (13 euros) de parking et refuser toute boisson alcoolisée.
-
À Amsterdam, plus rien à gober dans les smart shops !
« Tu pourrais m’envoyer un kit de culture de champignons avant l’interdiction d’en vendre ? » En voilà une demande étonnante ! C’est en ces termes que mon ami polonais Piotr* me presse de faire un tour dans un smart-shop, m’informant du même coup d’une nouvelle interdiction liée aux drogues douces aux Pays-Bas. En effet, au 1er décembre, ces herboristeries […]
-
Je vais à La Mecque, je mets quoi dans ma valise ?
Le Hadj est proche, le Hadj est là. Comme chaque année, des milliers de musulmans français sont en partance pour le pèlerinage de La Mecque, en Arabie Saoudite. Les valises sont faites. Mais dedans, on y trouve quoi ? Qu'emporte un pèlerin dans ses bagages ? A quoi doit-il renoncer ? Comment se prépare-t-on à ce long périple, accomplissement du cinquième pilier de l’islam ? Le Bondy Blog a mené l’enquête. « J’appréhende ce voyage, je ne connais pas ce pays, alors j’écoute les conseils de ma sœur, un hadja* qui s’est déjà rendue à La Mecque », raconte Fatima, une mère de 46 ans qui s'apprête à partir à son tour.
-
Ahmed Aboutaleb, l’Obama des Pays-Bas, maire de Rotterdam !
Rotterdam, port néerlandais entièrement détruit pendant la Seconde Guerre mondiale, affiche une audace architecturale des plus impressionnantes, et une audace politique sans précédent. Le pont Eramus s’y fait voler la vedette par Ahmed Aboutaleb, premier maire allochtone de la ville et du pays. Evidemment, Ahmed Aboutaleb est néerlandais, sans quoi il ne pourrait prétendre à aucun mandat électoral, mais il est également marocain de naissance. Arrivé aux Pays-Bas à 15 ans, l’adolescent préfère les bancs de l’école, où il décroche un diplôme en télécommunications, aux célèbres coffee shops, sans doute guidé par l’éducation de son père imam. Il se dirige par la suite vers les médias, avant de rejoindre le Partij van de Arbeid (PvdA), parti travailliste néerlandais.
-
Algérie, ode au pays perdu
1997. Une secousse remue les salles obscures. Les immigrés font irruption sur grand écran. Ils n’avaient pas demandé la permission. « Les pères », « les mères » et « les enfants » se confient à la documentariste Yamina Benguigui et offrent, au cinéma français, leurs mémoires. En 2008, à la Cité de l’immigration à Paris, le film est toujours d’actualité. Vendredi et samedi, la trilogie benguiguienne a été projetée en ouverture du festival « Féminin pluriel ». Une semaine où les femmes, le cinéma et l’immigration se mettent en ménage. L’occasion de se souvenir de ce film mythique.
-
Motus et bouche cousue dans une banlieue viennoise
Reumannplatz, terminus de la ligne 1 du métro viennois dans l’extrême sud de la ville. Je joue les touristes couchsurfeuses (*) avec mon amie Natalia. La température, étonnamment clémente en cette soirée d’automne, autorisent les travailleurs à se poser quelques minutes sur les bancs du square à proximité de la bouche de métro, qui les […]
-
A l’Haÿ-les-Roses, une nuit Obama très Mondial 98
23h. Après un véritable parcours du combattant et quelques sueurs froides, j’atteins ma terre promise du jour : le tennis couvert du 42 avenue du général de Gaulle. Je paye ma cotisation de 10€ à l’entrée pour accéder à l’arène. Au programme : débats et animations culturelles, un grand écran est également de la partie pour suivre les résultats en direct. Plusieurs personnalités ont fait le déplacement : Jack Lang, Harlem désir, Claudy Siar, Yasmina Benguigui, pour ne citer qu’eux.