Derniers articles
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Au revoir Bondy
Déjà une semaine que je suis à Bondy et j'accueille Paul qui va me remplacer. Trop court séjour? Très certainement. Mais bien assez long pour m'attacher à la ville et pour apprécier son incroyable richesse humaine. Merci à tous ceux qui m'ont aidé. Mohammed, Bahdja, Hassan et tous les autres. Pour moi Paris ne sera plus jamais tout à fait la même. Paris a une banlieue. Et cette banlieue est passionnante.
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Bondy, une ville sans graffitis
Une des choses qui me fascinent à Bondy, c'est qu'il y a très peu de tags et de graffitis. En tout cas moins que dans une ville de Suisse. Mohammed me dit que les jeunes n'aiment pas cela. Pourquoi? Mystère.
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Seul Blanc à Bondy nord pour aller voir Sadjo
Quand on marche entre les barres grises de Bondy nord, on comprend soudain ce que le mot ghetto signifie. Peu à peu, j'ai l'impression d'être le seul "Blanc" à la ronde. Alors qu'à Bondy sud, les populations sont encore mélangées, ici on ne rencontre plus que la communauté immigrée sur les trottoirs. J'accélère le pas, pas trop rassuré. C'est ridicule, mais je ne peux pas faire autrement. Le sentiment instinctif de "ne pas être où je devrais" met mes sens en éveil. Et puis le ciel gris est particulièrement oppressant aujourd'hui.
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Histoire de morts, suite et fin
Je pousse à nouveau la porte des pompes funèbres musulmanes Obsèques France Méditerranée. Enfin! Je commençais à désespérer. Emergeant de derrière le comptoir, le patron, Monsieur Mahi est un homme très jovial pour un croque-mort.
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Le propriétaire qui ne rend pas les habits
Je compose depuis deux jours le numéro de Monsieur V., le propriétaire de l'appartement dont Dolly a été évacuée. Depuis le mois de septembre, il ne lui a pas rendu ses affaires personnelles.
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Histoires de morts IV : le croque-mort du périphérique
Je poursuis ma tournée des croque-morts de Bondy. Cette fois c'est Roc-Eclerc au bord du périphérique et à côté de Conforama. Honnêtement, ce n'est pas ce qu'il y a de plus engageant avec le tintamarre des voitures et cette vague impression de supermarché. Je parle avec le patron. Pour lui aussi, "les affaires sont dures, très dures".
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« Français ? Oui, entre guillemets »
Ce soir je mange un sandwich avec Mohammed sur la place Nicole-Neuburger quand rentrent deux jeunes Noirs. L'un des deux explique qu'il a passé deux ans "au bled", en Côte d'Ivoire:
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Bribes d’Internet
Les mots recherchés avec Google restent en mémoire de l'ordinateur du café Internet que j'utilise ce soir. Petit extrait des questions posées par les derniers utilisateurs:
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350 euros pour le lot de tissus
C'est très joyeux dans la camionnette de Hassan le propriétaire du "Bazar d'Agadir" au centre de Bondy. Hassan est originaire du Maroc, habite à Bondy depuis 30 ans et rien ne semble pouvoir entamer la bonne humeur de ce père de six enfants. Ce matin, comme tous les autres matins, il écume les ventes aux enchères forcées des faillites. "Parfois c'est chez des privés, parfois dans des entreprises."