Derniers articles
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Ségolène Royal rencontre Dilgo
La première fois que Ségolène Royal avait croisé mon chemin, c’était à Bondy. J’essayais d’obtenir les signatures pour devenir président de la République, et je voyais bien que j’avais à faire à des machines de guerre. Et c’est ce que j’avais vu, ce jour-là. Une machine de guerre qui s’était posée sur Bondy avec son service d’ordre, ses télévisions, ses chiens de garde.
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L’Europe, la France, les musulmans : ce qu’il reste à faire
Les débats sur l'identité européenne se font de plus en plus vifs dans le contexte de l'élargissement et du traité constitutionnel de l'UE. Bien que la devise « l'unité dans la diversité » soit généralement considérée comme la meilleure illustration de l'objectif de l'UE, les avis sont très partagés sur le sens qu'il faut lui donner. Le point de départ de la plupart des débats sur l'identité européenne repose sur l'idée qu'une communauté politique a besoin d'un ensemble de valeurs et de références communes afin de garantir sa cohérence, de guider ses actions et de doter ces dernières d'une légitimité et d'un sens.
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Y a du soleil, y a Estrosi, darladirladada…
Ici, à Nice, ne vous étonnez pas si vous voyez des jeunes filles délurées parlant russe se ruer sur les plages pleines à craquer. Soyez encore moins étonnés si les mémés et pépés ont des teints cramés à l’auto-bronzant ou des tronches badigeonnées de crèmes pailletées. Parce qu’ici, à Nice, l’apparence compte plus que n’importe où ailleurs. A l’image de Christian Estrosi… Ami d’enfance de notre cher Sarkozy, propulsé à la mairie de Nice en 2008 et appelé il y a une semaine au ministère de l’industrie.
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Marchés de gré à gré : les copains d’abord ?
Relancer l’économie en dispensant les collectivités de tout appel d’offre en dessous de 20 000 euros de commande. C’est l’une des mesures clés du plan de Sarkozy pour nous sortir de la crise. Décrétée en décembre dernier, elle vise à soutenir les PME en leur ouvrant des marchés locaux. Mais six mois après, où en est- on ? Sur la question, Adoum Djibrine-Peterman, co-dirigeant d’Inxeoz et président de la Nouvelle PME, une association dédiée aux entrepreneurs des quartiers, a un avis plutôt tranché. « A la base, le gré à gré a été mis en place car les collectivités se plaignaient de ne pouvoir faire travailler les entreprises de leur tissu économique. » Or, « on a le sentiment d’une vaste fumisterie », poursuit-il.
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Lettre ouverte au président Sarkozy
En juillet 2008, vous avez fait modifier la Constitution afin de pouvoir vous exprimer devant les parlementaires. Vous auriez dû pousser le raisonnement plus loin, en décidant de réunir le Congrès hors des sentiers battus. Pourquoi Versailles ? Je pense que c’est une erreur de procéder à ce genre de transhumance forcée des vieux lions de la politique vers l’Ouest de la capitale. Le climat n’est pas propice et le troupeau est malade. Au contraire, une petite randonnée de jouvence du côté de Bondy, en Seine-St-Denis, aurait été plus judicieuse pour remonter le moral des bêtes et envoyer de véritables signaux à la société française.
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Marseille Provence 2013 : « Non à la culture hors-sol »
Le lieu est inhabituel. Venues débattre du statut de Marseille Capitale européenne de la culture en 2013, la cinquantaine de personnes ont l’air emprunté en entrant dans le local des MTP à La Plaine. « Marseille Trop Puissant » est un des groupes de supporteurs du virage nord du Vélodrome. Ils ont volontiers prêté leur local en rénovation aux militants associatifs réunis ce jour-là. « C’est bien un local en chantier pour parler d’une ville en chantier », rigole Alessi Dell’Umbria. Historien(1), auteur et militant, il est censé lancer le débat au côté de Bruno Le Dantec, autre auteur militant(2). L’objet de la discussion : comment Marseille 2013 prolonge les projets de rénovation du centre-ville de Marseille, avec comme résultat attendu, le départ des classes populaires du centre-ville.
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Les néo-hussards de la République se congratulent
« Ah oui, Fadela Amara vient ? Ça fait tellement plaisir que certains s’intéressent à nous », s’exclame sincèrement Farès. Désillusion. Elle ne viendra pas, la secrétaire d’Etat à la politique de la ville, que Wassim préfère appeler la « ministre du show-télévision ». Pour se faire pardonner, elle a envoyé son directeur de cabinet, Jacques Michelot. Un ancien sous-préfet barbu, sympathique, à la main molle (quand il vous serre la pince). Même tonneau qu’Amara, Jean-Paul Huchon, le président du Conseil régional d’Ile-de-France, ne viendra pas non plus.
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Quelqu’un sait où est le flingue ?
Les européennes, si j’avais su, je m’y serais intéressé plus tôt, pour pousser mon cri, pour dire, dans le désert avec les millions de boucs qui vivent à côté de moi, non, ce n’est pas possible, vous avez intégré La Pologne, la Lituanie, vous avez pacifié la Lorraine et nous autres, à la campagne au Grand Pressigny, on a que trois chaînes pour comprendre le délire et seulement un vieux sur dix qui a vu un ordinateur depuis le début de la semaine et on est dimanche, on est là, devant des têtes bien faites pour s’intéresser à nous, de là-bas, non de Dieu, crénom d’une démocratie !
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En 39-45, mon grand-père était sans nom
J’ai 14 ans, et lorsqu’au collège, en histoire, on étudie la deuxième guerre mondiale, les élèves ont toujours un grand père qui a combattu contre les Allemands à cette époque. Mais lorsqu’on s’appelle Amina, on se dit que cela ne nous concerne pas. En feuilletant des documents anciens conservés par ma mère et en regardant mon grand-père de 94 ans, je découvre donc que lui aussi a combattu contre les Allemands pendant cette guerre. Mon grand-père est né en 1915, en 1936 alors qu’il n’avait que 21 ans, il s’exile à Tunis pour trouver un emploi afin de nourrir parents et frères restés à El Oued (désert Algérien).