Derniers articles
-
Quatre à zéro : hip hip !
Ce soir-là, le RC Blanqui est au Gazi, le nom d'un ex-maire donné à ce centre sportif de Bondy, qu'on appelait aussi le Tournesol, à cause de sa piscine couverte d'une grande coupole blanche à hublots. La nuit, l'édifice ressemble à une soucoupe volante posée derrière les buts. Un ovni. Ce qui n'est pas clairement identifié non plus, c'est l'équipe adverse, un groupe de copains en jaune fluo qui a proposé cette rencontre aux bleus et qui s'échauffe déjà. Il doit être 20h30, une demi-heure de retard pour le coup d'envoi. Pas grave, les joueurs de Blanqui arrivent en ordre dispersé, toujours un bon mot à la bouche pour le "nouveau" de L'Hebdo. "Allez la Suisse!", "Putain, ce soir j'ai envie de fout' le feu!" et un autre, un peu plus tard: "Vous avez vu? Ils ont brûlé un train!" Il prend un petit trot et se retourne "noooon je blaaaague…". J'y avais presque cru.
-
A qui lance la première pierre
A notre arrivée près du local donc, comme je l'ai suggéré un peu avant, Paolo, Michel (Audétat) et moi-même, avons été quelque peu caillassés. Pas de mal, rien de grave, dieu merci. Je suis pas là pour cafter, mais bon, lapider les nouveaux, ça pousse un peu. Mohammed a débarqué fiça et s'est mis en quête, toute affaire cessante, des cocos qui nous en voulaient. Ça n'a pas traîné. Un quart plus tard, le ton montait dans la cage d'escalier. On avait fait venir des coupables présumés voire des p'tits gars vaguement inféodés au meneur que nous avions vu. De l'intérieur du studio, Paolo et moi jetons un œil dans le judas. De l'autre côté, il y avait Mohammed et son vieux compère Radouane avec deux jeunes de l'entrée voisine, appelons-les I et C.
-
La pierre dans le jardin
Pour rappel, le local où nous dormons est le mini-QG des footballeurs du RC Blanqui. L'arrivée de L'Hebdo sur place a un peu chamboulé les choses. Pour les besoins du blog, on y a installé un PC connecté en haut débit, pas si fréquent ici. Son usage, multiple, suscite des envies. Comme c'est le local de l'association, les "grands frères" y passent une partie de la journée et surfent, tchatent, charment ou se laissent charmer, téléchargent du rap.
-
Bonjour Bondy !
Je ne vous connais pas encore et pourtant j'ai l'impression de vous connaître déjà un peu. Dans le train qui m'a amené ici, j'ai lu (et souvent relu) tout le blog, commentaires compris. J'ai pas calculé, mais ça doit bien faire 200'000 signes. Deux mois entiers que l'Hebdo est là, que vous l'accueillez. Il y a vos photos, il y a vos noms. Ou vos prénoms. Ou vos pseudos. Une vie, des vies!
-
La relève (bis)
Tout à l'heure, Michel Beuret arrivera à la gare de Bondy pour prendre la relève. C'est un garçon charmant, doué, drôle, qui saura j'en suis sûr exceller dans la tenue de ce blog. Cela dit, je ne suis pas certain de me réjouir à l'idée de le voir débarquer dans MON local. Cette semaine aura été pour moi passionnante, exaltante, attachante, émouvante et toxico-dépendante: L'Hebdo Bondy Blog est une drogue dure.
-
Sciences-Po à Bondy (suite)
En évoquant l'interview du directeur de Sciences-Po parue dans Libération (post du 8 janvier), je ne m'attendais pas à recevoir une invitation de Philippe Destelle, professeur au lycée Jean Renoir de Bondy, à venir suivre l'Atelier Sciences-Po qui se tient chaque mercredi de 13 h à 15 h, dans la bibliothèque de l'établissement.
-
Bref éloge de l’habitat pavillonnaire
J'enfourche mon vélo et je me laisse dériver dans le dédale des rues pavillonnaires (on ne le répétera jamais assez, Bondy ne se réduit pas aux cités). C'est un plaisir. Les maisons dessinent un paysage extraordinairement varié. Certaines sont décaties, d'autres affichent les signes extérieurs des rêves projetés par ceux qui les ont fait construire. Il y a une minuscule tour de castel sur celle-ci. Un balcon crénelé sur celle-là. De frêles colonnades un peu plus loin . Je m'arrête devant une maison qui semble en pain d'épices; je découvre un palmier pour le moins inattendu sous le ciel de Bondy. Tout cela me fait songer à un inconscient à ciel ouvert.
-
Petite (mais importante) précision
Après avoir lu le récit des mésaventures qui me sont arrivées hier (lire Fort Chabrol à la Cité Blanqui), Kamel m'a fait ce reproche: "Vous auriez quand même pu dire que Cyril et moi, on est arrivé avant Radouane pour vous venir en aide."
-
Apéro chez un webmaster
Hier soir, à l'heure apéritive, je me suis remis de mes émotions (lire post précédent) devant un porto blanc. J'avais accepté l'invitation de Jean-Claude Benard, webmaster de profession, qui possède son propre blog (http://slovar.blogspot.com). A Bondy Nord, il habite la petite maison où il est né, il y a 50 ans, dans une rue pavillonnaire qu'il me présente sommairement: " Les voisins viennent d'ex-Yougoslavie. A côté, c'est des Africains du Nord. Un peu plus loin, des Chinois."