Derniers articles
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Eclats de vitres sur le bitume au petit matin
Le quartier de la Boissière à Montreuil. Longbeach et Compton ont leurs magnifiques palmiers qui se déploient dans le ciel, nous, Montreuillois, avons des sortes de baobabs qui te défouraillent le sol avec leurs racines. Y’a pas à dire, c’est moche ! Cela ne suffisant pas, La Boissière souffre d’un autre mal : celui des vitres brisées. Il n’est pas rare de trouver de bon matin des éclats de verre éparpillés sur le bitume, bilan de deux ou trois voitures vandalisées.
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Maquillage halal : piège à gaga?
En navigant sur le net, j’ai accosté sur un site qui vante les mérites du maquillage halal. Oui, halal. Comme la viande, chez le boucher musulman du coin. J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un canular. Mais non, ce n’est pas une blague, ce marché-là existe réellement. Quand je parle de maquillage halal aux gens de mon entourage, ils me fixent avec des yeux ronds et éclatent de rire. Comme si j'étais détraquée. Il y a aurait donc un maquillage « halal », autrement dit licite selon l’acception musulmane, ce qui suppose qu’à côté de cela, il y aurait des maquillages « haram » (péché).
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Islam, discriminations : une furieuse envie de débattre
« Mobilité sociale : l’ascension par la méritocratie ou la reproduction sociale par l’inégalité des chances pour les jeunes issus des quartiers populaires ? » Un intitulé digne d’un mémoire de fin d’étude. Pourtant, samedi soir à la MJC du Mée-sur-Seine (77), c’est aux habitants de l’agglomération melunaise que l’ADIC (Association dialogue et initiatives citoyennes) proposait de réfléchir à la problématique.
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Sébastien-Abdelhamid, le muslim-geek
En février dernier, à ma grande surprise, je vois mon frère débarquer à la maison avec un Katana (sabre japonais) d’un mètre de long qu’il n’a même pas cherché à dissimuler. Après l’avoir questionné sur cet objet surprenant, il m’avoue qu’il l’a acheté à la « sauvette » à la sortie du salon Paris-Manga, Porte de Versailles. En véritable fan de la culture manga, il ne se voyait rentrer à la maison sans un souvenir. En faisant des recherches sur Internet pour comprendre cet engouement, je tombe sur un certain Sébastien-Abdelhamid, un « narvalo » du high-tech.
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« Merci, je sais que vous aimiez beaucoup mon fils »
Le soleil inonde la place Le Vau au cœur de la cité des Courtilles, à Asnières, mais il n’atteint pas les cœurs des habitants du quartier, plongés dans le deuil après la mort de Samy. Il allait avoir 15 ans en septembre, mais une blessure reçue à l’arme à blanche, après une rixe opposant des jeunes de sa cité à celle du Luth, à Gennevilliers, a mis fin à sa jeune vie. L’histoire est vieille comme les clochers, entre habitants d’Asnières et de Gennevilliers, « la division est séculaire », affirme Sébastien Pietrasanta, maire PS d’Asnières.
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« Je t’ai cramé, le loup-garou c’est toi ! »
Maintenant que je suis un grand garçon, je peux bien vous l’avouer : au lycée je jouais aux jeux de rôles. Un loisir honni par la majorité de mes camarades. C’est simple, même les gothiques, pourtant au ras des pâquerettes de la hiérarchie scolaire, nous jetaient des cailloux en visant la tête quand ils nous croisaient dans la cour de récré. On ne ressemblait à rien de concret, faut dire, assis autour d’une table comme dans une réunion d’alcooliques anonymes, avec nos feuilles de personnages sur lesquels on lançait des dès à 20 faces, tout en écoutant le maître du jeu parler de dragons, d’elfes et de forêts démoniaques. Gobelins des cavernes larmoyantes, jet critique, boule de feu de Vurzac niveau 8… Avec un vocabulaire geek de cet acabit, pas étonnant que les non-initiés aient voulu notre peau.
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Vol à la petite monnaie : le procès de Rachid
Les faits sont les suivants : le 24 avril 2010 à 16 h45, Monsieur X est victime d'un vol dans le RER B. Les détrousseurs utilisent un stratagème élaboré : l’un d’entre eux fait tomber des pièces de monnaie près du pied de la victime. Pendant que celle-ci se baisse pour les ramasser, un deuxième complice dérobe son sac-à-dos et s'enfuit. Monsieur X comprend ce qui vient de se passer, il suit alors à la trace l’individu qui a fait tomber les pièces. Ce dernier est bientôt interpellé par les agents de la gare. Ceux-ci lui présentent une pièce d'identité sur laquelle figure le complice de l’homme aux piécettes. Monsieur X reconnaît immédiatement Rachid, son voleur.
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« Plan social », l’art d’entuber le salarié
On est dimanche et il ne fait pas très beau. Le temps idéal pour jouer à un jeu que je viens de recevoir : « Plan social, le jeu préféré des grands patrons », comme il est écrit sur la boite. Chaque joueur incarne un actionnaire. Le but est de licencier tous les salariés pour avoir le droit de délocaliser en Chine. Et j'ai choisi mon frère de 18 ans pour coactionnaire. Je distribue à chacun de nous deux sept cartes qui correspondent à des salariés dans des différents secteurs d'activités : agroalimentaire, commerce et vente, BTP, nouvelles technologies. Le jeu s'arrêtera quand l’un des joueurs n’aura plus de cartes ou atteindra un total de 200 points. C'est l'actionnaire totalisant le moins de points qui gagne.
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Après-midi pipelettes chez Mehdi, coiffeur pour hommes
Un badaud lève la main pour le saluer, tandis qu’un autre lui demande de garder ses provisions. Il acquiesce, avec un grand sourire, puis se remet très méticuleusement à tailler la moustache de Tarek, qui, visiblement, a décidé de se lancer dans une imitation de Roland Magdane. Dix euros la coupe et le shampoing aux œufs : que demande le peuple ? Et, en prime, des ragots, des potins ; bref, du divertissement. Je suis d’un naturel impatient mais, chez Mehdi, je fais une exception. Bizarrement, ici, j’ai tout mon temps.