Derniers articles
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Pavillon ou cité, un quartier pourri reste un quartier pourri
Quartier de la Boissière à Montreuil (93), une nouvelle journée caniculaire se termine. Sur un trottoir du boulevard devant le fleuriste, les clochards du quartier sont comme tous les jours vers cette heure-ci, couchés sur le sol, sirotant leur « vin de table » en poussant des cris bien caractéristiques d’un état proche du coma éthylique. A […]
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Garçons rappeurs et danseuse orientale à la fête du quartier
Les mamans sont de sorties, les filles aussi... Les plus beaux boubous, les plus belles djellabas, les plus belles robes. Paillettes, lunettes, éventails, foulards, chapeaux, robes-fleurette, claquettes, samedi 10 juillet, c'est dé-con-trat', zen, no prise de tête pour la fête des Pyramides. Prix d’entrée imbattable : 50 centimes pour les enfants, un euro pour les adultes. Il est 19 heures. Les premiers à passer sur l’un des stands sont un groupe de boxeurs, ils font de la boxe thaï. Ça n’impressionne pas grand-monde, les gens regardent la scène, vite fait, la jeunesse est posé sur un muret, appuyé sur des barreaux. La petite démo passé, trois jeunes renois, casquette à l'envers, cheveux blonds décolorés, lunettes sur le nez, avance en jumpant sur la scène.
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Un « bougnoulou » de 9 ans défile le 14 Juillet
En 1989, j’avais neuf ans. J’habitais à la Sablière, une cité SNCF de Marocains, la seule de Bondy Sud, qui comme chacun sait, est le quartier le plus joli de la ville, avec des pavillons, des enfants blonds et de l’herbe comme dans les séries américaines. C’était l’époque où la France commençait tout juste à se dire qu’un truc n’allait pas. Les ouvriers maghrébins venus, comme d'autres ouvriers d’autres contrées, reconstruire le pays après la guerre, sont restés après les travaux, ces cons. Pire ! Ils se multiplient comme les petits pains dans la sainte main de Jésus : ils font des gosses !
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« Mais t’es le copain à mon grand frère, je te connais »
Sous un ciel bleu clair commence une journée ensoleillée. Une dizaine d'enfants courent en direction du gymnase Bonaparte, aux Pyramides (photo). Il est dix heures. Avec eux, un jeune qui semble avoir la vingtaine, descend la pente qui mène aux abords du gymnase et demande à voix haute c’est ouvert. Le lieu est rarement vide, il appartient un peu à tout le monde. Des petits comme des grands viennent y jouer librement. Au bout d’un bon moment, un gardien vient ouvrir la porte, laissant entrer les enfants.
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La bonne est une femme d’émigré
Au mois de juin, de rutilants bolides ramènent chaque jour d’Europe des émigrés dans le quartier de Louga où vit Yama et ses trois enfants. Chaque véhicule empruntant la piste qui passe devant son domicile n’est que vaine promesse pour cette femme de 39 ans. Depuis douze ans qu’elle attend son mari, elle a cessé d’espérer le voir ouvrir la portière d’une de ces voitures de luxe. Emigré aux Etats-Unis depuis 1997, son mari attend d’avoir ses titres de séjour pour rentrer. Avec la crise qui frappe durement le pays de l’oncle Sam, les envois de devises sont de plus en plus espacés.
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Baby blues à la halte-garderie
Ce matin-là, j’ai rendez-vous avec cinq « drôles de filles » et vu l’endroit, tenu par des « camarades », elles n’ont pas envie de rigoler. Un bon vieux bistrot de quartier avec des chaises et des tables usées et sur les murs une mini-expo de photos sur le monde de la boxe. Une phrase attire mon attention : « Dans la vie, on prend des coups, mieux vaut savoir les rendre ! »
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Cette année, la sortie de classe, c’est « Shrek » !
Je me souviens qu’à l’école primaire, il n’y a pas si longtemps encore, nous avions le droit à une superbe sortie aux alentours du mois de juin. On l’attendait impatiemment. C’était un peu la récompense de notre année, on l’appelait d’ailleurs « sortie de fin d’année ». C’était habituellement dans un grand parc, un château, un musée… La sortie durait toute la journée, en général tout le monde était satisfait et rentrait chez soi avec de bons souvenirs. Pour sa dernière année de primaire, mon petit frère et toute sa classe de CM2 ont eu en guise de sortie, le droit d’aller voir Shrek 4 au Magic cinéma de Bobigny (93). Il faut croire que les moyens ne sont plus les mêmes, j’avais pourtant fréquenté la même école et la sortie c’était autre chose.
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Villiers-le-Bel : des peines moins lourdes que redoutées
Dimanche, 3 heures du matin. La cour d’assises du Val-d’Oise vient de rendre sa décision. Des cris stridents s’échappent de la salle d’audience. Des femmes sortent en pleurs, elles viennent d’apprendre les peines infligées aux accusés : 15 ans pour Abou, 12 ans pour Adama, 9 ans pour Ibrahim, 3 ans pour Maka et Samuel. Les quatre premiers sont reconnus coupables de tirs contre la police lors des émeutes de Villiers-le-Bel de novembre 2007. Le cinquième, de leur avoir fourni une arme.
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Il y a quelques semaines à peine, l'été était encore plus attendu que les allocations familiales ou que le mariage du Prince Albert. Et pourtant quand il pointe son nez, il ne fait pas les choses à moitié, le salopiaud. Du coup, pour fêter les grosses chaleurs avec trois amies (si j'avais 14 ans je dirais que ce sont mes BFF, best friends forever, Dieu merci je n'ai plus 14 ans), nous nous sommes dit qu'il serait bien de pique-niquer dans un endroit bucolique. Comme souvent le rêve ne correspond pas tout à fait à la réalité.