Derniers articles
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« La burqa est une provocation qui fait du mal à la religion »
Des yeux marron-vert rieurs, de longs cheveux blonds cachés sous un voile noir, Malika, Française d’origine algérienne, affirme : « D’après mes connaissances, le niqab ou la burqa ne sont pas prescrits dans l’islam. Je dirais même que c’est proscrit. » La jeune femme de 28 ans précise sa pensée : « Enfin, ce n’est pas vraiment ce que je veux dire, mais quoi qu’il en soit, en France, cela fait du mal à la religion. »
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Le sac volé et la petite fée
Céleste, 20 ans, est attablée à une brasserie de la gare du Nord avec un ami. Ils boivent un café, papotent. L’ami, qui a posé son iPod sur la table, ne remarque pas la main discrète venue de nulle part qui tente de s’en emparer. Céleste, elle, la voit tout de suite et pose sa main juste à temps sur l’objet convoité avant de crier. Le prix à payer pour avoir sauver l’iPod sera son sac. Alors qu’elle est concentrée sur l’objet, celui qui semble bien maîtriser son « sujet » se saisit du sac posé près d’elle sur une chaise et disparaît aussi vite qu’il est apparu. Céleste et son ami n’ont pas eu le temps de réagir ni même de voir le visage du voleur, déjà disparu avec son larcin au milieu de la foule pressée de la gare.
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Bintou Tounkara : miss engagée
Contrairement aux idées reçues, la deuxième ville la plus peuplée de Maliens après Bamako n’est pas Montreuil mais Ségou, au Mali. Et ce n'est pas à Montreuil non plus, où elle est née, qu'habite Bintou Tounkara, Miss Mali France 2010, mais à Belleville, un quartier populaire et désormais branché de la capitale. Agée de 19 ans, cette Titi parisienne porte bien son titre de reine de beauté. Elancée, apprêtée et maquillée avec élégance, Bintou arrive au rendez-vous, rayonnante, escortée par Jimmy, un fringant étudiant en droit, à peine plus âgé qu'elle, bénévole du pôle communication de l'association 2ème Génération, organisatrice de l'événement.
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Vieux migrants, que reste t-il de nos beaux jours ?
Mardi matin, 9 heures. Le long du boulevard de Belleville, le marché s’anime. Pendant ce temps-là, à deux pas de l’agitation commerçante, on prépare cafés et tartines. Un à un, les habitués poussent la porte du Café social et prennent place autour de la table : aujourd’hui, c’est petit déjeuner collectif. Un moment de convivialité, dans un lieu…pas tout à fait comme les autres. Ouvert en 2003 par Moncef Labidi, président de l’association Ayyem Zamen (le temps jadis), l’établissement accueille des migrants âgés, dont beaucoup de Maghrébins.
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Chatroulette : un brin pervers et totalement déjanté
Avez-vous entendu parler de ce site comico-sympathico-pervers ? Ce site où on fait des rencontres en tout genre, amicales et plus si affinités. Mais non, je ne parle pas de Meetic. Celui qui m’amène s’appelle Chatroulette (prononcez tachtroulette), allusion à la roulette russe, tant tout y est aléatoire. L’approche en est très simple : se connecter et cliquer sur « play ». Dès lors, votre webcam s’allume, si vous en disposez d’une, et vous voilà en tchat audio et vidéo avec la terre entière. On tchate donc, et on clique sur « next » pour passer à quelqu’un d’autre. Les quelques fois où je me suis branchée sur ce site, j’ai passé plus de temps à nexter les gens qu’à discuter avec eux.
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La Meuse, symbole du « corps traditionnel français » ?
En entendant les récents propos de Gérard Longuet sur « le corps traditionnel français », je me suis souvenu que ce dernier était un représentant lorrain, plus exactement de la Meuse. Ce qui avait forcément une dimension particulière pour le Lorrain de naissance que je suis. Il faut tout d’abord que je vous avoue que lorsqu’on grandit dans une modeste ville des Vosges, comme ce fut mon cas, on remercie le ciel d’une chose : c’est de ne pas grandir en Haute-Saône ou dans la Meuse… Parce que nous au moins, nous avons les montagnes ! (Les Haut-Saônois et les Meusiens sauront me pardonner cet affront.)
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Les monologues du fondant
A l’instar de ma collègue Faïza, je suis en proie à une addiction sévère. Elle, c’est les séries américaines. Moi, c’est le sucre. Je suis l’incarnation du slogan « manger des fruits », mais uniquement transformés en gâteaux. Le fruit nature, tombé de l’arbre, c’est pour les sauvages. Alors je lutte, car ces délices ont un prix cher à payer. Un « plaisir des yeux » suffit à me faire prendre un kilo. Alors, pensez, si je réponds à l’appel, je serai condamné à une olive pour trois jours, tout ça pour ne pas avoir le popotin d’Idir.
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Dans le métro, on devrait avoir des pancartes proclamant « ceci est mon espace » pour éviter les indésirables. Aujourd’hui, j’ai dû rompre avec un homme. Ce n’est jamais facile de briser le cœur à quelqu’un, mais parfois le cœur et la raison sont d’accord. Ce jeune homme, je ne le connaissais pas avant de m’installer près de lui dans la rame. Il me déclare qu’il m’a remarquée et qu’il voudrait qu’on garde contact. Je réponds poliment que cela ne va pas être possible.
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Et si Juliette avait été mariée de force à Roméo…
La semaine dernière je suis allée au Palais des Congrès, à Paris, pour assister au retour de la comédie musicale « Roméo et Juliette ». Après une semaine bien chargée, pas même le temps de dire « ouf » que je dois prendre le métro direction Porte Maillot, quelle vie on mène tout de même quand on a 15 ans… En l’espace de quelques secondes, la salle est plongée dans une ambiance XIVe siècle : les costumes, les manières de s’exprimer, de se tenir… Le décor est grandeur nature.