Derniers articles

  • La psychiatrie en banlieue

    Si l'on s'en tient à leur réputation, les banlieues sont logiquement sources de toutes sortes de maux et de troubles pour les individus qui y habitent. Le monde des banlieues souffre-t-il davantage de maladies mentales? Etonnamment non, si l'on en croit Patrick Chaltiel, chef de service à la clinique psychiatrique du Bois de Bondy (Nord), ouverte en l'an 2000 tout près du canal de l'Ourcq. "La banlieue comptabilise le même taux de maladies mentales sévères. Environ 3% de décompensation, dont 1% de schizophrènes, 1% de maniaco-dépressifs et 1% d'autres". En revanche, le taux de dépressions et d'autres maladies explose. Ce qui explique en grande partie la croissance des consultations psy. Le chiffre du Dr Chaltiel fait froid dans le dos: "Le nombre de patients suivis par la clinique a augmenté de 64% ces sept dernières années, alors que dans la même période, le personnel soignant a chuté de 12%".

    Par Bondy Blog
    Le 19/01/2006
  • Le salon de thé (suite)

    C'est aussi autour de la place Neuberger que Kamel et Hakim espèrent pouvoir ouvrir bientôt leur salon de thé (on vous en a parlé plusieurs fois dans le blog). L'ancien magasin de jouets est toujours fermé et le local attend d'être repris. Le projet avance plutôt bien. Tout est aujourd'hui couché sur le papier, "un business plan" en somme. Nos deux lascards doivent encore le transmettre à la mairie pour savoir s'ils obtiendront cet espace propritété Bondy Habitat, donc public. Hakim et Kamel souffrent de ce mal qui ronge tous ceux à qui les portes se sont fermées si souvent: le manque de confiance. Comment le surmonter sinon par un nouveau projet?

    Par Bondy Blog
    Le 19/01/2006
  • L’exil des jeunes Beurs à Dubaï

    Driss, 26 ans part à Dubaï (Emirats arabes unis, EAU) dans quatre jours pour y travailler. Au bénéfice d'un Master et de trois ans passés en Angleterre, Driss n'a rien trouvé en France. Alors il s'en va. Renseignement pris dans la cité, il est loin d'être le seul.

    Par Bondy Blog
    Le 19/01/2006
  • La pétanque

    Il est 16 heures, le ciel est gris, comme souvent ces jours à Bondy. Mais sur le terrain qui sépare la mairie de l'église, le temps ne décourage pas tout le monde. De l'autre côté de la route où le Café Tabac le Fontenoy a survécu à la démolition, Michel, Daniel et une dizaine d'autres "aînés" et de jeunes retraités jouent aux boules. Et plutôt bien. "On est là tous les jours de 14h30 à la nuit tombante", explique l'un d'eux qui vient de tirer (à moins qu'il n'ait pointé, je ne sais plus). Les joueurs, détendus, sont alignés le long de la trajectoire des boules et commentent: "C'est pô comme ça qu'j'tai appris à jouer toi!?"

    Par Bondy Blog
    Le 19/01/2006
  • Petites phrases entendues, à gauche et à droite

    "C'est dommage que la France ait supprimé l'armée pour tout le monde. C'était un lieu de mélange. On apprenait à se connaître. Aujourd'hui, les Français ont déserté les cités et l'on ne se côtoie plus du tout." (Un trentenaire d'origine marocaine)

    Par Bondy Blog
    Le 19/01/2006
  • Deux générations de Beurs en débat

    Ça se passe à table à midi. Karim, 32 ans, a l’âge des « grand frères ». Son vis-à-vis, Ahmed, a 47 ans. Aux yeux des 15-25 ans, c’est déjà un « daron », un « vieux ». Ahmed est prof d’informatique dans un lycée technique, Karim galère malgré son diplôme de droit. Les deux ont surmonté le handicap scolaire (des parents analphabètes, une forme larvée de ségrégation, etc.), mais si l’aîné a pu transformer l’essai au cours les Trente glorieuses en faisant carrière, son cadet de quinze ans rame sur le marché de l’emploi. Comme beaucoup de son âge. Quant aux 15-25 ans, ils sont le plus souvent en rupture absolue avec la société (40 % de chômeurs). Karim se situe entre les deux âges, partagé entre la colère et la raison, entre l’envie de comprendre la rage des casseurs et le désir de faire quelque chose de ses diplômes.

    Par Bondy Blog
    Le 19/01/2006
  • Alpha Bondy (1)

    Nous vous avons parlé de la Maison de quartier Centre social Georges Brassens. Dans une banlieue comme Bondy, il s' y passe des tas de choses et j'y suis retourné deux fois. Deux fois pour rencontrer Bernadette Charrier, une assistante sociale qui va prendre sa retraite d'ici octobre, une sainte de Bondy qui s'en va, le cœur pincé mais un peu dégoûtée quand même du tour que prennent les choses dans la cité. Au détour d'une discussion j'apprends qu'autrefois ce centre s'appelait Centre Alpha. Et son directeur, jadis, n'était autre que ce cachottier de Mohammed, actuel président du RC Blanqui. C'était l'époque où il n'y avait pas encore de barreaux aux fenêtres. Le centre Georges Brassens a évolué depuis, mais il est resté l'Alpha et l'Omega de Bondy pour les nécessiteux. Il abrite aussi les Restos du cœur et l'on voit des familles entières venir chercher de quoi manger ou se vêtir. Et pas que des clandestins ou des fainéants, comme on certains aiment à le penser, mais bien des working poor, des gens qui travaillent à 150% sans réussir à nouer les deux bouts.

    Par Bondy Blog
    Le 17/01/2006
  • Parlez-vous le 93 ? Mode d’emploi

    la mère = la daronne

    Par Bondy Blog
    Le 17/01/2006
  • La goutte d’eau

    Je ne voulais pas vous raconter cette histoire de salle de bain, parce qu'il y a des détails privés qui ne regardent personne. Mais c'est plus fort que moi et surtout je crois y déceler une petite métaphore.

    Par Bondy Blog
    Le 15/01/2006