Derniers articles
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Théorie du complot, le retour. Soyons honnêtes, Dame Nature n’est pas toujours des plus généreuses. Moi-même, j’ai été livrée sans la partie du cerveau qui permet de comprendre les maths. Les équations avec des chiffres et des lettres, c’est pour moi une alliance contre-nature. J’ai renoncé à les comprendre. J’ai aussi une autre faiblesse. Les cheveux. A leur état naturel et en liberté, je ne ressemble à rien. Peut-être à un mouton transgénique qui aurait brouté de l’herbe du côté de Tchernobyl.
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Ma sortie sur un chantier
Nous sommes vendredi. Enfin. Pour les 3e du collège inscrits en option « Découverte Professionnelle », c’est le jour d’une première sortie en entreprise. Il est 11 heures, le cours d’espagnol est terminé, nous filons tous au réfectoire, la prof principale et son collègue nous y attendent pour déjeuner. Pourquoi si tôt ? Nous devons être rue du […]
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Braquages : « Le secteur d’activité des losers »
Le braquage du supermarché Lidl, hier matin à Sevran, en Seine-Saint-Denis, s’ajoute à une longue liste d’infractions du même type, en hausse spectaculaire. Entre le printemps 2007 et le printemps 2008, « le nombre de vols à main armée (armes à feu seulement) est passé de 5500 à 6700 », indique le commandant Christophe Gesset, membre du […]
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« Ramène la caisse tout de suite, ou j’te tue ! »
Vendredi 16 octobre, fin de journée, après mes cours à la fac. Mes faux ongles en résine ne tiennent plus la route. Un crochet par le salon de beauté du centre commercial Bobigny 2 est de rigueur. Je me les ferai remplacer et rentrerai ensuite chez moi. A pein cinq minutes à pied. J’entre dans l'institut de beauté de la filiale Kenza et vois qu’il y a deux femmes avant moi. Je m’assois pour patienter. Au bout de dix minutes, la femme qui s’occupe des manucures, une Asiatique ne parlant pas très bien le français, me fait signe de venir vers elle.
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La semaine de Faïza
SAMEDI. Comme mon carnet mondain est aussi rempli que le compte en banque de ceux qui ont confié leurs économies à Bernard Madoff, je décide d’aller au cinéma toute seule ce samedi soir. Je sais, ça fait pitié. C’était ça ou regarder le match France-Iles Féroé. Seule d’accord, mais pas suffisamment masochiste pour m’infliger un match de foot. Pour continuer dans le cliché « je suis une fille et j’aime pas le foot », je suis allée voir « 500 jours ensemble ». Une bluette romantico-niaiseuse comme tout le monde les aime. On sait comment ça commence. Et surtout comment ça se termine.
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Le videur : « Non, vous ne rentrez pas »
Plus jeune (il y a six ans, j’en avais 20), j’allais de temps à autre en boîte de nuit. Dix plombes pour s’apprêter, dix plombes pour l’organisation, à combien de voitures on y va, qui vient, qui paye l’essence, y a t il autant de mecs que de nanas ? J’avais alors deux groupes d’amis distincts […]
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L’université populaire fait salle comble
Un silence d'aumônerie. Des personnes en rangs d'oignons, assises. Tournées dans la même direction. Concentrées. Une majorité de personnes d’un certain âge à âge certain. Une minorité de jeunes adultes. Un seul qui se barre, c’est tout. Une ambiance studieuse se dégage de la première journée de cours donnée à l'Université populaire de Bondy le 1er octobre avec le mathématicien Benoît Rittaud comme intervenant. Il interroge : « A quoi servent les mathématiques ? »
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Boulanger, menuisier… Sarah rêve de métiers plus prestigieux
Nous sommes en juin 2009 et comme tous les ans au collège Liberté, c’est les réinscriptions pour l’année suivante (la dernière pour moi, snif ! snif !). Dans ce dossier de nombreuses questions nous sont posées, notamment une qui concerne les options : soit le latin/ grec, soit la découverte professionnelle. Moi, naïve comme je suis, je crois qu’il faut obligatoirement cocher une case, je coche donc « 3ème Découverte professionnelle ». Jusqu’ici aucun souci !
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La semaine de Faïza
LUNDI. Désespoir avant la reprise d’une activité intellectuelle quelconque. En attendant, je me glisse dans la peau d’une Desperate housewive et je regarde les merveilleux programmes made in M6. Ironie du sort, il y a quelques mois j’arpentais les couloirs de cette même chaîne avec le grade envié de stagiaire pour une émission de reportage. Enfin, envié, j’évoluais plutôt dans un univers façon « Caméra Café » couplé avec « Ugly Betty ». Le happy end en moins. Et le rôle du beau mec qu’on lorgne à la machine à café, c’est Guy Lagache, Monsieur Capital, qui le jouait. Nous avions même développé une relation unilatérale.