Derniers articles
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Les deux cousines, si semblables, si différentes
D’un côté, Julia, 13 ans, qui réside dans les Yvelines après avoir vécu à Boulogne puis dans le 16e arrondissement de Paris. Cheveux châtains clairs et lisses, fille unique, issue d’un mariage mixte, une mère française, un père français d’origine algérienne. De l’autre, moi, 14 ans, qui vis dans le 93 depuis toujours, des parents tous deux français d’origine algérienne, brune, cheveux bouclés, et deux frères en prime.
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C’est Ramadan, je suis un peu musulman
Lundi matin, pas trop tôt, pas trop tard, je suis parti en mission « chorba ». J’ai pris le bus 96 et l'ai quitté à Belleville-Ménilmontant. Je m’attendais à une ambiance « Brad Pitt American Express j’ai plus de liquide ». Mais non. Pas de triporteurs fous renversant des jarres d’olives ; pas d’ânes avec des gamins dessus ; et pas de banquier en costume blanc m’accueillant les bras ouverts sur son perron en marbre. J’ai quand même retiré 20 euros à un distributeur, soit 10 belles côtelettes d’agneau au jugé.
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Le voyou et l’aristo
Il y a cinq ans, Jean, issu d’un milieu aisé, était surveillant dans un lycée professionnel du 15e arrondissement de Paris. Ethan, fils d’une famille modeste, y était élève après avoir été viré d’un autre lycée. Ethan, aujourd’hui 22 ans, avoue que Jean, qui en avait 25 à l’époque, lui tapait sur le système avec son look de bobo et cette façon qu’il avait de provoquer les gens d’un humour pas forcément adapté à ses interlocuteurs. « Il m’énervait et en plus, je croyais qu’il était gay. » L’impression ne s’arrange pas le jour où Jean fait une proposition surprenante à Ethan : « Il m’a invité à son cour de théâtre, et là je me suis dit, c’est vraiment un pédé. »
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Sur la pelouse, les minets et les minettes
L’ambiance d’une piscine de banlieue est sympa quand on a entre 14 et 20 ans. Drague et bikinis flashy sont de rigueur lorsqu'on s'y rend en bande. A Bobigny, le lieu de repérage c’est la pelouse extérieure. Ça papote, ça rit, ça écoute de la musique et ça bronze au soleil en cachant la direction de ses yeux derrières ses Gabanna. Chacun se mate et quand on a un ou une ami(e) un peu siphonné(e), on peut être sûr qu’il ou elle ira nous balancer auprès de la personne repérée.
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Sous les pavés, la piscine
Quand le soleil brûle la peau et la rétine, on se demande comment se rafraîchir ? Oui, la douche froide c’est une solution. Mais quand on est jeune, qu’on veut être avec ses amis et qu’on souhaite malgré tout profiter de ce soleil, une seule solution lorsqu'on habite le 93 : la piscine. En revanche, il faut se lever tôt et être à l’entrée avant midi, autrement, une heure de queue vous attend.
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Ode au « Rambo de 60 balais »
Des centaines de personnes se pressent, ce jeudi, contre les barrières posées au pied du cinéma UGC de Rosny-sous-Bois. Au milieu de cette marée humaine, un tapis rouge, long d’une vingtaine de mètres. « Ce n’est pas le 9-3 c’est la Croisette », commente, ironique, Sonia, 19 ans, habitant Puteaux dans les Hauts-de-Seine et qui met les […]
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L’empaqueteur de valises
Quand on pense à un bagagiste, on imagine un mec sur le tarmac d’un aéroport en train de balancer plus ou moins délicatement les précieuses valises des passagers qui font la queue pour l’embarquement. Mais à côté de cela, il existe un autre type de bagagiste. Ils ont ce statut parce qu’ils s’occupent des bagages dans l’aéroport en accord avec les autorités et certaines compagnies aériennes. Et ils s’en occupent d’une manière spéciale puisqu’ils les emballent. Emballer un bagage? Oui c’est bien de cela qu’il s’agit. C’est un métier qui consiste à recouvrir de plusieurs couches de film plastique les valises, cartons, sacs tricolores de Barbès qui doivent prendre l’avion, tout peut y passer.
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Gaga pour un baba
Au tel… « Oh maman, la dernière fois, j’ai mangé un succulent baba au rhum ! – Tu as mangé quoi ? – Un baba au rhum, délicieux ! – Tu as bu du rhum ? Mais t’es fou ? Maudis le diable et reviens à la raison ! – Mais non ! Je n’ai pas bu du rhum. Bon, c’est vrai, le […]
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Ligne 5, la traversée du monde
Tous les jours ou presque, j’emprunte la ligne 5 du métro afin de me rendre à l’université ou au boulot. J’habite au terminus, Bobigny Pablo Picasso. La 5 prend sa source en banlieue et termine en plein cœur de Paris, Place d’Italie. Le monde entier est sur cette ligne. A Porte de Pantin monte la population juive, reconnaissable chez beaucoup aux kippas et bouclettes.