Derniers articles
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L’internat, pour échapper aux violences du collège
Aymen élève en classe de 6e a la trouille quand il va au collège. La trouille que les grands de 4e le frappe comme ils ont l’habitude de taper sur les petits quand ils jouent. La trouille, surtout depuis cette bousculade involontaire dans les escaliers. Le garçon bousculé lui a d’abord fait des menaces de mort : « J'vais t tuer, on va t’niquer à la sortie, tvawoir jvé t’… » Ce jour-là, devant ses copains Aymen a riposté d'un« bande de putes », histoire de montrer qu’il n’avait pas peur. Mais depuis, il a peur de devoir se battre, du regard des autres, et des moqueries.
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Croisette et starlettes à Villepinte
La grille du collège s'ouvre. Des élèves sortent. Ils courent. Ils marchent. Ils crient. Ils s'amusent. La grille du collège se referme. Dans la cour, il y’a une élève qui tente de mettre son casque de vélo. Le professeur porte une veste orange. La demoiselle dit : « Monsieur, j'ai une tête trop grosse, elle rentre pas là-dedans ». Le professeur sourit, narquois, il réplique : « Ça, j'te le ferais pas dire ». La donzelle se vexe à peine. Et grimpe sur son vélo. Quelques gamins sont sur un banc. Ils parlent. Jusqu'ici rien d'anormal (bon, à part les vélos dans la cour). Un collège, comme partout, comme ailleurs.
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Jeune prof : l’angoisse du parachutage en banlieue
Août 2009, Antoine*, 26 ans, vient de connaître le lieu de sa première affectation de professeur titulaire : un lycée professionnel classé en zone violence dans une ville de l'Essonne réputée pour ses quartiers « chauds ». Pour lui qui n'a connu que des lycées de zones rurales dans son Poitou natal, le dépaysement promet d'être total...
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Barricade au lycée : c’est la grande récré
Dans la série folklore au lycée d'Evry (91) : le blocus du vendredi 16 avril au petit matin. Une semaine et demie après l'annonce de la « rétention de notes », un grand nombre d'élèves ont organisé un blocus, vendredi : le dernier jour avant les vacances. L'information est arrivée via les sms et nombre de personnes ont cru que c'était une blague.
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Lettres aux étudiants : épilogue
Et à l’heure où la cloche va sonner, j’ai choisi de parler d’avenir ; de vous parler de VOTRE avenir, en tant que juriste. Et pour cela, je me suis muni de ma plus belle plume pour vous écrire une lettre.
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« Des lettres pour nous noter ? Vous vous croyez aux States ! »
Après les multiples grèves d’enseignants de mon lycée, les professeurs ne baissent pas les bras. Ils changent de méthodes afin de se faire entendre sur la réforme des lycées (« le nouveau Lycée 2010 »). Lorsqu'ils nous avaient distribué des feuilles nous appelant à faire grève avec eux, peu d'entre nous s'étaient mobilisés. Soit parce qu'ils n'avaient pas compris le but et l'utilité de la démarche, soit parce que ce qui ne les concernent pas directement ne les intéressent pas outre mesure. Pour continuer à militer contre cette réforme, les professeurs du Lycée Parc des Loges à Evry (91) ont ainsi décidé d'arrêter de noter les élèves.
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Bagarres et joies du foot à la récré
Nous, on adore le foot et il y a même certaines filles qui jouent avec nous des fois. Les seuls ballons autorisés sont les ballons en mousse. Dans mon école, on joue au foot à la récré et quand il y a des équipes qui perdent, elles se mettent à crier en disant « non c’est nous qui avons gagné normalement et puis d’abord vous avez les meilleurs dans votre équipe, sinon on aurait gagné le match les doigts dans le nez et les yeux fermés ».
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Bavardages, insolence, musique à fond : la loi des élèves
Depuis le début de l'année, l'heure de mathématiques fait office de lieu de parlote, voire de rencontres. Le professeur, une femme, n'ayant pas réussi à faire régner l'ordre, les élèves ont pris la confiance et transformé la salle de classe en salle de jeux. Qu'on ait 15 ou 25 minutes de retard, rien ne semble grave. L'élève rentre – gros casque à fond de rap cainri (américain) ou de rap français sur les oreilles –, dégaine qui dit « j'ai pas envie de taffer aujourd'hui », sac vide, un cahier qui sert pour toutes les matières.
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Les garçons piquent les bonnets, les filles jouent à chat poteau
Il y a souvent des problèmes dans mon école primaire. Des enfants sont envoyés chez la directrice. Soit parce qu’ils ont manqué de respect aux animateurs, soit parce qu’ils ont tapé quelqu’un très gravement. Avant, il y avait des grands de CM2 qui rackettaient les petits de CP, CE1 et CE2 pour avoir leurs cartes Pokémon ou Yu gi ho. Et des fois, il y a trois grands de CM2 qui prennent les bonnets, les gants et les écharpes aux petits, et ils se font des passes avec. Il y a des enfants qui ramènent leur DS ou leur goûter de 16h30 à la récré alors que c’est interdit. Moi, je joue avec mes copines. On joue à chat poteau, à chat glacé, à chat normal.