Derniers articles
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» On m’a dit qu’il n’y avait pas de minorités visibles en France… «
Après avoir rencontré au mois de juillet, Farah Pandith, envoyée spéciale du Département d'Etat américain chargée des minorités en Europe, nous sommes ravis de poursuivre nos causeries diplomatiques, avec des représentants des Nations Unis cette fois. Le rendez-vous a eu lieu boulevard St Michel à Paris. Nous avions choisi cet endroit pour faire faire des économies de parcours à la délégation. Mauvaise inspiration, celle-ci est arrivée en provenance de Bobigny, à quelques encablures de Bondy ! Gay McDougall est américaine. Elle a beaucoup travaillé avec des ONG, et a pratiqué aux Etats-Unis la méthode du testing.
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Les chibanis brothers en concert à Bercy
Les frontières ne résistent pas à la musique. Pas plus que les blocages de tous ordres ne font le poids face à la volonté de Hamou Bouakkaz. Ce dernier est aveugle de naissance, les obstacles font partie de son quotidien. Il est chargé de la politique en matière de handicap et des relations avec la communauté musulmane auprès du maire de Paris. Une alliance qui fait jaser ! Il est aussi le maître de cérémonie de la grande soirée musicale offerte par la ville de Paris à l’occasion du Ramadan. Pour cette 7e édition, l’opération a pris une autre dimension. Après les salons d’honneur de l’hôtel de ville et le stade Charlety en 2006, le rendez-vous du 29 septembre* se tient au Palais Omnisports de Paris Bercy. Avec la présence d’El Gusto, un groupe de musiciens unique en son genre, une sorte de Buena Vista Social Club version casbah d’Alger.
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Good bye Marie-George
La presse de ces derniers jours faisait état du déclin du PCF. De sa disparition prochaine. Si j’ai bien compris, c’est une question de mois. Tout ça à cause des scores très faibles aux dernières élections, des luttes intestines, des perspectives d’alliances dès le premier tour avec le Parti socialiste aux prochaines municipales. Dans les différents stands, entre moules frites et vin blanc, les militants ont bien du mal à cacher leur désarroi. Comment un parti qui a fait moins de 2% aux dernières élections présidentielles peut-il rassembler autant de monde en un week-end ? Si le PCF est à bout de souffle, les allées de la fête débordent d’énergie et de chaleur, le tutoiement y est de rigueur, et l’appel par le prénom, la tradition.
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La gendarmerie recrute 13 000 personnes !
Pour lancer sa campagne de recrutement 2007/2008, la gendarmerie nationale a opté pour les dernières techniques de communication pour diffuser son message. Conférence de presse à la maison de la Radio, n° de téléphone indigo, candidature par SMS, site Internet, une affiche avec de jeunes gendarmes à la chevelure argentée et au regard bleu océan, des camions partout. Tout pour vous faire aimer l’un de ses corps de métier, pour vous donner une envie intense d’embrasser une carrière hors normes, sans oublier l'appel du pied en direction des jeunes des cités.
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L’avenir radieux du fil barbelé
C’est un môme qui vit dans un corps d’adulte. Vivre sans papiers d’identité, c’est être sans âge, sans repères, hors de l’espace temps. Votre corps et votre esprit ne vivent plus sur la même longueur d’onde, chacun pare à ses urgences. Ivan est un adulte malgré ses douze ans, il porte lui aussi une partie du […]
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Les fruits de la passion
Ses proches l’appellent Finger, en référence à ce bâtonnet enrobé de chocolat que les enfants dévorent après l’école. Elle doit ce surnom à sa silhouette longue et fine. Elle fait partie de l'équipe employée par Jacky pendant la haute saison. Ce dernier m’a passé au scanner à plusieurs reprises lorsque je rôdais autour de son étale. Son plan Vigipirate est passé au vert quand Méimouna a courbé le dos pour me gratifier d’une paire de bises et d’un : "Non, c’est toi ? Tu n’as pas changé ! ". Malgré un parcours scolaire exemplaire, trois langues parlées couramment, un engagement permanent dans les milieux associatifs, un sourire à la Whitney Houston, Méimouna n’a rien trouvé de mieux que de vendre à la criée des abricots pour 800€ par mois ?
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Lettre à mon frère
Cela fait bientôt cinquante ans que j’ai quitté la maison et c’est la première lettre que je t’envoie. Je m’en souviens comme si c’était hier. Il fallait que l’un de nous parte travailler en France. Il fallait sortir notre famille de la misère noire. Ils sont venus au village, nous ont montré des photos. C’est toi qui devais partir. Tu étais plus jeune et plus fort que moi. C’était la guerre et tu as reculé, le dernier soir, alors que tout était prêt. Mais il fallait que l’un de nous parte, alors je suis parti. J’étais déjà marié et ma femme attendait Mohamed, mon premier fils. Je les ai laissés et j’ai pris le bateau sans me retourner. Depuis, nos vies ne se sont presque jamais recroisées. Lorsque ma femme m’a rejoint avec mon petit garçon en 1962, je t’ai demandé de venir. Il y avait du travail ici. Mais tu n’as pas voulu. Tu as préféré rester pour veiller sur maman et sur notre famille. J’ai travaillé dur, je n’ai fait que cela. Trent huit ans dans la même usine, à la fonderie, à couler de l’acier pour nourrir mes huit enfants. Aujourd’hui, ils sont grands et ils se portent bien. Sauf le dernier. Il ne m’écoute pas. Avec l’aide de Dieu, il va se calmer un jour et trouver du travail. Il a de la chance mais il ne s’en rend pas compte. Il ne sait pas ce que nous avons enduré. Je sais que tes enfants ne t’on jamais pardonné d’avoir reculé ce jour-là et qu’ils te maudissent de les avoir fait grandir là-bas. Mes enfants ont eu plus de chance. J’aurais voulu être près de toi au moment de l’indépendance, lorsque notre mère est partie, lorsque tu as perdu ta petite fille, lorsqu’ils égorgeaient partout à travers le pays. Pourtant, j’ai essayé de vous aider. Je vous ai envoyé de l’argent, tant que j’ai pu mais la vie est difficile ici aussi. J’ai fait ce que j’ai pu et je suis désolé si ça n’était pas assez. Je suis malade. J’ai respiré tellement de poison à l’usine que mon corps est déjà à bout de souffle. Ici, ils vivent jusqu’à 90 ans mais c’est pas pour nous, qui avons travaillé trop dur. Bientôt je vais rentrer, dans un mois ou deux, car la terre qui m’a vu naître est celle qui me verra partir. Je compte sur toi pour t’occuper de tout.
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Marcher encore, marcher toujours
L’élection législative a donné lieu à une insolente victoire du conservatisme de droite et de gauche. Jeu, set et match pour les vieux routards de la politique. Cette petite musique du renouvellement qui nous berce depuis le mois de janvier sonne faux. Des bons sentiments affichés pour tenter de masquer l'angoisse qui étouffe notre société. La campagne des législatives a permis l’émergence des candidats étiquetés diversité. On peut dire avec quelques précautions que George Pau-Langevin, candidate PS à Paris, est la seule rescapée du naufrage des représentants de cette question. Pour les autres, un trop-plein de frustrations, de déceptions et de colères se lisent dans leurs réactions. La politique n’est pas un sport de haut niveau où la sélection se fait naturellement, c’est un savant mélange entre le stand-up et l’ancienneté.
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Raoult (UMP)/Kern (PS) : débat sous haute tension
Pour le dernier numéro de cette série, nous avons invité Eric Raoult, candidat UMP, largement favori ce dimanche, dans la 12ème circonscription, et Bertrand Kern, maire PS de Pantin, président de l’Odhlm de Seine-St-Denis. Après quelques minutes d’observation, les langues se sont déliées, la tension est montée d'un cran à l'évocation de la loi SRU visant la mixité sociale avec obligation d’un pourcentage de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants.