Derniers articles
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Taxiphone, un vocabulaire d’immigré
A croire qu’il n’y a que dans les quartiers pauvres ou d’immigrés qu’il existe des taxiphones. Il y a quelque temps, je me trouvais boulevard Anatole France, dans le beau Levallois-Perret. Je n’avais ni crédit de communication sur mon téléphone, ni même, encore plus embêtant, mes principales sources de vie : mon portefeuille et ma carte de crédit, oubliés chez moi. Loin de tout contact, il me fallait cependant appeler une amie, avec qui j’avais un rendez-vous urgent (les mésaventures de Carrie Bradshaw & Co venaient de sortir au cinéma).
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C’est le 10 du mois, Western Union ne désemplit pas
Dès le seuil de la porte franchi, un distributeur tout rouge vous invite à prendre un ticket. Dans une petite pièce qui fait office d’agence, avec sa salle d’attente et ses guichets, les gens comparent le numéro de leur ticket avec le chiffre affiché sur un panneau lumineux. Petit soupir... C’est aujourd’hui le 10 du mois à l’agence Western Union, Boulevard Magenta à Paris, et ça se bouscule. Les salaires viennent de tomber. Toutes les chaises sont occupées et le peu d’espace qui reste est envahi par la clientèle, avec leurs courses. Normal, on est en face du marché couvert Saint-Quentin. D’autres clients attendent leur tour dehors.
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« Le métier de taxi ? Trop dur pour les Français ! »
Il aura fallu l’agression de deux jeunes femmes, l’une assassinée le 19 avril en forêt de Chantilly près de Paris, la seconde violée à Cannes pendant le festival du même nom, pour débloquer la situation sur le front des taxis. La profession – véritable cartel – croyait avoir remporté une nette victoire en faisant capoter, au début de l’année, le projet Attali prévoyant une déréglementation du secteur. Face à ces drames répétés, commis par des individus se faisant passer pour des chauffeurs de taxis, la voilà prête à négocier une réforme présentée il y a une dizaine de jours par la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie. La réputation de tout un métier est en jeu : les clients doivent pouvoir monter dans un taxi sans appréhender de se faire trucider.
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Un aller simple pour la France
Derrière son comptoir, Yahia veut que tout soit propre : la vaisselle lavée et rangée, la cafetière finement nettoyée. Ce septuagénaire avive souvent des discussions toujours passionnelles sur l’Algérie qu’il a quittée il y a 50 ans. Il m’accueille pour la première fois en grandes pompes à la cafétéria dont il s’occupe au foyer Adoma de Gennevilliers (92) : « Nous ne sommes pas considérés par la France !, lance-t-il. – Pourquoi dites-vous cela ? – Houari Boumédienne est le seul président algérien à avoir défendu les immigrés de France ! À avoir montré que l’Algérie reste notre pays même si nous n’y vivons plus ! »
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« Notre patron se comporte comme un esclavagiste »
Ils ont des visages graves, les joues creuses, les yeux cernés, paraissent faibles et forts à la fois, certains sortent tout juste de l’adolescence, d’autres approchent la soixantaine. Ils sont déterminés dans leur combat, n’ont plus rien à perdre. Pendant plusieurs années, ils ont travaillé en silence, acceptant d’être exploités par des patrons véreux qui profitent de leur situation précaire. La clandestinité ils n’en veulent plus, ils ont décidé d’agir au vu de tous. Eux, ce sont les sans-papiers de l’usine Sofa Brick, entreprise située à Gonesse (95) qui fabrique à la chaîne des pâtes feuilletées.
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Fabio Lucci fait dans le vigile discount
Fabio Lucci est un commerce de vêtements discount implanté un peu partout en France, notamment en région parisienne. Il y en a un dans mon quartier au métro de la Porte de Pantin. La plupart des familles du coin qui vivent de modestes revenus habillent leurs enfants là-bas en général. Surtout en période de rentrée scolaire, lorsque les parents reçoivent l'allocation vers la fin du mois d'août. C'est l'occasion pour eux d'envoyer leurs enfants à l'école dans des habits neufs et fashion de pas trop mauvaise qualité.
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Neuilly : cuisiniers, salariés mais sans-papiers. En grève !
Salariés depuis des années dans ce très chic café-restaurant de l’Ile de la Jatte, des travailleurs sans-papiers, soutenus par la CGT du 92 et Droits Devant !, ont entamé samedi une grève illimitée. Le Neuilly Bondy Blog y était. L’Ile de la Jatte, c’est le ghetto dans le ghetto, un îlot protégé par la Seine et […]
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Le MEDEF à la pêche aux jeunes perles de banlieues
Après des études supérieures studieuses, nombreux sont les jeunes diplômés à ramer pour décrocher un emploi. « Ils ont cinq fois moins de chance d’avoir un entretien d’embauche », affirme Yazid Chir, le président de l’association Nos quartiers ont des talents. Thomas Romain et moi avons assisté à la grande réunion de lancement de la promotion 2008. […]
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Bars à chichas : « L’Etat m’a rendu hors-la-loi »
Trois mois après l'entrée en vigueur du décret anti-tabac, le 1er janvier 2008, les exploitants de salons à narguilés voient leur commerce partir en fumée. La police, d'abord tolérante, réprime désormais. Et durement. L’activité de ces endroits, exclusivement consacrée à la consommation de chichas, en est réduite à néant. Le fait, pour ces exploitants, d'être issus de l’immigration, accroît chez eux un sentiment de malaise face au zèle des policiers. L’un d’eux, Mohamed, qui tient le « Smoke and Soul » dans le 9e arrondissement de Paris, exprime son ras-le-bol.