Derniers articles

  • Sciences-Po : ni tout à fait prout prout, ni tout à fait caillera

    Parmi les innombrables rencontres qu’offre la vie étudiante, un souvenir me revient d’une discussion entamée en début d’année. « Radouane, humm, tu viens de banlieue toi ? – Trop pas, je suis de La Rochelle ! – Ah, c’était pas trop dur la CEP (Convention éducation prioritaire, ndlr) ? – Qu’est ce que tu me racontes j’ai été pris sur concours ! » Eh oui, à Sciences-Po comme ailleurs, les impressions peuvent êtres trompeuses. Les différentes modalités d’accès à cette grande école (concours, mention très bien, convention d’éducation prioritaire permettant aux élèves de ZEP d’être sélectionnés sur une épreuve orale) ont permis de diversifier les rangs des amphithéâtres. Des élèves de Henry IV y côtoient tous les jours des anciens du lycée Jean Renoir de Bondy. Mêmes classes, mêmes matières, mêmes professeurs.

    Par Remi Hattinguais
    Le 17/05/2011
  • Vamos a la playa : le délire printanier des étudiants

    Comme chaque année depuis environ dix ans, Lloret de Mar et Salou, villes balnéaires de la Costa Brava, en Espagne, sont prises d’assaut par des étudiants pendant trois jours pour l’événement Spring Break du mois d’avril. Le concept, certes pas aussi grandiose que la Spring Break mexicaine à Cancun, est de faire la fête non-stop du matin au soir et du soir au matin. Autrement dit, le sommeil est un ennemi. Journées festives à la plage, soirées éleciques en boîtes. Le slogan des trois S est à appliquer un maximum : sea, sex and sun.

    Par Inès El laboudy
    Le 10/05/2011
  • Insultes, violences, racket : mon quotidien en 6e

    Le passage en 6e est une étape importante dans la vie d’un enfant. Il va découvrir un nouveau système scolaire, rencontrer de nouveaux amis, mais aussi de nouveaux ennemis. Mon entrée en 6e s’est fait en 2004 et comme plein d’enfants, j’étais effrayée à l’idée d’intégrer le collège. J’arrivais tout juste à Saint-Ouen (93) et ne connaissais personne. J’appréhendais ce moment. Et j’avais raison. Avoir de bonnes notes faisait de moi une fille ringarde, une « intello ». Dans mon ancienne école primaire, à Clichy-la-Garenne (92), j’avais des résultats scolaires médiocres. Mais dans cette nouvelle ville, celle où je réside encore, j’ai été propulsée première de la classe. Les niveaux n’étaient pas les mêmes. J’ai découvert des enfants turbulents, pas ou très peu intéressés par les études, et grossiers. Beaucoup de gros mots, dans de si jolies bouches.

    Par Bondy Blog
    Le 10/05/2011
  • Privées de sorties scolaires, des mères musulmanes manifestent

    Mamans toutes égales (MTE) est un collectif qui lutte contre l’interdiction faite aux mères musulmanes voilées ou portant un foulard d’accompagner leurs enfants dans le cadre de sorties scolaires. Ce collectif organisait lundi 2 mai une marche partie de l’école Paul Lafargue de Montreuil qui s’est terminée devant l’inspection, située à cent mètres de là, pour protester contre ce qu’il considère comme un empiètement sur les libertés individuelles. Ces six derniers mois en effet, plusieurs femmes dont les enfants sont scolarisés dans cet établissement se sont vues opposer un tel refus par l’administration de l’école.

    Par Bondy Blog
    Le 03/05/2011
  • Des lycéens de Clichy-sous-Bois jouent Yasmina Reza en allemand

    Penda se fait une place entre les valises pour prier. Au même moment Mme Streble, la prof d’allemand, déboule dans la chambre et dit à Cansu et Yeliz, deux filles : « J’ai trouvé un livre : Apprendre à flirter en turc. » Curieuse, Chabah la questionne : « Madame, vous voulez sortir avec un Turc ? » Une autre prof lance : « Je vais acheter les accessoires pour la pièce, vous avez besoin de quelque chose, les filles ? » « Oui, oui, madame, une bouteille de vin », répond Prishka.

    Par Joanna Yakin
    Le 09/04/2011
  • Le petit Mamadou, dictionnaire de Vyler

    Driiiiiinnnnng ! De nouveau. Pourquoi n'ont-ils pas mis une sonnerie toute douce comme il y avait dans mon collège parisien ? C’est moins agressif ! La jeunesse de Vyler [Villiers-le-Bel], se dirige bruyamment en masse et s’engouffre dans l’établissement. Je la suis avec Tibault, alias Jo Lalobance. On monte quelques marches, virage à droite, vers le bureau des surveillants : un petit local abritant une modeste table, un petit comptoir et des casiers. Samir 23 ans, nous accueille : « Yo, l’ancien ! Ça sors ? » « Ouais, ouais », répond Tibault.

    Par Bondy Blog
    Le 08/04/2011
  • Un collège dans le 93 : c’est la cata

    La semaine dernière, j'ai passé une journée dans un collège de Seine-Saint-Denis afin d'en prendre la température. L'établissement que j'ai choisi, situé dans une Zone d'éducation prioritaire, qualifié de sensible et classé en Zone prévention violence, est loin d'être un internat d'excellence. La plupart des élèves qui le fréquentent sont nés en France mais pas leurs parents. Autour de moi, des élèves qui préfèrent se présenter comme Maliens, Turcs, Algériens ou Portugais plutôt que comme Français.

    Par Bondy Blog
    Le 07/04/2011
  • Robe noire ou djilbab ? Lycéenne musulmane interdite de cours

    Dans ce lycée de Saint-Ouen (93), des élèves invoquent la devise républicaine inscrite au fronton de leur établissement pour contester une décision de l’administration. Les uns crient à la liberté bafouée, d'autres à la fin de la fraternité. Vendredi 11 mars, Sarah*, en plein cours de philosophie, est convoquée dans le bureau de la proviseure adjointe. On lui explique clairement qu'elle ne peut plus porter « la longue robe noire » dont elle est vêtue, que c'est un signe « religieux » et que c'est « interdit dans l'enceinte du lycée ». L'administration qui a pris cette décision d'interdit vestimentaire à l'encontre de cette jeune fille, estime que la robe noire en question est pareille à un « djilbab », longue tunique qui recouvre le corps, des épaules jusqu’au bas des chevilles.

    Par Mehdi Meklat
    Le 18/03/2011
  • La classe prépa, voie royale ou bourbier pour lycéens ?

    La classe préparatoire, réputée pour ouvrir l'accès aux concours des grandes écoles, disparaît peu à peu dans la fameuse liste de vœux que forment les élèves de terminale. Alors que les futurs bacheliers sont en plein questionnement sur leur orientation, voici le point de vue de certains qui s'engagent encore dans les classes prépa. Sergul a 18 ans, elle a testé la classe prépa économie. « Ce qui m'a marquée le plus c'est la pression et l'esprit de compétition. » L'esprit de compétition est accru dans ces filières puisque comme elle le souligne les notes ne comptent pas, c'est le classement. « Ce sont les professeurs qui instaurent cet esprit, ils nous répètent de ne pas regarder la note mais notre classement ! »

    Par Bondy Blog
    Le 28/02/2011