Derniers articles
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Triche : nous sommes tous des héros du fond de la classe
« La triche c’est pas bien. » Je suis sûre qu’à vous aussi, on vous l’a déjà dit. Que celui qui n’a jamais tourné la tête vers la copie de son voisin pour vérifier si sa réponse est bonne quitte cette page sur le champ ! Certes, il existe quelques rebelles, des élèves modèles, mais je vous assure que même eux ont déjà eu un micro-torticolis en interro de chimie. J’ai vu la première de la classe l’année dernière prise en flag au moment où elle tentait de débusquer la petite réponse qui lui aurait donné son 20 !
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Master d’histoire : le C.A.P. Louis XIV
Avec le recul, j’ai sous-estimé l’importance de l’année de terminale. Ce qui comptait, c’était le baccalauréat, et décrocher le précieux sésame pour l’université. Mon eldorado. J’ai été bercé par les illusions du système français, à savoir qu’un diplômé est une élite ; et qu’une élite ne tombe jamais en désuétude. Je n’avais ni grand-frère, ni grande sœur, ni parents capables de m’éclairer, quand bien même je pensais que tout était clair. Alors, sur le minitel (pour ceux qui connaissent) et mon dossier d’orientation, j’ai choisi le droit parce que d’une part j’étais nul en sciences et que, d’autre part, j’aimais bien le côté prestigieux de la discipline. Pour faire quoi ? On verra en cours de route.
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Université Paris XIII : la grille de la discorde
Un énorme grillage blanc et vert encercle le campus de l’université de Villetaneuse. Un grillage qui n’est pas encore achevé d’ailleurs. C’est l’agression d’un étudiant en licence de droit par des personnes extérieures à la fac, l’an dernier, qui a motivé la construction d’une grille autour du campus et c’est aussi parce qu’il ne s’agissait pas de la première agression du genre. Des vigiles ont également été placés aux différentes entrées. Leurs rôles ? Vérifier les cartes étudiantes des individus qui souhaitent entrer.
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Des collégiens face à leur avenir : l’implacable réalité
Si l'on demandait aux professeurs des collèges leur définition de l'« élève parfait », ils répondraient sans doute : personne qui travaille, participe en classe, est gentille, agréable, éveillée et drôle (un peu, pas trop). Voyons maintenant ce qu’il en est des élèves. Quels sont leurs rêves, leurs aspirations ? Lumière sur une classe de 3e de Seine-Saint-Denis, que je connais bien. Sur vingt-quatre élèves, il y a six redoublants, trois qui vont redoubler, une qui est arrivée en France il y a trois ans, trois qu'on ne remarque pas et huit qui s'en sortiront et seulement trois qui s’en sortent bien. Je leur ai parlé à tous. Tous m’ont répondu. Chacun son rêve, chacun son destin. Pro ou générale, littéraire ou scientifique.
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La maternelle de la colère
Vendredi 7 décembre, les parents d’élèves de l’école maternelle de Jean Jaurès, à Epinay-sur-Seine, ont eu une « Kinder Surprise » en déposant leurs enfants le matin devant l’établissement : la moitié des institutrices étaient absentes. C’est la saison des gastros, donc des congés maladie. Ajoutez les congés maternité et vous obtenez une école qui fonctionne, « en sous régime presque à chaque début d’hiver », confie une maman d’élèves. « Les absences, on les comprend. Le problème c’est qu’elles ne sont jamais remplacées », poursuit-elle. Idir Hocini
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Chatel et Pécresse aux lycéens stressés : soyez Zen
Un mec gueule. Un autre lui tape sur la tronche. Ils rigolent. Coup de coude, coup de pied. Le mec riposte. Coup de tête léger. Baston annoncée. Ils rigolent un peu moins. Coup de genou, coup de sac, ça s'échauffe. Ils ne rigolent plus. Et oust, ils disparaissent. Nous entrons dans le lycée Turgot, situé dans le 3e arrondissement de Paris. Une surveillante nous dit que « pour Chatel, faut traverser la cour ». Luc Chatel, ministre de l'éducation nationale, tête de turc des lycéens comme l’ont été à peu près tous ses prédécesseurs face à la corporation lycéenne, est de passage dans cet établissement pour lancer la procédure d'admission post-bac (APB), un site informatique d’orientation universitaire et professionnelle qui sera lancé le 20 janvier, avec un choix de 9000 métiers ou activités !
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Mot de l’année : blocus
Beaucoup de mots auraient pu être élus « mots de l’année », mais s’il y en a un qui m’a particulièrement concerné, c’est bien le blocus. Je pense évidemment aux blocus dans les lycées suite à la réforme des retraites, en octobre dernier. Si ce mot me vient subitement à l’esprit c’est sûrement parce que j’étais en plein dedans. « Blokus », c’est ainsi que les lycéens l’écrivaient partout, sur les banderoles, les murs, les tracts, tout y passait. Au début c’était cool. A l’heure où commençaient nos cours, avec quelques camarades nous allions vérifier si le lycée était bloqué. S’il y avait moyen de rentrer, nous allions en cours. Mais si c’était bloqué, on refaisait le chemin inverse pour rentrer chez nous, au chaud parce que c’était la période où faire le pied de grue dehors pouvait s’avérer dangereux car il commençait à faire sérieusement froid.
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Aidez Sarah à résoudre son problème de maths
Les mathématiques et moi, c’est un peu comme visionner un film avec un bandeau sur les yeux, mâcher un chewing-gum avec une rage de dents, ou courir sur du verglas… Un vrai calvaire. Certains trouvent logique que l’équation x² + 4x + 4 = (x + 2) (x - 1) fasse -2. Eh bien, pas moi. Les maths, tu nais avec ou pas. Je suis née sans. Au collège ça pouvait encore aller, mais depuis mon entrée au lycée, c’est devenu nettement plus compliqué. Au terme d’un parcours du combattant, j’ai tout de même obtenu – ô miracle – la moyenne au premier trimestre. Enfin, si mes calculs sont bons…
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« Il ne faut pas imposer la mémoire commune, mais la revendiquer ! »
Elle attend de pied ferme. Elle regarde systématiquement son téléphone. Les minutes s'égrènent trop longtemps. 15h58. Elle hait les bouchons. 15h59. Elle se dit qu'il ne viendra jamais. 16 heures. C'est certain, c'est foutu. 16h01. Un taxi s'arrête devant le lycée. Elle sort. Tzvetan Todorov sort de la voiture. Elle l'emmène jusqu'à la grille du lycée. Puis, ensemble, ils entrent. Elle n'y croyait plus, mais il est là, il est venu. C'est sa première fois dans un lycée. Juste avant, l'intendante était sortie de son bureau, pour le voir en vrai. Avant qu'il n'arrive, elle a filé « pour pas faire la groupie ».