Derniers articles
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Plus d’école le samedi : le grand chamboulement
Dorénavant, les écoliers de France n’auront plus classe le samedi matin. Bonne nouvelle pour certains parents, désastre pour d’autres, qui devront s’organiser afin de faire garder leur progéniture. Pour des enseignants et la FCPE*, ce n’est rien moins qu’une « arnaque », équivalent à une suppression de 60 heures de cours pour les enfants. Ils craignent de manquer de temps pour boucler le programme scolaire dans les délais.
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Lahtifa, bien seule dans sa cité à ne pas « faire le Ramadan »
Une cité et ses jeunes gardiens des murs, qui s’effritent. Un épicier qui fait office d’assistant social pour les pleurnicheurs. Une boulangerie où l’on peut trouver du pain chaud « à toutes heures ». Dans ce quartier de Seine-Saint-Denis on ne peut plus banal, c’est comme ça onze mois dans l’année ! Le douzième est exceptionnel. Le cœur de la cité bat alors à un tout autre rythme. Ce mois-là, c’est celui du Ramadan. Trente jours où l’épicier central, si souvent sollicité durant la journée en période normale, peut pour ainsi dire fermer boutique.
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« Si tu m’appelles mamie, je te fous à la porte »
Huit ans après la canicule de 2003, il est de rigueur de penser aux « vieux » comme à des victimes de solitude, condamnées à la dépendance. Mais un groupe de femmes de Montreuil refuse d'endosser cette image et lutte pour réaliser un projet de maison communautaire de vieillesse, qu’elles ont appelé la maison des Babayagas. J’ai rendez-vous avec elles. J’ai plutôt l’habitude de courir après de petites jeunes, mais un ami m’a encouragé : « Tu devrais parler aux Babayagas, tu verras, elles ont un sacré tempérament. » Je me renseigne sur ce mot ésotérique : d’après la légende russe, les Babayagas étaient des sorcières qui mangeaient les enfants après leur avoir lu une histoire.
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J’ai le quatre-vingt-graisse dans la peau !
Ça fait deux minutes que je cours derrière cette jolie jeune femme. Ma peau ébène attire le soleil. Je transpire abondamment tandis que je tente de la rejoindre. « Il faut que je tienne si je veux la rattraper », me dis-je, et j’accélère encore. Elle porte un short court qui dessine agréablement ses jambes. Je marmonne dans ma barbe, ma foulée n’égale pas la sienne. Mais comment fait-elle pour courir aussi vite ?
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Dans le 93, la rentrée sera Benguigui
Yamina Benguigui salue son hôte d’une chaleureuse accolade. Avant d’entamer l’entretien, elle demande gentiment à un assistant de faire visiter la maison au « jeune du BondyBlog ». L’homme – il s’appelle Said – s’exécute. Il me présente ses collègues, chacun par son prénom, s’en va fumer une clope. Les civilités faites, je retrouve la réalisatrice de documentaires et de fictions. Elle gère la société production Elemiah, au cœur de Suresnes.
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Obama et la Chinafrique : top lectures des Français cet été
J’étais en train de lire « De la race en Amérique », petit ouvrage bilingue des éditions Grasset qui reprend un discours désormais célèbre du sénateur afro-américain. D’habitude, je profite toujours de l’été pour lire quelques romans. J’aurais pu me mettre à la lecture de « Millénium », la trilogie de Stieg Larson que tout le monde, ou presque, a lue ou me plonger dans « Un lieu incertain », le roman de Fred Vargas. Mais je suis trop en retard pour certains projets et je dois donc me concentrer sur Barack Obama. J’en étais donc à un passage émouvant, dans lequel il retrace l’histoire des conflits raciaux en Amérique lorsque je me suis demandé si le livre du candidat démocrate se vendait bien.
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Du drap de sang à la rose pourpre
Cela s’est passé à Tlemcen, à l’ouest d’Alger, début août. Un mariage a uni un homme et une femme, pour le meilleur et pour le pire. Il faisait une chaleur à faire frire un œuf sur l’asphalte. Il y eut d’abord les réjouissances de la salle des fêtes – climatisée, s’il vous plaît –, où l’on a savouré des mets composés de viande, de miel et d’amandes. Les deux familles ont ensuite rejoint la maison nuptiale.
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Obama dans une file d’attente, ça casse la baraque
En prévision de la rentrée de septembre du Bondy Blog (quelques surprises en vue), je me suis mis à lire tous les livres de et sur Barack Obama, le sénateur métis de l’Illinois, candidat démocrate à l’élection présidentielle américaine. C’est ainsi que, faisant la queue chez un concessionnaire de voitures de Livry-Gargan, je suis plongé dans son ouvrage « L’audace d’espérer »*. Et là, un homme qui attend sa commande en compagnie de son jeune fils, me dit : « Il ne passera pas, c’est pas possible. »
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Du beaujolais dans le hammam
C’est à la Grande Mosquée de Paris que je rencontre Nadia Khouri-Dagher. Elle est l’auteur d’un livre au titre accrocheur : « Hammam & Beaujolais »*, où il est abondamment question de double identité et de double appartenance. Un lieu de rendez-vous agréable, la Grande Mosquée de Paris : si vous n’y êtes jamais allés, n’hésitez pas ! On y boit un très bon thé à la menthe, accompagné des traditionnels et succulentes pâtisseries orientales. C’est grâce à Isabelle, que j’ai accompagnée au Maroc avec des jeunes de Clichy-sous-Bois (retrouvez ici le reportage), que j’ai fait la connaissance de Nadia Khouri-Dagher.