Derniers articles
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L’affaire Dieng : une mort vraiment pas claire
Lamine Dieng, un jeune homme noir de 25 ans, serait mort à Paris d'un arrêt cardiaque dans un fourgon de la police, dans la nuit du 16 au 17 juin. Il avait été interpellé dans un hôtel peu auparavant, suite à une plainte pour tapage nocturne. La famille doute de la version policière.
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Douleur et respect
L’équipe du Bondy Blog tient à s’associer dans la douleur à Mohamed Hamidi ainsi qu’à toute sa famille en France et en Algérie. Le destin de son père Boumediène Hamidi, des deux côtés de la Méditerranée, est de ceux qui sous-tendent l’existence de ce blog et ce n’est pas un hasard si nous l’avons évoqué […]
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Lettre à mon frère
Cela fait bientôt cinquante ans que j’ai quitté la maison et c’est la première lettre que je t’envoie. Je m’en souviens comme si c’était hier. Il fallait que l’un de nous parte travailler en France. Il fallait sortir notre famille de la misère noire. Ils sont venus au village, nous ont montré des photos. C’est toi qui devais partir. Tu étais plus jeune et plus fort que moi. C’était la guerre et tu as reculé, le dernier soir, alors que tout était prêt. Mais il fallait que l’un de nous parte, alors je suis parti. J’étais déjà marié et ma femme attendait Mohamed, mon premier fils. Je les ai laissés et j’ai pris le bateau sans me retourner. Depuis, nos vies ne se sont presque jamais recroisées. Lorsque ma femme m’a rejoint avec mon petit garçon en 1962, je t’ai demandé de venir. Il y avait du travail ici. Mais tu n’as pas voulu. Tu as préféré rester pour veiller sur maman et sur notre famille. J’ai travaillé dur, je n’ai fait que cela. Trent huit ans dans la même usine, à la fonderie, à couler de l’acier pour nourrir mes huit enfants. Aujourd’hui, ils sont grands et ils se portent bien. Sauf le dernier. Il ne m’écoute pas. Avec l’aide de Dieu, il va se calmer un jour et trouver du travail. Il a de la chance mais il ne s’en rend pas compte. Il ne sait pas ce que nous avons enduré. Je sais que tes enfants ne t’on jamais pardonné d’avoir reculé ce jour-là et qu’ils te maudissent de les avoir fait grandir là-bas. Mes enfants ont eu plus de chance. J’aurais voulu être près de toi au moment de l’indépendance, lorsque notre mère est partie, lorsque tu as perdu ta petite fille, lorsqu’ils égorgeaient partout à travers le pays. Pourtant, j’ai essayé de vous aider. Je vous ai envoyé de l’argent, tant que j’ai pu mais la vie est difficile ici aussi. J’ai fait ce que j’ai pu et je suis désolé si ça n’était pas assez. Je suis malade. J’ai respiré tellement de poison à l’usine que mon corps est déjà à bout de souffle. Ici, ils vivent jusqu’à 90 ans mais c’est pas pour nous, qui avons travaillé trop dur. Bientôt je vais rentrer, dans un mois ou deux, car la terre qui m’a vu naître est celle qui me verra partir. Je compte sur toi pour t’occuper de tout.
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Jean-Pierre Mignard : « Je sens que les vraies choses se passent en Seine-Saint-Denis ! »
Jean-Pierre Mignard est un as du barreau. Il a plaidé dans des affaires aussi célèbres qu’alambiquées : procès Erika, emplois fictifs de la Mairie de Paris, écoutes de l’Elysée et dernièrement, dossier Eurotunnel. Il assure également la défense des intérêts de Ségolène Royal et François Hollande face aux révélations sur leur vie privée. Versant banlieue, Jean-Pierre […]
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Le billet Air Algérie, sacerdoce du vacancier
A l’approche des grandes vacances d’été, tout le monde a la même question sur les lèvres : tu pars où en vacances cette année ? Comme si votre interlocuteur ne connaissait pas la réponse… Ben au bled, voyons. Seulement voilà, le terme bled recouvre plusieurs situations, toutes différentes les unes des autres. Partir en Tunisie ou au […]
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La boxe kabyle
Art martial méconnu du grand public, la boxe kabyle a néanmoins acquis ses lettres de noblesse en France, où chacun peut à loisir la pratiquer. Ce sport de combat séculaire est répandu dans tout le Maghreb et porte plusieurs noms selon les différentes régions : kung Fu de Tlemcen, savate des Aurès, claquette de Rabat ou encore la danse du Harissa comme on l’appelle du coté de Tunis. La boxe kabyle est divisée en plusieurs branches, la plus controversée, celle du ceinturon volant, pose comme condition d’être papa. Cette école met à disposition du combattant tout un éventail de claques et d’armes : ceinturon en cuir, claquette, fils de la radio, postillon rageur… l’environnement et la physiologie de celui qui s’exerce à la boxe kabyle, doivent être un véritable arsenal. Les armes de jet, comme la télécommande, ont récemment été autorisées par la FPRB (Fédération des Pères à la Remise des Bulletins).
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Les « Dérouilleurs » du handicap social
Si les jeunes diplômés venus des cités n’ont pas eu la chance d’être « le fils ou la fille de » pour accéder à des postes à responsabilité ou à un statut de cadre – car beaucoup d’entre-eux ont des parents ouvriers –, un diplômé en finances, consultant dans une banque, originaire des Yvelines a eu une idée pour pallier […]
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Tu peux compter sur moi
Moussa a 11 ans lorsqu’il arrive du Maroc et se retrouve au neuvième étage d’un immeuble de la cité Blanqui de Bondy, trois étages au dessus de Denis. Ils deviennent les meilleurs amis du monde. Les moments de galère, le foot en bas de la cité, ils partagent tout. A la fin des années 90, la cité dérape. Le petit frère de Moussa a des embrouilles avec des jeunes du quartier. Sa mère décide de déménager à Bondy Nord. Quelques temps plus tard, Denis et sa famille quittent aussi le quartier, car la ville a décidé de détruire la partie centrale de la grande barre, pour donner de l’air à la cité Blanqui. Moussa entre en conflit avec sa mère. Il s’en va seul respirer l’air du 77, vadrouille un peu, fait les quatre cent coups. Denis, lui, fait sa vie. Il se marie jeune, devient papa d’un petit garçon. Denis et Moussa n’habitent qu’à un kilomètre l’un de l’autre, mais ne se croisent plus. Ils ne sont plus dans le même délire.
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Journée « consulat d’Algérie »
Dans Les douze travaux d’Astérix, lors de la huitième épreuve, nos chers gaulois doivent récupérer le formulaire A-38 dans un bâtiment bureaucratique romain, épreuve censée les rendre fous, tant les poncifs sur les fonctionnaires qui les accueillent sont poussés à l’extrême. Une journée au consulat d’Algérie c’est normalement ça, un bâtiment qui rend fou et […]