Derniers articles
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Les filles du ring
Qui n’a jamais un jour rêvé de jouer les Maggie Fitzgerald dans Million Dollar Baby ou Diana Guzman dans Girlfight ? On aime souvent rêvasser devant notre écran de télévision, s’imaginant avec délectation terrasser notre pire ennemi avec la même facilité. Mais quand on se retrouve sur le ring pour la première fois, avec ses jambes de danseuse et ses mains qui n’ont jamais tapé autre chose que les touches d’un piano, c’est une autre histoire. En même temps, chatouiller une championne, ça ne se produit pas tous les jours ! Je m’apprête à vivre un grand moment et par-la même, me ridiculiser devant des millions d’internautes... Mais commençons par le commencement. [dailymotion width="380" height="284"]http://www.dailymotion.com/video/xhs0hx_les-filles-du-ring_sport[/dailymotion]
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Adam et Ryan, la fuite de deux jeunes homosexuels
Il y a quelques semaines, j’ai rencontré Ryan et Adam* accompagnés d’Olivier, le responsable du Refuge. Cette association vient en aide à des jeunes en situation de rupture familiale ou en difficulté d'adaptation sociale du fait de leur homosexualité. Ryan a une vingtaine d’années. D’origine marocaine, il est venu en France au mois de septembre 2010 pour poursuivre ses études. Ce jeune homme qui parle d’une voix posée est un musulman pratiquant et affirme faire les cinq prières quotidiennes.
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Il était une fois le Val-Fourré, métaphore du présent
Dans leur documentaire « Les Héritiers du silence », diffusé l’an dernier sur France Ô et sorti en DVD, Said Bahij et Rachid Akiyahou nous racontent avec une poésie aiguisée leur vision de leur lieu d'enfance : le Val-Fourré. Une des plus grandes citées HLM de France située dans les Yvelines (78), à Mantes-la-Jolie. Un témoignage qui, au début, revient sur la création de cette « ville dans la ville », à l'emplacement d'un ancien aérodrome. En raison d'un grand nombre de demandes de logements, d’immenses barres et complexes de béton sont sortis de terre dans les années 60.
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Quand on fait la queue à la CAF, on ferme sa gueule
Ce lundi midi, le soleil brille mais le vent s’engouffre dans les cheveux et fouette les visages. Bref, il caille. Il y a cette femme qui tient sa poussette les mains rentrées dans les manches, et tous les autres qui font la queue derrière elle. Ils sont nombreux ceux qui, malgré le froid, n’ont « pas eu le choix ». Ils font le pied de grue, en plein air, devant la Caisse d’allocations familiales (CAF) de Bobigny. Deux heures, c’est le temps moyen d’attente à la CAF de Seine-Saint-Denis. Deux heures, l’équivalent d’un trajet Paris-Nantes en TGV.
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Maya et Sophie, les colocataires du 12e
C'est au fond de l'allée, au deuxième étage du bâtiment C d'une petite résidence dans le 12e arrondissement de Paris que nos personnages, Maya et Sophie, 22 ans chacune, habitent. Un 30 mètres carrés, l'espace n'est pas très important, mais il convient parfaitement à la vie de nos deux héroïnes qui ne peuvent pas non plus se payer le grand luxe. Elles on deux mots d’ordre : l’organisation et le rangement.
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« Maintenant tout le monde sait que je suis sans papiers »
Abdenour, 19 ans, est sous le coup d’un arrêté de reconduite à la frontière. Le verdict doit être rendu ce mardi 22 mars, à 9h30 au tribunal de Melun. Les lycéens n’ont pourtant pas attendu cette échéance pour réagir. Lundi 21 mars à 15h ils s’étaient tous donné rendez-vous devant la préfecture de Créteil pour apporter leur soutien à leur camarade menacé d'expulsion vers l'Algérie. Tout commence il y a quelques jours quand Abdenour est arrêté alors qu’il est en train de fumer un joint. Le contrôle de police est bref : il n'a pas de papiers. Alors qu’il est emmené en centre de rétention, le lycée Saint Exupéry dans lequel il est scolarisé, se mobilise. Pour tous, c’est un choc.
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« Le droit n’est que prétexte à l’éloquence »
L'objectif de ce concours est d'encourager les qualités oratoires des étudiants et de les placer dans les conditions d'un véritable procès. L’événement a pour maxime : « le droit n'est que prétexte à l'éloquence ». Un jury composé de professeurs d'université et d'avocats jugent le pouvoir de persuasion des finalistes. Vêtus de leurs toges d'avocat Imane, Karim, Ferhad et Ismaël se sont lancés dans des plaidoyers enflammés. Imane et Karim décident d'argumenter sur le litige d'un agent de probation qui s'occupe de la réinsertion des délinquants sexuels. Ce dernier a été licencié pour s'être livré en dehors de son temps de travail à des activités sadomasochismes. Ferhad et Ismaël s'intéressent, quant à eux, au litige d'un gérant de fait qui n'a pas versé de pension alimentaire à son épouse.
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Pôle emploi : un gardien de la contre-révolution parle
J’ai rencontré Paul à Fressac, au bord de la rivière, dans le Gard. Il est employé à Pôle emploi et je n’ai pas très bien compris tout ce qu’il m’a dit, c’était très technique et j’ai dû le laisser parler longtemps. Mais il y a des choses qui m’ont frappé et même bouleversé. On peut penser que le but de Pôle emploi est de trouver des emplois et, pour être plus précis, «le but avoué et qui est partagé par le grand public c’est d’être un soutien à la recherche d’emploi notamment sur la mission de placement; mais le but inavoué est ce que je définirais comme une mission de contrôle social. »
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Robe noire ou djilbab ? Lycéenne musulmane interdite de cours
Dans ce lycée de Saint-Ouen (93), des élèves invoquent la devise républicaine inscrite au fronton de leur établissement pour contester une décision de l’administration. Les uns crient à la liberté bafouée, d'autres à la fin de la fraternité. Vendredi 11 mars, Sarah*, en plein cours de philosophie, est convoquée dans le bureau de la proviseure adjointe. On lui explique clairement qu'elle ne peut plus porter « la longue robe noire » dont elle est vêtue, que c'est un signe « religieux » et que c'est « interdit dans l'enceinte du lycée ». L'administration qui a pris cette décision d'interdit vestimentaire à l'encontre de cette jeune fille, estime que la robe noire en question est pareille à un « djilbab », longue tunique qui recouvre le corps, des épaules jusqu’au bas des chevilles.