Derniers articles
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Passer l’aspi à poil, ça paie !
Pour certains, c’est la crise financière, pour d’autres, c’est la kahsse (la dèche), et dans le 19e à Paris, c’est la khasse. Oui, la super crise : Jean-Pierre nous le rappelle tous les 13 heures avec les usines qui ferment et les petits patrons de campagne qui ne joignent pas les deux bouts. Mais ces petits patrons-là ne sont pas les seuls, le commerce de stupéfiants aussi en prend un coup, surtout chez les dérailleurs. Ryan, 22 ans, Parisien du 19e, est un revendeur de chocolat à fumer. Et avec l’effet papillon enfanté à Wall Streets, Ryan a vu son chiffre d’affaires diminuer. Heureusement pour lui, un noyau de fumeurs invétérés lui est resté fidèle comme au premier jour.
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La Saint-Ventgadin
A Bondy, il n’y a que le curé, les femmes et les chatons qui croient en l’Amour. Un mec de chez nous qui fête la Saint-Valentin, c’est comme un trader qui plante un arbre : ça sonne faux. Les progressistes et les drogués à « Plus belle la vie » essayent quand même de s’y mettre un peu, histoire de ne pas mourir idiot, mais une soirée Saint-Valentin qui commence dans un Kebab et finit par un foot en salle, ça fait pleurer les nanas, il paraît. C’est culturel : les Anglaises, elles ne font pas mannequin, nous, à Bondy, on ne fait pas Saint-Valentin. Et puis, on a déjà notre fête dédiée à l’amour : la Saint-Ventgadin.
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Une femme en burqa : ciel, mon mari !
Le débat sur la burqa n’en finit pas. Et avec lui, les balivernes. Dernière en date, la démonstration du mari de la femme verbalisée pour conduite en niqab. Pour sa défense, Lies Hebbadj a fait savoir que « les maîtresses ne sont pas interdites en France, ni en islam ». Les imams en sont encore tout retournés. C’est qu’il en a mis du temps, le CFCM, à réagir et réfuter les propos abracadabrants de Lies le magicien. D’un coup de baguette, le bougre a travesti l’un des plus valeureux préceptes du Coran.
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RER A : « Désolé encore pour ce retard »
« Instable », « galère », « lent » : voici les trois mots qui viennent spontanément à la bouche des trois usagers réguliers du RER A qui ont accepté de répondre à mes questions. Aude a 26 ans et son parcours du combattant s’étend chaque jour de Nation à Nanterre-Préfecture (92) où elle exerce le métier d’assistante marketing depuis presque deux ans. Avant cela, elle avait un emploi situé à La Défense. Dès cette époque, elle aurait pu emprunter le RER A, mais elle préférait la ligne 1. Désormais, elle n’a plus le choix, et pour elle, la différence est flagrante. Y’a pas photo.
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Les femmes mettent les gants de boxe, et elles kiffent !
Le Forum des Halles à Paris a pris des atours de salle de boxe. Des filles en survêtement, en justaucorps et tee-shirt, tenues noires en majorité, ont chaussé les baskets, avant d’espérer chausser les gants de boxe. Une vingtaine de jeunes femmes se sont levées un samedi aux aurores pour bénéficier, à titre gracieux d’un cours de boxe 100% filles.
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Quick halal : succès et polémique
Un marché qui pèse 5 milliards d’euros en 2010 et qui augmente tous les ans de 10%, deux fois plus que celui du bio. Force est de constater que le halal ne laisse pas indifférent. Les musulmans que cela intéresse peuvent maintenant déguster des hamburgers conformes à la charia. Quick, la chaîne de fast food franco-belge, a fait le grand saut en décidant de « halaliser » huit restaurants situés dans des villes ayant une forte communauté musulmane.
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Tchao Paulette !
Tout le monde savait bien qu’elle était plus proche de la tombe que du berceau. Même si personne ne s’aventure à dire son âge, on s’en fout, c’est Paulette. Elle a arrêté de vieillir dans les années 1970. Notre rencontre remonte à un week-end de novembre, une de ces journées pourries où même les chrysanthèmes aimeraient être des radis le temps éternel d’une averse, pour pas se tremper les plumes. Dans ces rues qui mènent aux puces de Montreuil, « Ma Cave » nous ouvrait ses portes, histoire de se réchauffer les os autour du poêle.
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Pyracrimes, Da North Gang : lexique des Pyramides
Comme dans la plupart des quartiers, la cité des Pyramides à Évry regorge de surnoms. Des surnoms pas très glorieux, certes, mais qu’importe. Il y a ceux qui désignent la cité dans sa globalité et ceux qui servent à nommer des endroits particuliers. Pour remplacer les Pyramides, le petit nom le plus commun est « les Pyras », un diminutif. S'ensuit toute une déclinaison : « Pyracrimes », qui je crois tire son nom d’une musique de rap, d'un rappeur amateur du même quartier. De même pour « Pyragansta » qui constituait la quasi-totalité d'un refrain que les « Pyramidiens » aimaient diffuser à fond, au début de cette année.
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Cité fantôme
Il est 16 heures, les rues de la cité sont vides, le quartier est mort. Désertique. A J-V (la place Jules Vallès), cinq jeunes à tout casser, assis sur des voitures, font du sur place en face du tabac-presse. Ils discutent. Le tabac-presse est fermé. Non pas en raison des vacances, c'est comme ça quasiment toute l'année. Je passe devant tous les jours, je ne l'ai vu ouvert qu'une seule fois. Pourtant, il avait une bonne clientèle, une dizaine de personnes, des fidèles, et les locaux sont grands. Peut-être est-ce parce que le bâtiment au-dessus va être démoli...