Derniers articles
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Ma semaine lycéenne en mode blocus
Vendredi dernier, nous sommes nombreux à nous retrouver « bloqués » devant le lycée Jean Renoir de Bondy, où je suis élève en classe de seconde. Ceux qui s’aventurent à vouloir passer par-dessus la grille, ont de grandes chances de se prendre un œuf sur le crâne. Comme j’aime bien ma coupe de cheveux ce jour-là, je fais demi-tour…
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Emeutes, 5 ans après : les deux maires « aux avant-postes de l’histoire de France »
M. Lemoine, M. Dilain, vous êtes comme deux frères de combat. Pouvez-vous nous décrire cette fraternité qui vous lie ? Vous connaissiez-vous avant 2005 ? Xavier Lemoine : J’ai été élu en 2002 maire de Montfermeil. Jusqu’aux émeutes de 2005, ce sont trois ans que nous avons pris pour faire connaissance. Claude Dilain : C’est vrai. XL: En 2005, nous savions l’essentiel de ce qu’il fallait pour notre territoire et nous nous sommes aperçus que les divergences que nous pouvions avoir occupaient un rang secondaire. Les émeutes sont arrivées. Je me souviens d’un soir où tout a basculé. Les gaz lacrymogènes dans la mosquée Bilal de Clichy-sous-Bois, le 30 octobre ? XL: Oui. CD : C’est là que tout a basculé.
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Lycéens grévistes déçus : « Les profs nous lâchent »
Sans tracts et sans banderoles, les premiers lycéens se rassemblent devant le lycée Jean-Pierre Timbaud dès 8 heures ce mercredi matin. L’entrée de l’établissement est complètement barricadée par des bennes à ordures. Situé au cœur du quartier des Quatre-Chemins, lieu incontournable pour prendre le métro et les différentes lignes de bus en direction de Paris et certaines villes de la région parisienne, un grand nombre de personnes passe devant les grévistes et leur lycée. Les passants tantôt admiratifs, tantôt dubitatifs, ne sont pas indifférents au mouvement. « Eh oui, les jeunes maintiennent le cap », lance un badaud.
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Une vie en or
Ça cogite sans arrêt dans la tête de Foued. Il y pense tout le temps. Il se lève avec, se couche avec. Il retourne ça dans tous les sens. Il élabore des plans. Les plans de sa future vie, celle dont il rêve. Il est toujours planté en bas de la cité, il tient les murs avec ses acolytes Momo et Fred. Momo, c’est le parrain du quartier. Son surnom : el padre. Tout le monde connaît son CV, et Dieu sait qu’il est long. Si long que lorsque les patrouilles de police le croisent, elles le saluent. Fred, il a toujours les yeux qui brillent, on l’appelle Lucky Strike : l’homme qui fume le « bédo » plus vite que son ombre. Pas de doute, Foued, il fait partie d’une bande de cas sociaux, des « cas soce » comme ils disent. C’est pas glorieux, mais c’est mieux que d’être seul.
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Queen et la Marseillaise au blocus de Louise Michel !
« Lycéens de Louise Michel en lutte ! » C’est l’inscription figurant sur les autocollants jaune fluo collés aux vêtements de ces jeunes Balbyniens en « grève » mardi matin 19 octobre. Ils sont un peu plus d’une centaine bloquant l’accès au lycée dès 8 heures. Les rares élèves qui ont pu passer le portail se retrouvent à trois en salle de cours. Dans la centaine, beaucoup ont menti à leurs parents, qui les croient assis face à leurs professeurs.
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« Paris sera la capitale du mariage oriental »
Vous organisez la quatrième édition du Grand salon du mariage oriental. Pourquoi s’être lancée dans ce business communautaire ? J’ai eu quelques proches qui voulaient faire un mariage traditionnel. Malheureusement, ils n’ont pas trouvé de répondant auprès des salons déjà existants. D’où l’idée de lancer une étude de marché sur les mariages orientaux en France. Avec mes associés, nous avons sillonné les dix villes de France à forte concentration migratoire, sondé 1000 couples dont 60% d’entre eux avaient été déjà mariés, le reste était en projet. Il nous a fallu une année pour identifier les professionnels de ce marché.
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Plongée au cœur des centres d’appels
Dans la grande salle pourvue de téléphones et d'ordinateurs, les retardataires s'installent au premier poste disponible. Nous sommes en banlieue parisienne, dans un centre de télé-enquête. Les murs sont nus. Hormis quelques affiches publicitaires, rien ne rappelle l’entreprise. Déjà quelques-uns des enquêteurs, casque ou combiné sur les oreilles, se sont mis au travail.
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Vendanges en Beaujolais : « Daï, daï, Aliocha ! »
Il fait encore sombre lorsque nous nous levons. Et si Nono, en pleine forme, est tombé du lit, c’est l’air vif du matin qui achève de me réveiller. Une serpette et un saut à la main, nous nous entassons dans une petite remorque. Fagotés comme des chiffonniers, nous ressemblons à un groupe de clandestins qui tenterait de traverser la frontière illégalement. Pendant dix minutes, nous sommes ballotés dans tous les sens. Le camion s’arrête enfin au milieu des champs. C’est dans l’obscurité pâlissante qui précède l’aube, que nous pénétrons dans les vignes. Les ceps fléchissent sous le poids de lourdes grappes rouges et noires. A nous, désormais, de jouer de la serpette sans nous couper les doigts.
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Orthographe à l’école : le cri d’alarme d’une prof
« Les universitaires font le constat que le niveau d'orthographe et d'expression écrite a singulièrement baissé depuis une dizaine d'années, or c'est une clé pour des études et une insertion professionnelle réussies », a déclaré la ministre de l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, lundi 4 octobre 2010. Christiane*, 52 ans, professeur des écoles, dresse à son tour, sous couvert d’anonymat, un constat sévère sur la non-maîtrise du français par de nombreux élèves mais aussi, parfois, par certains professeurs sortis d’un « moule » pédagogique prohibant toute notion de sanction ou de faute. Interview.