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Entrepreneurs des cités : le sondage qui casse les clichés
Qui sont-ils ? Pourquoi se lancent-ils dans l'entrepreneuriat ? Comment financent-ils leurs projets ? Bien difficile d’avoir une vision globale sur ces questions. L'Agence pour la diversité entrepreneuriale (ADIVE) et la Nouvelle PME ont donc fait appel à Opinionway pour tenter d'apporter un éclairage sur cette communauté d'entrepreneurs. Jeudi dernier dans le très bobo quartier parisien du Canal Saint-Martin, au 80 Quai de Jemmapes, les résultats de cette étude, présentée comme une première, ont été dévoilés.
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« Les compétences plutôt que les diplômes »
Les 23 et 24 novembre vous organisez les premières Rencontres nationales de Nos quartiers ont des talents (NQT). De quoi s’agit-il ? Nos premières rencontres s’articulent autour de deux journées durant lesquelles les étudiants et jeunes diplômés des quartiers vont être reçus par des professionnels de l’entreprise : DRH, cadres manager… L’opération s’adresse plutôt aux étudiants en master 1 et 2. L’idée est de les aider à se positionner sur le marché de l’emploi. Et la palette des métiers représentés est très large puisque NQT a la chance de compter parmi ses parrains des entreprises comme Airbus, BNP Paribas, Generali, la Société Générale, Saint Gobain. Les étudiants en licence 1 sont aussi concernés. Ils pourront se renseigner sur des métiers et pourquoi pas réajuster leur cursus si besoin.
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« Avec ce temps de merde tu vends que dalle »
Rendez-vous dimanche à 15 heures sous le pont. Je descends l’avenue de la porte de Montmartre pour rejoindre Hakim, le biffin. Sur le chemin, tout le monde s’active. C’est la fin du marché aux légumes, les mecs débarrassent. Ça gueule, ça range en faisant claquer les palettes. Le pont se rapproche. L’ambiance change. Devant les grillages de l’immeuble qui surplombe le périphérique, un petit groupe. Ici prennent fin les étalages, tout se passe par terre, des fringues étalées, des babioles sur un banc, des chargeurs de portables. Quelques jeunes femmes ont des cabas ouverts plein de boîtes de conserve aux dates de péremption douteuses. Les autres sont camouflés entre deux bagnoles et étalent des pantalons pour enfants à même le sol mouillé par le crachin que l'on endure depuis plusieurs jours. Ça négocie, ça fourmille. Avant d’atteindre l’entrée du pont, un vide, deux voitures de vigiles municipaux.
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La femme de chambre est un homme
Trois heures du matin, l’avion atterrit à l’aéroport d’Hurgadha. Il fait chaud en ce mois d’octobre. La chaleur en plein automne, c’est ce que viennent chercher les touristes de cette ville située au sud du Canal de Suez, à six heures de route du Caire. L’Ile Paradise, les magnifiques sites de plongée, la traversée du désert en pleine nuit, la chicha pomme d’Adam… Tout un programme.
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« L’impression d’être dans une cellule »
La France, tu l'aimes ou tu la quittes ! Cette phrase résonne encore dans ma tête. Mes parents avaient 20 ans lorsqu'ils ont quitté le Maroc pour trouver une vie meilleure, laissant derrière eux leur pays, leurs familles, leurs langues maternelles. Mais en vacances au bled tous les étés pour ne pas oublier.
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« Paris sera la capitale du mariage oriental »
Vous organisez la quatrième édition du Grand salon du mariage oriental. Pourquoi s’être lancée dans ce business communautaire ? J’ai eu quelques proches qui voulaient faire un mariage traditionnel. Malheureusement, ils n’ont pas trouvé de répondant auprès des salons déjà existants. D’où l’idée de lancer une étude de marché sur les mariages orientaux en France. Avec mes associés, nous avons sillonné les dix villes de France à forte concentration migratoire, sondé 1000 couples dont 60% d’entre eux avaient été déjà mariés, le reste était en projet. Il nous a fallu une année pour identifier les professionnels de ce marché.
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Plongée au cœur des centres d’appels
Dans la grande salle pourvue de téléphones et d'ordinateurs, les retardataires s'installent au premier poste disponible. Nous sommes en banlieue parisienne, dans un centre de télé-enquête. Les murs sont nus. Hormis quelques affiches publicitaires, rien ne rappelle l’entreprise. Déjà quelques-uns des enquêteurs, casque ou combiné sur les oreilles, se sont mis au travail.
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Vendanges en Beaujolais : « Daï, daï, Aliocha ! »
Il fait encore sombre lorsque nous nous levons. Et si Nono, en pleine forme, est tombé du lit, c’est l’air vif du matin qui achève de me réveiller. Une serpette et un saut à la main, nous nous entassons dans une petite remorque. Fagotés comme des chiffonniers, nous ressemblons à un groupe de clandestins qui tenterait de traverser la frontière illégalement. Pendant dix minutes, nous sommes ballotés dans tous les sens. Le camion s’arrête enfin au milieu des champs. C’est dans l’obscurité pâlissante qui précède l’aube, que nous pénétrons dans les vignes. Les ceps fléchissent sous le poids de lourdes grappes rouges et noires. A nous, désormais, de jouer de la serpette sans nous couper les doigts.
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Vendanges en Beaujolais : la vie des camarades
Dimanche 19 septembre, arrivée en gare de Belleville-sur-Saône dans le Beaujolais. Un homme d’une cinquantaine d’années m’attend dans le hall, une pancarte portant l’inscription « Longère » à la main. Il s’agit de mon futur patron : Jean-Jacques Longère, le propriétaire du domaine de la Croix du Mathy. Nous allons vendanger ensemble durant une semaine. Avec sa bouille franche de père tranquille, le viticulteur m’apparaît très vite comme un homme pudique qui ne se livre pas facilement. Néanmoins, nous profitons de la route pour échanger quelques mots.