Derniers articles
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« On fera mieux qu’eux, inch’allah, la prochaine fois »
Mercredi aux aurores à la gare Bondy : c’est le fin du fin pour qui veut assister au réveil de la France de banlieue qui se lève tôt. Et quand je dis qui se lève tôt, je devrais dire qui ne dort pas beaucoup. 5h30 du matin, et déjà des gens sur le quai en super forme de zombie pour aller bosser, idem sur la place du marché, en face de la gare, où les commerçants s’activent depuis au moins une heure pour préparer leurs étales toujours aussi bien achalandés qu’un souk de Tizi Ouzou.
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Quand ma mère allait faire ses provisions « au collège »
« Maman, tu vas ou ? – Je vais au collège ! » Pour moi, cette réponse de ma mère, c’était surréaliste. En fait, ce mot « collège », chez elle, cachait un défaut de prononciation. Pendant plusieurs mois, je me posais la question : « Mais de quel collège parle-t-elle ? » Puis j’ai compris, elle voulait dire : « Je vais au Coluche », le Coluche des Restos du cœur.
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Brahim à la mission locale sous la pression de sa mère
Ce n’est pas toujours facile de devenir adulte. Ça l’est d’autant moins lorsqu’on veut poursuivre ses études et que papa et maman, en l’occurrence c’est surtout maman, vous poussent vers la sortie. Le problème, c’est que Brahim, 19 ans, habite dans l’un des endroits où il est le plus difficile de se loger en France : Paris.
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Jetés à la rue, et pourtant « ils se lèvent tôt le matin »
« Nous sommes ici depuis le 12 septembre. Le 26 août, nous avons été expulsés de nos logements à la rue Echalas (à côté de la gare de Saint-Denis) et ensuite relogés dans des hôtels. La mairie nous a promis de nous trouver des logements mais rien n'a été fait, nous avons été jetés à la rue et la mairie nous néglige », explique, ce jeudi soir, Moussa, 34 ans. Des femmes assises sur des chaises attendent que le temps passe et tentent d'oublier le froid. Une trentaine de personnes expulsées de leurs logements campent devant la mairie de Saint-Denis, femmes, hommes, enfants. L’un d’eux n'a qu'un mois. « Il est né le 29 août, juste après l'expulsion », précise Moussa.
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La tontine, l’épargne qui ne fait pas faillite
Les uns les appellent « tontines » d’autres, « ristournes ». Peu importe le nom qu’on leur donne. C’est une forme de microcrédit avant l’heure, entre particuliers, en usage dans des milliers de familles aujourd’hui en France. Pratiqué essentiellement par les communautés d’Afrique subsaharienne, la tontine est un regroupement de personnes qui, chaque mois, s’engagent à verser une certaine somme d’argent. L’argent récolté sera alors versé à l’un des membres et ainsi de suite. Chacun des cotisants aura un jour sa part.
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Itinéraire cabossé d’un jeune demandeur d’emploi
Azzedine a 24 ans. Il a quitté l’école en seconde. Il était tout sauf un cancre, pourtant. « J’avais un bon niveau général, mais à cause de mon comportement d’agitateur en classe, les profs m’ont orienté en hôtellerie. Selon eux, aucun lycée n’aurait pris le risque de me donner une place à cause de mon attitude. » A cela, se sont ajoutés des problèmes familiaux, ce qui l’a orienté vers la rue.
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« Les femmes ont tout pour réussir, mais… »
J’ai rencontré Corinne d’abord virtuellement. Assoiffée de nouveautés, un soir de juin où je surfais, je tombe sur le site www.toutpourelles.fr. D’emblée, la rubrique « Allez au bout de ses rêves » m’a tenue en haleine. Pour le Bondy Blog, j’ai voulu vous faire découvrir cette femme et son blog. Qui êtes-vous, Corinne ? Je m’appelle Corinne Dillenseger. […]
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Le business sans TVA !
Difficulté de trouver un emploi, scolarisation peu encadrée par les enseignants et peu suivie par les familles, ghettoïsation des banlieues : autant de raisons qui provoquent, chez certains jeunes, malaise identitaire, exclusion sociale et fuite dans la délinquance. C’est le cas de Samir*, 39 ans, d’origine marocaine. A seize ans, il a pris son « destin » en main. Sentiment de […]
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Kadjatou, Mamadi, Omar, cette France qui se lève tôt
La France qui se lève tôt, on la voit pas. Trop sombre à 5 heures du matin. Les premiers rayons du soleil n’apparaitront que dans une demi-heure, et déjà les premiers Bondynois sont debout pour aller au boulot. « À quelle heure je me suis levé ? 3h45, à cause du trajet, pas de bus à cette heure-ci », confie Kadjatou, habitante de Bondy nord et femme de ménage dans un grand magasin. Trajet à pied du Mordor jusqu’à la gare RER : vingt bonnes minutes. Sur le quai, des Sri Lankais, beaucoup de Noirs et quelques Maghrébins côtoyant des vacanciers traînant leurs bagages et qui n’ont trouvé personne pour les déposer à l’aéroport. Ils sont femmes de ménages, livreurs, cheminots, déménageurs ou fonctionnaires, levés avant le chant du coq pour gagner des sous ; pas beaucoup, ou pas assez selon les confidences.