Derniers articles
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Bruno Leroux : « Je propose un recensement de tous les camarades qui veulent être tête de liste »
Secrétaire national du Parti socialiste chargé des élections, Bruno Leroux est l'homme clé de la désignation des têtes de liste aux élections municipales de mars prochain. La question doit être débattue ce mercredi, à Paris, au sein de la commission électorale du PS. En France, aujourd'hui, il n'y a pas, sinon extrêmement peu, de maires issus de l'immigration maghrébine ou subsaharienne. Bruno Leroux affirme que des efforts seront entrepris pour faciliter la désignation comme têtes de liste, et donc possibles futurs maires, de militants de cette diversité-là. Il leur demande d'aller à lui pour se faire connaître. Le secrétaire national règle par ailleurs ses comptes avec "certains membres" de l'association socialiste Prairial 21, qui ont fait de la représentation de la diversité en politique leur cheval de bataille et qu'il accuse de tenir des "discussions de salon".
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Fadela Amara fait sa rentrée politique à Evry
C'est toujours un événement lorsqu'un membre du gouvernement va à la rencontre des Français. Il y a de l'excitation dans l'air. De l'impatience, aussi, car le représentant de l'exécutif a souvent du retard. Comme hier à Evry, 50 000 habitants, "capitale de l'Essonne", vante une brochure locale, où Fadela Amara, secrétaire d'Etat chargée de la politique de la ville, est venue signer un avenant à une convention de l'ANRU (Agence nationale pour la rénovation urbaine). La chose étant faite, les travaux peuvent en principe commencer en divers secteurs de la commune. Le préfet est là, le directeur de l'ANRU également et bien sûr le maire, le socialiste Manuel Valls, en costume blanc estival, qui accueille son hôte de marque dans l'enceinte du gymnase Jean-Louis Moulin, à deux pas du quartier des Pyramides. La présence à Evry de la secrétaire d'Etat est autant dictée par la signature du document que par le souhait de se montrer en public. Elle a une tête de grande sœur sicilienne, Fadela Amara, une origine algérienne et un attachement viscéral à la "laïcité", tient-elle à rappeler face à son auditoire.
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Les fruits de la passion
Ses proches l’appellent Finger, en référence à ce bâtonnet enrobé de chocolat que les enfants dévorent après l’école. Elle doit ce surnom à sa silhouette longue et fine. Elle fait partie de l'équipe employée par Jacky pendant la haute saison. Ce dernier m’a passé au scanner à plusieurs reprises lorsque je rôdais autour de son étale. Son plan Vigipirate est passé au vert quand Méimouna a courbé le dos pour me gratifier d’une paire de bises et d’un : "Non, c’est toi ? Tu n’as pas changé ! ". Malgré un parcours scolaire exemplaire, trois langues parlées couramment, un engagement permanent dans les milieux associatifs, un sourire à la Whitney Houston, Méimouna n’a rien trouvé de mieux que de vendre à la criée des abricots pour 800€ par mois ?
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Gilbert Roger en tongs sur les plages bretonnes
Un maire de Bondy, ça fait quoi pendant les vacances d'été ? Ça galère à Rosny 2 ? Ça pique-nique d'un sandwich thon à la catalane au parc de la Mare à la Veuve ? Ça compte les jours avant la rentrée scolaire ? Bien sûr que non. Après une année harassante au côté de Miss Royal, dont il guida les pas dans le 93, notre grand Maximo a bien droit à de vrais congés: trois semaines en Bretagne dans un petit village, du coté de Quimper, presque un rituel. Mais Gilbert Roger corrige aussitôt certains a priori : les vacances galères à Bondy, il en a eu sa part. « Contrairement à ce que les uns ou les autres peuvent penser, on n'était pas tellement riche à la maison. Les étés à jouer dans la rue, au mieux au centre aéré, ou des fois à ne rien faire du tout, j’ai connu aussi. »
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Le Bondy Blog invité à la garden party de Rachida Dati
« Pas de dress code », avait dit une employée du service de presse. Mon œil ! A la garden party de Rachida Dati, au ministère de la justice, vendredi, tous les hommes portaient cravate et costume, et les femmes s’étaient glissées dans leurs plus belles robes. Avec mes mocassins blanc cassé de chez Zara, j’avais l’air d’un […]
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TVA sociale : un petit coup de démagogie à gauche ?
9 septembre 2005, Dominique Strauss-Kahn publie sur son blog son questionnement sur l’opportunité d’appliquer une TVA supplémentaire sur certains produits avec l’idée, entre autres, de lutter contre les délocalisations. 10 juin 2007, Laurent Fabius passe à l’offensive au soir du premier tour des législatives concernant le projet de la droite d’augmenter la TVA. J’aurais aimé sourire d’une telle situation, mais malheureusement le terme pathétique me semble plus approprié. Mon premier propos ici n’est pas de discuter si cette TVA sociale est bien ou mal, c’est de constater que la machine démagogique continue de tourner à plein régime. Les socialistes avaient besoin de sauver les meubles et ils l’ont fait en agitant la hausse de TVA comme un épouvantail effrayant pour les Français. Le but n’est pas d’analyser rationnellement le bienfondé et l’infondé de ce projet, il est de capitaliser sur le comportement émotionnel du citoyen : réussir à provoquer une peur irrationnel et systématique sans débattre du fond de l’idée.
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Fillon 2 : un ange passe
Tout est normal. Tout va bien. On est prié de ne pas tiquer. Fillon 2 est le déploiement naturel de Fillon 1, l'envol après la couvée. Pardon, mais non. Le deuxième tour des élections législatives a contrarié la nature UMP. L'oiseau a un fil à la patte. Il n'a pas la belle allure espérée. D'abord, il manque Alain Juppé. Le souffre-douleur des Français, le pénitent de la République, convenait merveilleusement au poste ascétique taillé pour lui : le ministère de l'écologie. Jean-Louis Borloo, moine paillard, remplace un moine soldat. Qui sait, il sera peut-être touché par la grâce du CO2. Le transfert de Christine Lagarde de l'agriculture à l'économie, première femme à accéder à cette responsabilité, et dont les propos sont empreints d'intelligence et de rigueur, est a contrario une bonne nouvelle. Pour le reste, la poursuite de l'œuvre d'ouverture à la gauche et à la diversité ethnique, avec la désignation des secrétaires d'Etat, ne répond pas à toutes les promesses. L'entreprise donne des signes d'essoufflement. Nicolas Sarkozy et François Fillon ont choisi l'apparat et la récompense plutôt que le mérite et la compétence.
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Marcher encore, marcher toujours
L’élection législative a donné lieu à une insolente victoire du conservatisme de droite et de gauche. Jeu, set et match pour les vieux routards de la politique. Cette petite musique du renouvellement qui nous berce depuis le mois de janvier sonne faux. Des bons sentiments affichés pour tenter de masquer l'angoisse qui étouffe notre société. La campagne des législatives a permis l’émergence des candidats étiquetés diversité. On peut dire avec quelques précautions que George Pau-Langevin, candidate PS à Paris, est la seule rescapée du naufrage des représentants de cette question. Pour les autres, un trop-plein de frustrations, de déceptions et de colères se lisent dans leurs réactions. La politique n’est pas un sport de haut niveau où la sélection se fait naturellement, c’est un savant mélange entre le stand-up et l’ancienneté.
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Diversité 0 point 0
Il est des parachutes qui se déploient sans complexe et d’autres dont la poignée lâche et reste entre les mains du pauvre candidat qui s’écrase sous le regard oblique des électeurs. Ce fut le cas au PS avec les parachutages manqués de Malek Boutih en Charente, Safia Otokoré à Trappes et Faouzy Lamdaoui à Argenteuil. Il est des vagues bleues qui emportent tout sur leur passage et des petits ressacs laissant sur le sable des candiats comme Salem Kacet à Roubaix, Jeannette Boughrab ou Linda Asmani à Paris. Le résultat du second tour de la législative est sans appel. Zéro candidat de la diversité, même si la socialiste George Pau Langevin, française depuis bien plus longtemps que Nicolas Sarkozy sera probablement classée dans cette « catégorie ».