Derniers articles
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Commandant Douhane, au rapport !
Ces derniers mois les pratiques de la police ont été mises en cause dans des faits divers se terminant parfois tragiquement. Afin de questionner certaines de ces méthodes, nous avons confronté Mohamed Douhane, commandant de police et membre du syndicat Synergie-Officiers, à deux vidéos : une interpellation musclée, filmée avec un téléphone portable dans le quartier des 4 chemins à Pantin (93). La seconde vidéo est un micro-trottoir réalisé à Aubervilliers (93) recueillant l'avis d’habitants suite à la réaction critique du ministre de l’intérieur Brice Hortefeux au jugement condamnant, en décembre, à de la prison ferme sept fonctionnaires de police, qui ont fait appel. Mohamed Douhane remet ici en cause des jugements du Tribunal de grande instance de Bobigny qui « a pris des décisions susceptibles de porter atteinte à l'autorité de la police ». Aladine Zaïane [dailymotion width="390" height="290"]http://www.dailymotion.com/video/xghhi4_regard-sur-deux-faits-divers-avec-un-policier_news[/dailymotion] Reportage réalisé avec la participation de jeunes réalisateurs, compositeurs et photographes de la ville d'Aubervilliers et de Montreuil regroupés dans l'association Hors-Cadre, et avec l'appui logistique de Regards2banlieue.tv.
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« J’ai reçu un tir de flashball au visage »
[dailymotion width="380" height="304"]http://www.dailymotion.com/video/xg3qje_temoignage-touche-a-la-tete-par-un-flashball_news[/dailymotion] Le 12 octobre à Meaux (77), lors de manifestations contre la réforme des retraites, deux lycéens, Pascal et Youssef (prénoms modifiés), sont appréhendés par la police devant le lycée Coubertin alors qu’ils en bloquent l’entrée. Ils sont ensuite relâchés. Le lendemain, dans le cadre d'une autre manifestation qui s'est déplacée vers le centre commercial de Meaux et qui tourne à l'affrontement avec les forces de l'ordre, Pascal, élève en seconde générale, l'un des deux lycéens appréhendés la veille, est touché à la pommette par un tir de flashball. Des membres de la police auraient dit à Youssef que son ami « s’est sûrement baissé au moment du tir », recevant ainsi le projectile au niveau du visage.
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VIDEO A COLOMBES : « J’ai entendu au secours »
Mamadou Maréga : c’est le nom de cet homme de 38 ans décédé mardi 30 novembre dans le hall de son immeuble, à Colombes (92), après avoir reçu deux décharges de Taser lors de son interpellation par des policiers. Malien, il était sans papiers. Il est décédé d'« une asphyxie aiguë et massive par inhalation de gaz », selon une première autopsie provisoire. Le médecin légiste a également constaté « un cœur dur et contracté, peut-être en lien avec l'utilisation du Taser ». Hier, un rassemblement à la mémoire du défunt s’est tenu en bas de l’immeuble où il a trouvé la mort. Des voisins présents lors de l’incident remettent en cause certains éléments de l’enquête. D’autres voient dans cette affaire une dimension raciste. Présent en France depuis 1999, Mamadou Maréga était sans papiers. [dailymotion width="400" height="310"]http://www.dailymotion.com/video/xfyoij_deces-de-mamadou-marega-lors-d-une-interpellation_news[/dailymotion]
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A Clichy-sous-Bois, une commémoration et un combat
Il est 7 heures, Clichy-sous-Bois et Montfermeil s’éveillent. Le chassé-croisé entre travailleurs du soir et du jour commence sous un vent glacial qui vous taille les lèvres. La musique réchauffe les cœurs et ce garçon qui sort de la cité du Bois du Temple l’a bien compris. La tête enfoncée dans son blouson, des symphonies saccadées s’échappent de son portable. Il y a un an, lorsque je suis venu dans cette même cité, le commissariat qui se trouve juste au pied des tours était encore à l’étape de squelette, aujourd’hui il est quasiment terminé à quelques finitions près.
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« Même les pompiers se sont fait piétiner. C’était stupide »
« A l’époque, toute l’avenue était pleine de camions de CRS. Du pont du Galion jusqu’à la fin de la rue Edgar Degas, c’était bloqué et surtout il y avait un couvre-feu à 19 heures. Quiconque était dehors se faisait contrôler sur le champ. Ma grande sœur, aide soignante, s’est fait contrôler et emmener au commissariat car elle n’avait pas ses papiers d’identité sur elle. Ici, c’est le commissariat qui a brûlé. Une voiture a enfoncé la vitre et des petits rigolos y ont mis le feu. Manque de pot pour eux, ils se sont amusés à faire des photos de l’intérieur, menottes en mains, sur leurs vélos... Après publication de ces photos sur des réseaux sociaux, ils se sont fait attraper.
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Le procès espéré par les familles de Zyed et Bouna aura lieu
« On y croyait encore. » Siaka Traoré, le grand frère de Bouna, l’un des deux adolescents morts électrocutés dans un transformateur EDF de Clichy-sous-Bois le 27 octobre 2005, est « satisfait » de la décision rendue hier par deux juges d’instruction de Bobigny. Les deux policiers mis en examen dans ce dossier pour non-assistance à personne en danger seront jugés en correctionnel, contre l’avis du parquet qui avait requis un non-lieu. Les familles de Bouna Traoré et Zyed Benna obtiennent ainsi le procès qu’elles réclamaient depuis cinq ans. Il se tiendra probablement en 2011.
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Amin, lycéen : ma nuit en garde-à-vue
Lundi matin 18 octobre, à Saint-Denis. Un cortège de lycéens se forme. Il quitte le lycée Paul Eluard de Saint-Denis pour se rendre au lycée Suger où d’autres élèves « grévistes » se joignent à lui. Les manifestants entendent poursuivre ensuite vers « Maurice Utrillo ». Mais des policiers leur barrent la route. Des affrontements éclatent entre des lycéens et des policiers bientôt épaulés par les CRS. Les forces de l’ordre essaient de faire reculer les lycéens à coups de fumigènes, de grenades lacrymogènes et de « grenades d’encerclement » qui projettent des boules en plastique.
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Emeutes, 5 ans après : les deux maires « aux avant-postes de l’histoire de France »
M. Lemoine, M. Dilain, vous êtes comme deux frères de combat. Pouvez-vous nous décrire cette fraternité qui vous lie ? Vous connaissiez-vous avant 2005 ? Xavier Lemoine : J’ai été élu en 2002 maire de Montfermeil. Jusqu’aux émeutes de 2005, ce sont trois ans que nous avons pris pour faire connaissance. Claude Dilain : C’est vrai. XL: En 2005, nous savions l’essentiel de ce qu’il fallait pour notre territoire et nous nous sommes aperçus que les divergences que nous pouvions avoir occupaient un rang secondaire. Les émeutes sont arrivées. Je me souviens d’un soir où tout a basculé. Les gaz lacrymogènes dans la mosquée Bilal de Clichy-sous-Bois, le 30 octobre ? XL: Oui. CD : C’est là que tout a basculé.
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Et hop ! Un p’tit contrôle de police
Il est 20 heures ce soir-là de septembre, à Villetaneuse. Six jeunes âgés de 16 à 18 ans, Karim, Nabil, Sofiane, Mohammed, Mehdi et Billel, ont une discussion de « jeunes », c’est-à-dire avec des rires, des vannes et de la boisson gazeuse pour faire passer le tout. Ils sont réunis en bas de chez eux, au croisement des rues Victor Hugo et Maurice Grand-Coing, quartier jugé « difficile » par les forces de police. « On a l’habitude de se poser ici après les cours et on discute de la journée, on rigole histoire de décompresser », explique Karim.