Derniers articles

  • La RN3 à Bondy, c’est la ruche des daronnes

    Un dimanche à Bondy, c’est sacré. Certains vont à l’Eglise. D’autres se sont trouvés une passion à laquelle ils ne renonceraient pour rien au monde : j’ai nommé la RN3, les Champs-Elysées locaux où tous les magasins sont ouverts ce jour-là. Cette artère qui fait office de ligne de démarcation entre deux mondes, Bondy Nord et Bondy Sud, est devenue le rendez-vous incontournable des fashionistas de Bondy, les daronnes (nos mamans, si vous préférez). Celles-là mêmes que l’on peut apercevoir au marché la veille.

    Par Bondy Blog
    Le 04/03/2009
  • Filles de banlieues, jouissez sans entraves !

    Il y a un truc que je n’ai jamais bien compris chez les filles de banlieues : elles veulent vivre. Dés que ça a 21 ou 22 ans, ça veut faire des trucs complètement déments comme prendre un verre ou rentrer à la maison à 21h30, ou, summum de l’anarchie, appeler un garçon au téléphone. N’importe quoi ! C’est à cause des études, faut arrêter ça tout de suite. Ça leur a mis des idées démoniaques dans la tête. Les femmes réussissent mieux à l’école que nous, les rats, ce qui fait que de nos jours, elles se refusent aux plaisirs simples et sains de l’existence, comme faire le ménage, la cuisine ou rêver du grand amour qui ne vient jamais devant les « Feux de l’amour » toute l’après-midi. Ça veut vivre…

    Par Idir Hocini
    Le 04/03/2009
  • Dans les cours de récré, le catch détrône le foot

    Eh oui, savez-vous de quoi on parle dans toutes les cours de récréation ? Ce n’est plus de foot, ni de rugby et encore moins d’athlétisme. On ne parle plus que de catch. En effet, la tendance aujourd’hui, c’est le catch et toujours le catch. Tous les passionnés ont des jeux de ce sport sur leur PSP ou leur Play 3. Pourquoi ce phénomène a-t-il pris de l’ampleur ? Tout simplement parce que depuis quelques mois, les combats de catch sont diffusés à la télévision le mercredi, le vendredi et le samedi sur les chaînes de la TNT (NT1) et sur RTL 9.  

    Par Mehdi Ichou
    Le 03/03/2009
  • Hard discount : c’est ton destin !

    Au même titre que Louis Vuitton, il s'est imposé à Bondy comme le nouveau signe extérieur de richesse : le sac... Carrefour ! Une fois, j'ai voulu me faire plaisir en achetant du fromage qui en avait le goût, à Rosny 2. On aurait dit que j'étais Lagardère, tellement j'ai fait des envieux dans le quartier : « Bourgeois ! On mène la grande vie, hein ! Monsieur achète des yaourts au bifidus actif, des trucs vus à la télé… Nanti, va ! » Faut bomber le torse, maintenant, quand on rentre des courses faites au centre commercial ? Merde ! J'habite pas dans un township, tout de même. Acheter du Nutella dans un supermarché classique, c'est devenu bling bling à l'heure actuelle, vu la place qu'a prise le hard discount dans le cœur, et le ventre surtout, des Bondynois.

    Par Idir Hocini
    Le 02/03/2009
  • Etudes : un RER entre la Seine-Saint-Denis et le Québec ?

    « Je vais vous présenter aux différentes personnes ici présentes ! Ce sont des représentants d’universités ou d’écoles québécoises venues ici pour recruter des jeunes étudiants. » Les paroles de Sandra Etienne, directrice de développement chez Trace TV, sont engageantes. Elle me dirige alors vers Stéphanie Dion, membre de la Conférence des recteurs et des principaux des universités du Québec (CREPUQ), un rassemblement de 17 universités et écoles québécoises (14 francophones et 3 anglophones).

    Par Bondy Blog
    Le 28/02/2009
  • Mais que fait le consulat du Niger dans la rue d’Aubagne ?

    La rue d’Aubagne, c’est un concentré du Marseille populaire. On y trouve des coiffeurs afro, des poubelles recrachant tous les déchets imaginables, des commerçants qui se grillent une clope devant leur échoppe en compagnie du client du matin, des murs tagués et recouverts d’affiches jaunies, des trottoirs si étroits que les passants sont contraints de jouer des coudes, et le soir venu, des armées de rats qui festoient autour des poubelles. Au milieu de tout ça, au numéro 67, une porte étonnamment vierge de toute écriture ou dessin indique sur une plaque en cuivre brillant : « Consulat de la république du Niger ».

    Par Bondy Blog
    Le 27/02/2009
  • Hüseyin, fier de sa langue, de sa religion, de ses enfants

    Hüseyin, 60 ans, est propriétaire d'une épicerie dans le quartier turc de la rue du Faubourg-Saint-Denis. Assis sur sa chaise derrière sa caisse, il me reçoit gentiment. Son français est approximatif mais il est content lorsque je me présente à lui en turc. Originaire de Bursa, ville située à environ 200 kilomètres d'Istanbul, Hüseyin est arrivé en France en 1972. Avant de s'installer en région parisienne, Hüseyin a vécu pendant quinze ans à Vendôme, dans le Loir-et-Cher : « C'était calme, là-bas. Pour le travail, il n'y avait pas grand-chose mais on était tranquille. Moi, je travaillais comme ouvrier à l'usine De Dietrich, mais j'ai eu un accident de travail et je me suis fait opérer deux fois dans le dos. J'ai dû arrêter de travailler à l'usine. »

    Par Nassira El Moaddem
    Le 26/02/2009
  • « A force de travail, je sais que j’y arriverai »

    Dans l'une des ruelles perpendiculaires à la rue du Faubourg-Saint-Denis, j'entre dans une petite imprimerie pour y rencontrer Dilek. Cette jeune femme de 26 ans fait partie de la communauté alévie*. C'est son père, travailleur immigré depuis 1984 en France, qui la fera venir avec sa mère en 1991. Divorcée depuis peu, maman d'un enfant de 3 ans atteint d'une maladie grave, Dilek ne veut pas s'apitoyer sur son sort et fait du courage et du travail deux vertus inconditionnelles de la réussite.

    Par Nassira El Moaddem
    Le 25/02/2009
  • Ces salafistes français qui émigrent en terre d’islam

    Tout le monde a déjà entendu parler de l’alyah, terme hébraïque qui désigne la « montée » des juifs vers Israël. Mais très peu savent ce qu’est l’hégire : l’immigration des musulmans vers une terre d’islam. Dans la tradition islamique, l’hégire correspond au départ du prophète Mohammed et de ses compagnons vers la ville de Médine, à l’époque où ils étaient persécutés par les habitants de la Mecque. Aujourd’hui, l’hégire est préconisée par les théologiens salafistes, qui conseillent aux musulmans qui ne peuvent pratiquer parfaitement leur religion, de quitter le territoire où ils se trouvent pour se rendre dans un pays plus en rapport avec leurs idéaux de foi.

    Par Bondy Blog
    Le 25/02/2009