Derniers articles

  • La lettre de Guy Môquet vue par des lycéens : « Il était très jeune, alors on s’identifie à lui »

    A 8h30, on distribue à l’entrée du lycée des prospectus contre la lecture de la lettre de Guy Môquet. Sur le prospectus, il y a écrit que cinquante professeurs du lycée ont signé une pétition contre la lecture de cette lettre dans les classes. A 12 heures, à la sortie des cours, on nous distribue cette fois une édition spéciale de L’Humanité sur le jeune militant communiste tué le 22 octobre 1941. Après la pause déjeuner, on aperçoit devant le lycée la voiture d’un sénateur qui est censé assister à la lecture de la lettre de Guy Moquet avec les élèves dont les professeurs sont pour cette lecture. Nous n’en faisons pas partie. Durant le cours d’histoire-géographie, notre professeur nous explique durant les dix premières minutes les raisons pour lesquelles elle ne souhaite pas lire cette lettre.

    Par Bondy Blog
    Le 22/10/2007
  • La délocalisation sur place

    A quelques heures de l'adoption définitive de la nouvelle loi sur l’immigration par le Parlement, le Réseau éducation sans frontières et le collectif Unis contre une immigration jetable ont lancé un ultime appel à la mobilisation. Le rendez-vous parisien était fixé samedi du côté de Belleville. Assis côte à côte, deux chibanis observent l’animation à la sortie du métro. L’un des deux n’arrive pas à comprendre pourquoi la police n’intervient pas puisqu’ils sont tous sortis de leurs cachettes. L’autre lui demande, en faisant un signe de la tête dans ma direction, de la mettre en veilleuse parce que la rue a des oreilles. Des banderoles réclament la régularisation de tous les sans-papiers, les slogans fusent, les sonos saturent, les commerçants regardent cette vague humaine qui passe sans rien acheter.

    Par Nordine Nabili
    Le 22/10/2007
  • Au Zénith, ils se lèvent tous contre les tests ADN

    Ambiance festive dès la sortie du métro « Porte de Pantin ». Tam tam, grillades et tractage accueillent le flot humain par intermittence. Un métro toutes les 45 secondes. L’esplanade de la Villette est un lieu d’animation naturel avec ses terrasses de café, sa fontaine et surtout ses pelouses « anglaises » où le ballon rond perd, depuis quelques semaines, le monopole au profit du ballon ovale. Devant le Zénith, les files indiennes s'engouffrent dans la grande arène, suite à d’interminables fouilles des sacs et des corps. L’entrée est libre, pas besoin de billet à retirer gratos dans les divers points de vente comme annoncé depuis quelques jours. Tout cela se fait dans la bonne humeur et la détente. La soirée s’annonce consensuelle.

    Par Nordine Nabili
    Le 15/10/2007
  • Le premier ministre dans la Sarthe: « Fillon, tête de … »

    Samedi 13 octobre, le Ramadan vient de s’achever. Mon cadeau de l’Aïd est plutôt original. En effet, ma ville, Allonnes (13 500 habitants), située dans la banlieue sud du Mans, va vivre ce jour-là un moment important: François Fillon, premier ministre et figure politique locale, arrive accompagné de Fadela Amara. Tous deux sont porteurs d'une enveloppe de 70 millions d’euros allouée à un projet de construction de dizaines de logements dans le cadre de la rénovation urbaine (ANRU). Voici le fil des événements.

    Par Melissa Barberis
    Le 14/10/2007
  • Edito dégueulasse

    Fadela Amara a qualifié de «dégueulasse» l’instrumentalisation de l’immigration. Le président, qui avait traité les jeunes de la dalle d’Argenteuil de «racailles» va-t-il la débarquer ? Il consultera demain son conseiller spécial Henri Guaino, qui vient de traiter BHL de "petit con". Lorsque nous avions demandé en septembre dernier à Fadela Amara, ce qui pourrait l’amener à démissionner du gouvernement, elle nous avait répondu : "Vous le saurez le jour où je déciderai de partir, parce que j'estimerai alors que les choses sont devenues insupportables pour moi". Concernant l’utilisation de tests ADN, elle a déclaré à propos de la stigmatisation systématique des immigrés : "Je trouve ça dégueulasse". L'UMP a décidé de rendre les choses insupportables pour la secrétaire d’Etat.

    Par mohamed_hamidi
    Le 10/10/2007
  • Vent de révolte à Neuilly-sur-Seine

    Dimanche dernier, le président de la République s’est rendu tel un roi dans son ancienne baronnie des Hauts-de-Seine pour y adouber son actuel porte-parole à l'Elysée. David Martinon, c'est de lui qu'il s'agit, s’attendait à un accueil chaleureux. Des militants UMP de la ville en ont décidé autrement. La désignation, de droit élyséen, du collaborateur de Nicolas Sarkozy comme tête de liste UMP aux élections municipales de mars 2008, pour succéder au maire Louis-Charles Bary, UMP également, irrite plus d'un Neuilléen. N'est-ce pas Arnaud Teullé, premier adjoint, qui devait être investi ? Ce mercredi matin, sur le marché de Neuilly, cette affaire sent le souffre.

    Par Bondy Blog
    Le 05/10/2007
  • Sarcelles, capitale mondiale du FMI

    Sarcelles, demain, saura. Mais Sarcelles sait déjà. La direction générale du Fonds monétaire international (FMI) ne peut plus échapper à Dominique Strauss-Kahn. Fort du soutien des Etats-Unis et de l’Union européenne, le Français est assuré de l’emporter vendredi face à son concurrent tchèque Josef Tosovsky, parrainé par la Russie. Le député du Val-d’Oise et toujours premier […]

    Par Antoine Menusier
    Le 27/09/2007
  • Fadela Amara dévoile les lignes directrices du plan banlieues

    Qu’avez-vous envie de faire de votre mandat de secrétaire d’Etat à la politique de la ville ? Je veux que ce soit un secrétariat d’Etat qui, très vite, saute du gouvernement. Je veux qu’il soit éphémère car cela voudrait dire que nous avons réussi le pari extraordinaire de changer la situation dans les banlieues. Qu’il s’agisse […]

    Par Antoine Menusier
    Le 19/09/2007
  • Good bye Marie-George

    La presse de ces derniers jours faisait état du déclin du PCF. De sa disparition prochaine. Si j’ai bien compris, c’est une question de mois. Tout ça à cause des scores très faibles aux dernières élections, des luttes intestines, des perspectives d’alliances dès le premier tour avec le Parti socialiste aux prochaines municipales. Dans les différents stands, entre moules frites et vin blanc, les militants ont bien du mal à cacher leur désarroi. Comment un parti qui a fait moins de 2% aux dernières élections présidentielles peut-il rassembler autant de monde en un week-end ? Si le PCF est à bout de souffle, les allées de la fête débordent d’énergie et de chaleur, le tutoiement y est de rigueur, et l’appel par le prénom, la tradition.

    Par Nordine Nabili
    Le 16/09/2007