Derniers articles

  • L’identité nationale en préfecture : le débat fait pschitt !

    Des chaises en plastique, un pupitre, une image de Marianne projetée sur un écran ont été installés dans le salon d’honneur. Des caméras éparses trainent ça et là. Les costumes-cravates s’étendent à perte de vue. L’auditoire, pas de prime-jeunesse, est venu en nombre. Nacer Meddah, préfet de la Seine-Saint-Denis prononce le discours inaugural. Et sait […]

    Par Faïza Zerouala
    Le 11/12/2009
  • La semaine de Faïza

    SAMEDI. Je fustigeais dans ces colonnes la musique creuse des années 80. J’ai dorénavant trouvé une chanson véritablement engagée. Aujourd’hui, un refrain entêtant a pris possession de mon esprit. Je ne peux m’empêcher de chanter à tue-tête de ma voix fausse « Le rap des sans-papiers ». Il s’agit donc d’une chanson visiblement improvisée lors d’une manifestation de sans-papiers. Pour planter le décor, nous dirons que deux énergumènes haranguent la foule venue protester.

    Par Faïza Zerouala
    Le 05/12/2009
  • La semaine de Faïza

    SAMEDI. Les boîtes de nuit, c’est pour les ados et les boulets. A mon âge canonique, c’est plutôt à la maison que ça se passe le samedi soir. Je sais, ça fait un peu pitié. Après un énième dîner mondain, façon « dîner presque parfait » avec ma sœur, nous avons dans la tête les plus grand tubes des années 80. Même si les années 80, je les ai plutôt vécues en couches et biberons. Youtube est à nous, histoire de se rafraichir la mémoire.

    Par Faïza Zerouala
    Le 28/11/2009
  • La semaine de Faïza

    SAMEDI. Le foot c’est nul. A part pour mater les joueurs souvent physiquement intéressants (David Trézeguet, si tu me lis…), ce n’est pas transcendant. Mais là, deux matchs de la plus haute importance se jouent aujourd’hui. En bon mouton et pour renforcer mon identité nationale, j’ai décidé de les regarder. 180 minutes de foot au bas mot, j’en ai toujours rêvé, ça risque d’être aussi passionnant et intellectuellement riche qu’un discours de Ségolène Royal.

    Par Faïza Zerouala
    Le 21/11/2009
  • La semaine de Faïza

    SAMEDI. Depuis des semaines, la bande-annonce du mariage était alléchante. Et promettait du sang et des larmes. Malgré ma famille tordue, rien, ou presque, ne s’est mal passé en ce jour de joie. Même la pluie pourtant annoncée, ne s’est pas montrée pour le grand bonheur de mes cheveux. Evidemment, j’étais en retard comme d’habitude et de mauvaise humeur. Un réveil à l’aube, soit à 8h30 pour moi, a suffi à me transformer en Joey Starr. Et je n’avais même pas l’excuse d’être la mariée.

    Par Faïza Zerouala
    Le 14/11/2009
  • La semaine de Faïza

    SAMEDI. Halloween. Petite, je mourrais d’envie de me déguiser comme dans les séries américaines et de frapper aux portes pour réclamer des bonbons. En France, on assimilerait ça à de la mendicité agressive en bande. De quoi croupir en prison pour des années. Quoi qu’il en soit, quand j’étais enfant, jamais au grand jamais ma mère ne m’aurait laissée faire ça. Elle aurait eu trop peur que je croise un Michel Fourniret qui aurait voulu faire un remake du calvaire de Natascha Kampush avec moi dans le rôle de Natascha. Oui, elle est un petit peu mère poule et/ou paranoïaque (ne pas rayer la mention inutile).

    Par Faïza Zerouala
    Le 07/11/2009
  • Norah, Fanta et Khady font la gloire de Marie NDiaye

    Le roman polyphonique de Marie NDiaye conte l’histoire de trois femmes. Trois récits juxtaposés. Qu’elles y reviennent, qu’elles en viennent ou qu’elles la fuient, elles sont toutes reliées à l’Afrique. Empêtrées dans leurs sombres desseins, les protagonistes n’ont pourtant rien d’héroïnes surhumaines. « Trois femmes puissantes » : à la lecture des récits, le titre sonne comme de l’ironie amère tant ces femmes à la dérive subissent le joug de l’homme. Mais restent pourtant déterminées et fières.

    Par Faïza Zerouala
    Le 03/11/2009
  • La semaine de Faïza

    SAMEDI. C’est jour de noces à la maison. Une quarantaine d’invités sont attendus pour célébrer le mariage de ma sœur. D’âpres négociations entre les futures belles-mères ont été menées en amont. En comparaison, les négociateurs de l’ONU sont des amateurs. Après une journée glissée dans la peau de Cendrillon à faire briller la maison du sol au plafond, je pensais me détendre sitôt ma robe revêtue. Grossière erreur. Premier impair de la soirée, je n’ai pas compris que les convives se plieraient à la mode de Kaboul, impliquant que tout centimètre carré de peau soit dissimulé aux regards concupiscents. Et ce même s’il n’y a que des femmes dans la pièce.

    Par Faïza Zerouala
    Le 31/10/2009
  • La femme en entreprise : « Il faut aller au pub avec les hommes »

    Ourdia, 28 ans, feuillette le programme du colloque baptisé « La parité et la diversité en entreprise : une égalité (encore) sous conditions ». Alors que la salle Colbert de l’Assemblée nationale se remplit d’un public majoritairement féminin, cette chargée de recrutement dans l’informatique explique avoir reçu une invitation. « Dans mon métier, il est important de rester informée de l’état du marché », dit-elle pour justifier sa présence. Si la jeune femme confesse volontiers qu’elle n’attend rien de ce colloque, elle ajoute que « ça ne peux pas faire reculer les choses ».

    Par Faïza Zerouala
    Le 30/10/2009