Derniers articles
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« L’état d’abandonnite de nos cités reste le grand scandale de notre pays »
A 23 ans, pour accomplir son service militaire, Félix de Belloy embarque comme matelot sur un navire de la marine nationale, direction le Sénégal. Cette aventure africaine tombe à pic pour ce jeune homme de bonne famille de l'ouest parisien qui s'ennuyait sur les bancs de la fac Panthéon-Assas pendant ses études de droit. « J'ai vécu ce voyage comme une respiration géographique et une respiration sociale », se souvient-il en se réchauffant dans un troquet de Saint-Ouen à l'abri de la neige paralysante de cette fin décembre.
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« La critique n’est pas du racisme »
A la radio, on l'écoute. Elle a la voix posée. Dans les journaux, on la lit. Parfois cinglante, parfois drôle. Souvent opposée. A la télé, on la voit souvent énervée. Elle entre au lycée Blanqui par la grande porte. Quelques élèves, sans trop la reconnaître, la salue. C'est sa première fois, ici, dans un lycée. Elle a l'air contente d'y être. Elle est venue parler, échanger dans le cadre du cours d'Autodéfense intellectuelle de Sophie Mazet, professeur d'anglais. La dernière fois, c'était l'intellectuel Tzetan Todorov. Aujourd'hui, round 2, c'est Caroline Fourest, essayiste et journaliste, qui s'y colle.
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Des collégiens face à leur avenir : l’implacable réalité
Si l'on demandait aux professeurs des collèges leur définition de l'« élève parfait », ils répondraient sans doute : personne qui travaille, participe en classe, est gentille, agréable, éveillée et drôle (un peu, pas trop). Voyons maintenant ce qu’il en est des élèves. Quels sont leurs rêves, leurs aspirations ? Lumière sur une classe de 3e de Seine-Saint-Denis, que je connais bien. Sur vingt-quatre élèves, il y a six redoublants, trois qui vont redoubler, une qui est arrivée en France il y a trois ans, trois qu'on ne remarque pas et huit qui s'en sortiront et seulement trois qui s’en sortent bien. Je leur ai parlé à tous. Tous m’ont répondu. Chacun son rêve, chacun son destin. Pro ou générale, littéraire ou scientifique.
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Jo, le rugby, c’est sa vie… C’est pas celle de son fils
Aujourd'hui c'est le jour des sorties ciné, je fonce a Ugc regarder un film que j'attends depuis longtemps, « Le fils a Jo», le premier long métrage de Philippe Guillard, ancien rugbyman reconverti dans le journalisme sportif. Dans la bande annonce, tous les ingrédients étaient là, l'amour du jeu, la beauté des gestes et l'aspect familial. Avec un mur consacré entièrement aux Canavaro, on comprend dès le début du film qu'au sein de la famille, le rugby est bien plus qu'une simple religion : c'est un devoir, une obligation.
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La maternelle de la colère
Vendredi 7 décembre, les parents d’élèves de l’école maternelle de Jean Jaurès, à Epinay-sur-Seine, ont eu une « Kinder Surprise » en déposant leurs enfants le matin devant l’établissement : la moitié des institutrices étaient absentes. C’est la saison des gastros, donc des congés maladie. Ajoutez les congés maternité et vous obtenez une école qui fonctionne, « en sous régime presque à chaque début d’hiver », confie une maman d’élèves. « Les absences, on les comprend. Le problème c’est qu’elles ne sont jamais remplacées », poursuit-elle. Idir Hocini
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« Que Dieu bénisse notre préfecture ! »
Quatre heures du matin, le réveil sonne. Je m’apprête à aller à la préfecture de Bobigny pour faire une démarche administrative. Il faut se lever tôt. Pas d’autres solutions. C’est comme ça et pas autrement. Ma mère a besoin de renouveler sa carte de séjour, je décide d’attendre à sa place jusqu'à l’heure d’ouverture à 9 heures. Je prends le premier bus de la journée, celui de 4h45. Vingt minutes de bus pour la destination finale, la préfecture de Bobigny.
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Restauration et consolation chez les barbus « chicken »
Rappelez-vous d’« Hercule », cette série retraçant les épopées du héros de la mythologie grecque qui passait sur la première chaine bleu, blanc, rouge. Quand il n’était pas en train de briser les cornes du minotaure ou de fracasser des mâchoires sur le bas côté d’une route, c’est dans une taverne plein d’affreux jojo qu’il se restaurait (mais on ne le voyait jamais manger ou boire, encore moins aller aux petits coins). Il y avait là des personnages qui n'avaient pas sucé que de la glace, des gens aux histoires un peu compliquées, qu’on appelle aujourd’hui « cas sociaux ».
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Idir, l’iPhone et le petit voleur
Dans la vie je ne m’autorise que deux petits luxes : la tomme de Savoie et mon iPhone. Il a une grande emprise sur moi. Quand on me voit avec dans la rue, courbé sur mes sms, on dirait Gollum et son anneau. La nuit je le caresse dans le noir et quand je l’ai dans la main, le monde tout entier disparaît autour de moi. Je ne sors jamais sans mon bien, mon précieux. Mais ce jour-là j’aurais peut-être dû le laisser dans ma grotte, enfin ma chambre, « ce fumier », préfèrent dire mes proches.
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Vibrez rugby !
« Le rugby ? Tu t'intéresses au rugby, toi ? » Voilà le genre de phrase auquel j'ai droit quand j'admets apprécier ce sport. Chez moi, à Bondy, les matchs de rugby n'étaient pas vraiment présents sur l'écran de télévision. Il a fallu un déménagement dans le Sud-ouest. La ville Rose : Toulouse est l'un des bastions du sport ovale. Le rugby était de rigueur le week-end, c'était aussi naturel que d'aller chercher sa baguette chez le boulanger. Alors, forcément, on y prend vite goût. Cela ne s'explique pas, la beauté du geste est remarquable.