Derniers articles

  • « M’dame, dites-lui qu’on est respectueux ! »

    Il fait froid et humide. L’air empeste l’urine, les murs sont recouverts de graffitis, les boîtes aux lettres à moitié déglinguées... Comme chaque samedi soir, à l’heure ou d’autres se préparent pour aller en boîte de nuit, Farid et ses copains se retrouvent dans le hall du bâtiment A de la cité Pablo Picasso, à Saint-Denis. A peine éclairés par un néon blafard, ils vont rester plantés là toute la nuit, à tenir le mur de leur barre.

    Par Bondy Blog
    Le 10/12/2010
  • Sacko, vigile de nuit sur les Champs, fan de Sardou

    Il est 20 heures sur les Champs-Elysées. Il fait froid, les arbres n’ont plus de feuilles mais ils brillent. Il y a beaucoup de monde ce soir. Les gens passent, se bousculent sans se voir. Personne ne remarque la porte vitrée située entre deux magasins. Derrière cette porte se trouve Sacko, assit derrière un bureau d’accueil. Il est au beau milieu d’un hall, luxueux mais sobre. Sacko est gardien de nuit dans un cabinet d’avocat. Sacko c’est le mec qui est encore là même quand tout le monde est parti se coucher.

    Par Bondy Blog
    Le 08/12/2010
  • Les 5 ans du Bondy Blog et la boule à facettes

      Cheeeeeeeeeese !   Vincent Peyreigne du ministère de la culture, le maire de Bondy Gilbert Roger, Nordine Nabili, président du Bondy Blog, et Sylvine Thomassin, première adjointe au maire de Bondy.   Nordine Nabili, Khadija Ichou, responsable administrative du Bondy Blog, et Mohamed Hamidi, vice-président du Bondy Blog.   Badroudine Saïd Abdallah (de trois-quarts dos), blogueur, Ibtissem Zouhiri, blogueuse, Antoine Menusier, rédacteur en chef du Bondy Blog (de dos) et Mehdi Meklat, blogueur.   Faïza Zerouala, blogueuse, et Serge Michel, président d'honneur du Bondy Blog.   Idir Hocini, blogueur, Khadija Ichou, Serge Michel et Djamel Hamidi, créateur du site www.phnet.fr

    Par Antoine Menusier
    Le 07/12/2010
  • Agenda 21 cherche colocataires

    « Môsieur » Agenda 21, qui a tout juste 18 ans, est né très loin du département de Seine-Saint-Denis. Il a vu le jour au Sommet de la Terre de Rio. Ses parents ne sont pas moins que 173 chefs d’Etat. Ils ont placé beaucoup d’ambition en lui : Agenda 21 doit agir en faveur de l’action économique, du développement social et de la gestion économe des ressources naturelles. Mais qu’en est-il à La Courneuve ? Lire la suite sur Terre d'avenir.

    Par Bondy Blog
    Le 07/12/2010
  • « Humaniser les reportages sur la Seine-Saint-Denis »

    Bondy Blog : France 3 Ile-de-France s’installe en Seine-Saint-Denis. Pourquoi cette nouvelle antenne ? Fabrice Goll : Ce nouveau bureau d’information permanent, BIP dans notre jargon, ouvre à Bobigny pour couvrir l’actualité du 93. Nous avons déjà un bureau à Cergy (Val d’Oise), un à Melun (Seine-et-Marne) et dans un an, les Yvelines devraient, également, accueillir un BIP à Versailles. La Seine-Saint-Denis est un symbole à elle seule. On imagine que le projet a dû être discuté en haut lieu… Qu’entendez-vous par « haut lieu ? »

    Par Bondy Blog
    Le 06/12/2010
  • VIDEO A COLOMBES : « J’ai entendu au secours »

    Mamadou Maréga : c’est le nom de cet homme de 38 ans décédé mardi 30 novembre dans le hall de son immeuble, à Colombes (92), après avoir reçu deux décharges de Taser lors de son interpellation par des policiers. Malien, il était sans papiers. Il est décédé d'« une asphyxie aiguë et massive par inhalation de gaz », selon une première autopsie provisoire. Le médecin légiste a également constaté « un cœur dur et contracté, peut-être en lien avec l'utilisation du Taser ». Hier, un rassemblement à la mémoire du défunt s’est tenu en bas de l’immeuble où il a trouvé la mort. Des voisins présents lors de l’incident remettent en cause certains éléments de l’enquête. D’autres voient dans cette affaire une dimension raciste. Présent en France depuis 1999, Mamadou Maréga était sans papiers. [dailymotion width="400" height="310"]http://www.dailymotion.com/video/xfyoij_deces-de-mamadou-marega-lors-d-une-interpellation_news[/dailymotion]

    Par Bondy Blog
    Le 06/12/2010
  • Marianne et ses féroces soldats

    Slimane Guir : vous connaissez ? Derrière ce patronyme se cache un jeune et très prometteur auteur, comédien et metteur en scène de théâtre. Slimane Guir vient justement de mettre en scène au Centre culturel Auguste Dobel de Montreuil sa pièce intitulée Marianne et ses ouailles. Rideau noir. Marianne, figure allégorique de la République incarnée par une actrice rayonnante, en majesté sur un piédestal, contemple les spectateurs qui finissent de s'installer dans la petite salle comble.20h10 : le spectacle commence !

    Par Bondy Blog
    Le 05/12/2010
  • L’exorciste en VB (version berbère)

    Dans « Indiana Jones et le temple maudit », Harrison Ford et ses amis sont invités à souper chez une sorte de maharadjah qui leur fait servir, à leur grand dégoût, un plat à base d’yeux et de tête de gorille. Nous les Maghrébins, on a ça aussi ! Un plat dans les mêmes tons vert de gris que nous cuisinons à l’Aïd : bouzloufe que ça s’appelle, le foie gras des Aurès. Pieds, tête, langue et trippes de mouton mijotés dans une sauce grasse comme du pétrole, un régale. A côté, le haggis écossais, c’est de la camomille. Déposer ça dans mon ventre, c’est comme mettre la bombe atomique dans les mains d’Hitler, c’est un poil risqué. En sortant de table, je suis apatride : la France et l’Algérie ont signé les accords de Genève contre les armes bactériologiques.

    Par Idir Hocini
    Le 04/12/2010
  • Doigts de fourchettes en éventail chez Dowlut

    Poulet curry, vinday, achards de légumes, beignets, samoussas… La cuisine mauricienne est une mosaïque de saveurs et de cultures. Elle s’est enrichie au fil du temps de nouveaux parfums venus d’Inde et d’Afrique. Mon choix se porte sur le poulet rougail accompagné de riz basmati parfumé à la cannelle et aux aromates. Il est cuisiné par Dowlut et servi par son épouse Mala. Le poulet rougail est un plat créole fait à base de poulet, de tomates, d’oignons, de thym, de persil, relevé à l’ail et au gingembre. Dowlut a quitté l’Ile Maurice au début des années 80 pour vivre son rêve français. D’abord serveur dans un restaurent Parisien, il apprend la cuisine orientale puis finit par gagner la confiance du patron. Alors il décide d’ouvrir à son tour, son propre resto, mauricien bien sûr. «Je fais une cuisine familiale» dit-il. Un art qu’il a appris en regardant tout simplement ses parents. La vie l’a éloigné de son île. Son rêve l’a rapproché de ses origines.

    Par Bondy Blog
    Le 03/12/2010