Derniers articles

  • Mon ancien prof  : « T’as pas un téléphone portable à vendre ? »

    Face à la crise financière et au pouvoir d’achat en berne, la France d’en bas s’organise comme elle peut. Pour l’instant, le seul commerce qui s’adapte à cette situation, c’est l’épicier, plus fréquemment appelé l’Arabe du coin. Grâce à lui, c’en est fini du paquet de cigarettes à 5 euros et trente centimes. Maintenant, c’est 40 centimes la clope. Pas donné, mais du coup, les fumeurs fument moins. Cela ne vaut pas que pour les cigarettes, il y a aussi les feuilles à rouler à prix très abordable, 10 centimes l’unité seulement. Pour les gourmands, il existe de nombreuses gammes de gâteaux vendus en sachets individuels à 60 centimes, ainsi que les pistaches, cacahuètes et noix de cajou qui sont vendues au gramme.

    Par idriss_k
    Le 23/11/2008
  • La bataille du Net ou la paix rompue dans les familles

    « Internet, c'est la vie ! », s’exclame Hélène, 17 ans. C’est bien connu, aujourd’hui 9 adolescents sur 10 surfent sur Internet et une grande majorité d’entre eux délaissent les autres médias pour la toile. « Internet, poursuit Hélène, c'est plus qu’un remplaçant de la télé, c'est la télé en extraordinaire. J'ai délaissé la télé, y a tout sur le net : des séries, des films... La télé ne sert presque plus à rien. » La web addiction touche toutes les couches sociales. « Un jour, raconte notre ado, je suis restée éveillée jusqu'à ce que les oiseux chantent, il était 10 heures du matin et j'étais encore devant mon ordinateur. »

    Par Widad Ketfi
    Le 22/11/2008
  • Annick, sa vie avec l’hépatite C attrapée par transfusion

    Annick F., 67 ans, vit avec une retraite de 600 euros par mois, le minimum social. « Si j'avais pu travailler normalement, j'aurais eu une retraite plus élevée, mais je me suis retrouvée en longue maladie trop tôt. Mon avocat a fait le nécessaire mais comme toujours, la partie adverse refuse de reconnaître ses torts et ralentit la procédure à coups de contre-expertises. La dernière m'a coûté 1600 euros, que j'ai dû emprunter. Quand vous voyez toutes les difficultés administratives et judiciaires qui se dressent devant vous alors que vous êtes affaibli par la maladie et les insomnies, vous avez juste envie de baisser les bras. Je sais que beaucoup de victimes de ces transfusions sont mortes dans le silence pour la plus grande majorité. Moi, je continuerai jusqu'au bout, quoiqu'il arrive, puisque aujourd'hui, avec un quatrième avocat, je vais en cour d'appel. »

    Par Bondy Blog
    Le 21/11/2008
  • J’ai testé le hammam à Bondy !

    « Le temps d’un rêve », c’est le nom du hammam de Jahida Hameurlaine, ouvert à Bondy depuis maintenant trois mois. Ce sont aussi quatre mots qui résonnent dans ma petite tête avant d’y aller. Un nom pareil, ça fait rêver. Et ça interpelle : un peu vendeur, peut-être ? J’appréhende donc le moment où j’y mettrai un doigt de pied. En ressortirai-je purifiée, zénifiée, avec les joues roses d’un bébé ? Le jour où je m’y rends, en tout cas, je suis lessivée par une semaine intense de travail.

    Par Bondy Blog
    Le 20/11/2008
  • Le combat de Sonia Imloul

    Sonia Imloul, membre du Conseil économique et social et à la tête de Respect 93, association de prévention de la délinquance en Seine-Saint-Denis, nous a permis de rencontrer Frédérique et Nelly, deux mères confrontées à des situations impossibles (lire l'article précédent de ce matin). « Ce n’est pas à la justice de régler les problèmes que rencontrent ces familles avec leurs enfants violents à l’école, clame-t-elle. Il faut à la place une politique familiale et non judiciaire. » Pour frapper haut et fort, elle a adressé en octobre un manifeste au président de la République, dans lequel elle lui demande d’instaurer une « véritable politique de prévention ». Le manifeste a reçu le soutien de députés, Delphine Batho et Julien Dray (PS), Hervé Mariton (UMP) et Jean-Christophe Lagarde (NC), entre autres.

    Par Antoine Menusier
    Le 17/11/2008
  • Une « flash connection » rapproche Paris et banlieue

    L’inconnu près de chez soi. Julia Cordonnier, photographe, a demandé à dix jeunes parisiens et dix jeunes de la banlieue nord d’effectuer un échange de quartiers, le temps, pour eux, de réaliser un travail photographique. Astrid, 25 ans, habite Epinay : « On a beaucoup de préjugés, que ce soit sur la banlieue ou sur Paris. Le fait de participer à cette expérience m’a permis de voir les choses par moi-même. Julia m’a proposé la Place Blanche, dans le quartier de Pigalle, à Paris, et j’ai accepté. La journée, il ne s’y passe pas grand-chose mais la nuit, c’est carrément un autre monde, on a tous ces touristes qui montrent leurs fesses ou leurs torses, ou qui font leur Marilyn Monroe au-dessus de la bouche d’aération qu’il y a là-bas, c’est super ! »

    Par Bondy Blog
    Le 14/11/2008
  • Dans les bleds de province, des classes spéciales « immigrés »

    Enseigner le français aux enfants de diplomates dans une capitale européenne, et l'année d'après, faire la même chose avec les enfants d'immigrés dans une petite ville de province: c'est le grand écart qu'a fait Eléa (prénom modifié). Cette prof des écoles polyglotte de 23 ans s’est vu proposer par l'Académie divers postes de classe uniques dans des hameaux au fin fond de la campagne, le genre de bleds paumés qui font passer Walnut Grove* pour une ville universitaire...

    Par Bondy Blog
    Le 14/11/2008
  • Dans une voiture avec des inconnus

    Mon premier permet de partager un moment convivial avec des inconnus. Mon deuxième offre l’inespérée occasion de ressortir nos chansons de colonies de vacances. Mon troisième diminue la consommation d’essence et les émissions de gaz à effet de serre. Mon tout se nomme covoiturage. Comme beaucoup d’activités demandant une mise en relation avec des inconnus, les sites de covoiturage explosent sur la toile. Tout a commencé avec Allo Stop, association créée en 1958 par un Breton.

    Par Bouchra Zeroual
    Le 13/11/2008
  • « Vos arrière-grands-pères morts pour la France n’étaient pas des traîtres »

    Le 11 Novembre, à Villiers-le-Bel aussi. L’association Collectif Fusion et le collège Martin Luther King ont décidé, à leur manière, de rendre hommage aux héros de la Grande Guerre, en particulier aux combattants venus d’ailleurs, morts, comme les autres, pour la France. Des affiches représentant des soldats des colonies sont visibles dans toute la ville et une exposition sur le même thème a lieu dans la salle Marcel Pagnol de la commune. Le but de cette action est de créer une mémoire commune et de mettre en valeur le rôle joué pas ces soldats algériens, marocains, sénégalais ou annamites, rarement mis à l’honneur dans les commémorations et dont le rôle n’est que très succinctement rapporté dans les manuels scolaires.

    Par Bondy Blog
    Le 12/11/2008