Derniers articles
-
Bref éloge de l’habitat pavillonnaire
J'enfourche mon vélo et je me laisse dériver dans le dédale des rues pavillonnaires (on ne le répétera jamais assez, Bondy ne se réduit pas aux cités). C'est un plaisir. Les maisons dessinent un paysage extraordinairement varié. Certaines sont décaties, d'autres affichent les signes extérieurs des rêves projetés par ceux qui les ont fait construire. Il y a une minuscule tour de castel sur celle-ci. Un balcon crénelé sur celle-là. De frêles colonnades un peu plus loin . Je m'arrête devant une maison qui semble en pain d'épices; je découvre un palmier pour le moins inattendu sous le ciel de Bondy. Tout cela me fait songer à un inconscient à ciel ouvert.
-
Petite (mais importante) précision
Après avoir lu le récit des mésaventures qui me sont arrivées hier (lire Fort Chabrol à la Cité Blanqui), Kamel m'a fait ce reproche: "Vous auriez quand même pu dire que Cyril et moi, on est arrivé avant Radouane pour vous venir en aide."
-
Apéro chez un webmaster
Hier soir, à l'heure apéritive, je me suis remis de mes émotions (lire post précédent) devant un porto blanc. J'avais accepté l'invitation de Jean-Claude Benard, webmaster de profession, qui possède son propre blog (http://slovar.blogspot.com). A Bondy Nord, il habite la petite maison où il est né, il y a 50 ans, dans une rue pavillonnaire qu'il me présente sommairement: " Les voisins viennent d'ex-Yougoslavie. A côté, c'est des Africains du Nord. Un peu plus loin, des Chinois."
-
Fort Chabrol à la Cité Blanqui
Il y a des jours meilleurs que d'autres. Je venais à peine de m'installer devant mon clavier, hier aux alentours de midi, quand j'ai senti gronder la colère dans mon dos. Derrière les fenêtres de mon rez-de-chaussée, quatre ou cinq ados (impossible de me souvenir avec exactitude: cette imprécision me navre, moi qui exerce le parfois rude métier de journaliste) s'en donnaient à cœur joie: insultes classiques du répertoire des banlieues, fils de pute, nique ta mère, etc. J'imagine que je n'ai pas besoin d'allonger la liste.
-
Le charme d’un bouquin jaune
Hier, dans le local que le Racing Club de Blanqui nous a très gentiment prêté pour y installer notre micro bureau et notre couche, je suis tombé par hasard sur un solide bouquin jaune intitulé Histoire des gens de Bondy. "C'est un livre qu'on offrait aux élèves à la fin du CM2", a souri Kamel. Voyons ça de plus près.
-
La fête de l’Aïd n’est plus ce qu’elle était
Demain est un jour important pour les musulmans de Bondy et du reste du monde: c'est la fête de l'Aïd el-Kebir qui marque la fin du pèlerinage à la Mecque, le jour où l'on égorge le mouton, et les préparatifs vont bon train dans les familles.
-
Jean-Marc Mormeck, le rêve KO
Malgré les encouragements de mon collègue Alain Rebetez (lire son blog du 3 janvier), le boxeur Jean-Marc Mormeck aura donc échoué dans sa tentative d'unifier le titre des lourds-légers. Fierté du Neuf Trois, très admiré à Bobigny où il vit mais aussi à Drancy et Bondy où il s'est beaucoup entraîné, le champion français a été mis KO par l'Américain O'Neil Bell à la dixième reprise.
-
Rêverie sur les noms de rues
Dans une ville que je ne connais pas, je m'intéresse toujours aux noms des rues, des places ou des salles de spectacles. Ils racontent le lieu à leur manière, indirecte, symptomatique, étrange, souvent énigmatique, parfois comique. De ce point de vue, je me suis régalé à Bondy.
-
Sciences-Po à Bondy?
Lu dans Libération de samedi une longue et très intéressante interview de Richard Descoings, directeur de Sciences-Po, qui va lancer l'expérience d'un "lycée d'excellence" en banlieue. On ricanera peut-être. On pourra regarder comme un projet saugrenu ce mariage de la grande école chic et de la réalité des cités. Et si c'était malgré tout une bonne idée pour faire émerger les jeunes intelligences des milieux défavorisés, pour leur donner confiance et, comme le défend Richard Descoings, pour "casser l'autocensure, le manque d'ambition pour soi-même, la difficulté à se projeter dans l'avenir"?