Derniers articles
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2011, année de l’Outre-mer au goût amer
Tout a débuté dans l’archipel des petites Antilles et plus précisément en Guadeloupe. La contestation des prix élevés de l'essence est l'évènement déclencheur. Les pionniers de ce mouvement sont un collectif d’organisations syndicales, associatives, politiques et culturelles appelé le LKP ("Collectif contre l'exploitation outrancière"). Ce regroupement a pour objectif de « construire une société neuve afin de sortir de la domination et l’exploitation des capitalistes et des colonialistes ». Il a connu un succès retentissant pour son engagement et ses revendications allant de l’éducation à la culture, en passant par l’emploi et l’arrêt de la profitation (terme créole qui désigne l'excès ou le monopole) : les malversations financières, l’abus de pouvoir des classes aisées, le non respect des lois, du code du travail et l'application de la justice.
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Salim, Franco-Algérien prisonnier à vie en Algérie
Parti en vacances en 2008 en Algérie, Salim B., Français d’origine algérienne, 30 ans, a tenté de rentrer en France avec 140 kilos de résine de cannabis à bord de son véhicule. Crédule ou intrépide, il a été appréhendé et immédiatement incarcéré en août de cette année-là à la maison d’arrêt d’Oran. Jugé en janvier 2010, le verdict est cinglant : réclusion à perpétuité. Il a fait appel de la décision, a demandé un pourvoi en cassation, mais rien n’y a fait, la sentence a été maintenue : c’est la prison à vie pour Salim. Une peine démesurée par rapport à l’infraction commise. Mais telles sont les peines applicables pour ce genre de délits en Algérie.
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638e sur 31 000 : un Pantinois dans le marathon de Paris
La 35e édition du marathon de Paris qui a eu lieu dimanche a accueilli 40 000 participants. L'avenue des Champs-Elysées bourdonnait d'un incroyable brouhaha et d'une fiévreuse excitation à l'approche du départ fixé à 8h45. En plus d'un public toujours au rendez-vous, la température quasiment estivale de ce week-end a rajouté à l'ambiance de fête. Cette année, un habitant de la Seine-Saint-Denis, Pascal Fortin, non inscrit dans un club, se fixait pour objectif de faire au moins aussi bien que lors de sa première participation à un marathon où il avait accompli les 42,195 km en moins de 3 heures.
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Le petit Mamadou, dictionnaire de Vyler
Driiiiiinnnnng ! De nouveau. Pourquoi n'ont-ils pas mis une sonnerie toute douce comme il y avait dans mon collège parisien ? C’est moins agressif ! La jeunesse de Vyler [Villiers-le-Bel], se dirige bruyamment en masse et s’engouffre dans l’établissement. Je la suis avec Tibault, alias Jo Lalobance. On monte quelques marches, virage à droite, vers le bureau des surveillants : un petit local abritant une modeste table, un petit comptoir et des casiers. Samir 23 ans, nous accueille : « Yo, l’ancien ! Ça sors ? » « Ouais, ouais », répond Tibault.
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Un collège dans le 93 : c’est la cata
La semaine dernière, j'ai passé une journée dans un collège de Seine-Saint-Denis afin d'en prendre la température. L'établissement que j'ai choisi, situé dans une Zone d'éducation prioritaire, qualifié de sensible et classé en Zone prévention violence, est loin d'être un internat d'excellence. La plupart des élèves qui le fréquentent sont nés en France mais pas leurs parents. Autour de moi, des élèves qui préfèrent se présenter comme Maliens, Turcs, Algériens ou Portugais plutôt que comme Français.
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La bourse de Chicago dans ma boulangerie
« Nous, boulangers, nous sommes souvent montrés du doigt parce que soi-disant, on gagne énormément d’argent. Maintenant c’est vrai que ces six derniers mois la baguette a énormément augmenté : entre 5 et 10 centimes, affirme Mme Portier. Mais ça c’est dû au blé, au meunier, ce n'est pas de notre faute. On n’augmente pas le pain comme ça. C’est pour cela que je me suis permis d’expliquer aux clients pourquoi le pain augmente tant. C’est en fonction du prix du blé et l’augmentation se fait en répercussion sur le prix des farines. »
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« Ce langage, il est à nous ! »
« Hey Madame Nadia, theck en wifi, ça sors ou pas ? » (Bonjour Nadia, ça va bien ?). Jo Lalobance, alias Tibault Baka, m’accueille au collège Léon Blum, où il a passé sa jeunesse. La cours est déserte, il est 10h15. La sonnerie me perce les tympans, les portes à battant s’ouvrent et la jeunesse de Villiers-Le-Bel déboule. A tour de rôle, les petits et petites serrent la main de l’an-ienc du tier-quar. « Hep l’équipe de Kenny là », lance-t-il à un groupe d’une dizaine de jeunes rassemblés au centre de la cours. « Je veux vous présenter quelqu’un ». On entre dans le cercle, les jeunes nous entourent.
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« T’as cassé du français lourd ! »
Je pianotais comme à mon habitude sur le réseau social à la recherche d’une révolution, à défaut d’en trouver une, je suis tombée sur une perle : Hiro Aka Jo Lalobance. Traduction : Hiro (humble, insolent, robuste et obsédé), Aka (alias) Jo Lalobance (en lingala, langue bantoue, Monsieur la parole). Hiro Aka Jo Lalobance, donc, lance des débats sur le net où il prétend « casser du français lourd ! ». Je m’approche, lis un peu ce qui se dit, « ‘Je casse que du français’ désolée pour moi c'est choquant ! Comment vous le prendriez si j'ouvrais une page Facebook en employant ‘je casse que du Noir’ ? » s’insurge une internaute.
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Se souvenir des massacres de 1947 contre le peuple malgache
29 mars 1947. Une date sombre pour l’Ile Rouge, celle de la répression coloniale française. Odeurs de sang, d’excréments et de poudre : des dizaines de milliers de morts à partir de ce jour-là jusqu’à la fin de 1948. 89 000 selon un rapport de l’état-major français en 1949. Un chiffre ramené à 40 000 morts environ depuis par plusieurs historiens. Jean-Luc Raharimanana, écrivain et auteur de « Madagascar 1947 » est à l’origine de l’exposition « 47, Portraits d’insurgés » qui se tient jusqu’au 5 avril à l’Université de Nanterre. Pour ne pas oublier ce qui n’a qu’un nom : un terrible massacre. Madagascar c’était la France et le gouvernement français avait ordonné une répression féroce pour « mater » une insurrection des « indigènes » contre l’« occupant ».