Derniers articles
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Théorie du complot, le retour. Soyons honnêtes, Dame Nature n’est pas toujours des plus généreuses. Moi-même, j’ai été livrée sans la partie du cerveau qui permet de comprendre les maths. Les équations avec des chiffres et des lettres, c’est pour moi une alliance contre-nature. J’ai renoncé à les comprendre. J’ai aussi une autre faiblesse. Les cheveux. A leur état naturel et en liberté, je ne ressemble à rien. Peut-être à un mouton transgénique qui aurait brouté de l’herbe du côté de Tchernobyl.
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Comme mon carnet mondain est aussi rempli que le compte en banque de ceux qui ont confié leurs économies à Bernard Madoff, je décide d’aller au cinéma toute seule ce samedi soir. Je sais, ça fait pitié. C’était ça ou regarder le match France-Iles Féroé. Seule d’accord, mais pas suffisamment masochiste pour m’infliger un match de foot. Pour continuer dans le cliché « je suis une fille et j’aime pas le foot », je suis allée voir « 500 jours ensemble ». Une bluette romantico-niaiseuse comme tout le monde les aime. On sait comment ça commence. Et surtout comment ça se termine.
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Kids Company : l’esprit Bondy Blog franchit le Channel
La cour baignée de soleil est presque déserte en ce vendredi matin. Devant les grilles de l’un des centres de la Kids Company, deux agents de sécurité en civil sont assis sur des chaises, prennent le soleil et contrôlent les entrées. Dans un coin, Brahim se prépare. Educateur sportif, il entraîne l’équipe de foot qui vient de gagner un tournoi dans le South London. Plus jeune, il a fréquenté ce centre et maintenant en est salarié. En dehors du foot, les ados peuvent jouer au ping-pong, au billard, au basket. Les mélomanes choisiront plutôt la salle de musique.
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La semaine de Faïza
LUNDI. Désespoir avant la reprise d’une activité intellectuelle quelconque. En attendant, je me glisse dans la peau d’une Desperate housewive et je regarde les merveilleux programmes made in M6. Ironie du sort, il y a quelques mois j’arpentais les couloirs de cette même chaîne avec le grade envié de stagiaire pour une émission de reportage. Enfin, envié, j’évoluais plutôt dans un univers façon « Caméra Café » couplé avec « Ugly Betty ». Le happy end en moins. Et le rôle du beau mec qu’on lorgne à la machine à café, c’est Guy Lagache, Monsieur Capital, qui le jouait. Nous avions même développé une relation unilatérale.
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Le couple iranien vit ses dernières heures
L’écrivaine Zoyâ Pirzâd prend le lecteur par la main et l’emmène au cœur des foyers iraniens dans son recueil de nouvelles intitulé « Le goût âpre des kakis » (éditions Zulma). Cinq femmes. Cinq histoires singulières. Les relations qui se tissent entre les époux traduisent les turpitudes de la société. Dans la première nouvelle, l’auteur dénonce subtilement […]
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La banlieue et le journaliste se marieront-ils un jour ?
Daniel Deloit, directeur général de l’Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ), se définit comme « un banlieusard élevé dans la périphérie d’une ville dans les corons miniers ». Il reconnaît volontiers que la question de la banlieue « nous occupe et nous a préoccupés ». Lucide, il est conscient du retard accusé par les écoles de journalisme dans l’apprentissage du traitement de la banlieue. Si les journalistes n’ont pas fait jusqu’alors « le travail en amont qui s’impose, il ne faut pas pour autant le faire vite et n’importe comment ». Et cite en exemple, la classe prépa diversité lancée sous l’égide de l’ESJ en partenariat avec le Bondy blog.
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Les temps nouveaux du MEDEF sombrent dans les platitudes
Le très chic campus de HEC à Jouy-en-Josas, dans les Yvelines, abrite les réjouissances. Fraîchement rénové, le bâtiment blanc aux armatures de métal apparentes, a même un côté rétro, très seventies, avec ses murs à hublot orange. La pluie battante n’aura pas découragé les nombreux participants. Une pluie qui, vendredi, dernier jour de la manifestation patronale, s’acharne sur le mobilier extérieur et les tentes transparentes.
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Qu’elle serait belle, la rue Jules Guesde, sans ses dealers…
« Il n’y a pas vraiment d’insécurité ici. Les zouaves, on les voit dans le jardin plus loin. Ils me disent de ne pas nettoyer sous les souches d’arbres où ils cachent leurs sachets de drogue. Alors j’y touche pas. » Patrick a 49 ans et il est éboueur dans le quartier de Wazemmes de Lille. Vêtu de son uniforme vert, le balai à la main, il ramasse les déchets qui jonchent le parc. Et raconte volontiers ce qu’il voit en arpentant chaque jour depuis quatorze ans la longue rue Jules Guesde.
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César, Aïcha, Hocine et les autres
L’exposition s’ouvre sur l’image la plus crue possible de la banlieue. Des captures d’écran de la télé chinoise montrent ce que le Chinois moyen a pu entrevoir de la banlieue française lors des émeutes de 2005. Des voitures en flammes, des CRS patibulaires à la mine renfrognée, un pompier luttant face au feu, des jeunes de banlieue aux contours incertains surgissent sur cette télé. Des images intemporelles, non identifiées. L’écran est recouvert de gros titres et seul le point d’interrogation se distingue des idéogrammes. Pourquoi en ce mois de novembre 2005, la banlieue française s’est-elle enflammée ? Des questions, mais pas de réponses.