Derniers articles
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Cité fantôme
Il est 16 heures, les rues de la cité sont vides, le quartier est mort. Désertique. A J-V (la place Jules Vallès), cinq jeunes à tout casser, assis sur des voitures, font du sur place en face du tabac-presse. Ils discutent. Le tabac-presse est fermé. Non pas en raison des vacances, c'est comme ça quasiment toute l'année. Je passe devant tous les jours, je ne l'ai vu ouvert qu'une seule fois. Pourtant, il avait une bonne clientèle, une dizaine de personnes, des fidèles, et les locaux sont grands. Peut-être est-ce parce que le bâtiment au-dessus va être démoli...
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Pavillon ou cité, un quartier pourri reste un quartier pourri
Quartier de la Boissière à Montreuil (93), une nouvelle journée caniculaire se termine. Sur un trottoir du boulevard devant le fleuriste, les clochards du quartier sont comme tous les jours vers cette heure-ci, couchés sur le sol, sirotant leur « vin de table » en poussant des cris bien caractéristiques d’un état proche du coma éthylique. A […]
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Garçons rappeurs et danseuse orientale à la fête du quartier
Les mamans sont de sorties, les filles aussi... Les plus beaux boubous, les plus belles djellabas, les plus belles robes. Paillettes, lunettes, éventails, foulards, chapeaux, robes-fleurette, claquettes, samedi 10 juillet, c'est dé-con-trat', zen, no prise de tête pour la fête des Pyramides. Prix d’entrée imbattable : 50 centimes pour les enfants, un euro pour les adultes. Il est 19 heures. Les premiers à passer sur l’un des stands sont un groupe de boxeurs, ils font de la boxe thaï. Ça n’impressionne pas grand-monde, les gens regardent la scène, vite fait, la jeunesse est posé sur un muret, appuyé sur des barreaux. La petite démo passé, trois jeunes renois, casquette à l'envers, cheveux blonds décolorés, lunettes sur le nez, avance en jumpant sur la scène.
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L’Espagne la Rouge : mar, sol, tapas y fiesta
Commençons notre tour par traverser le Miño, le plus grand fleuve de Galice : il marque la frontière avec le Portugal. On trouve ici des petits villages perdus parmi la verdure, A Granxa et O Muiño, ne comptent pas plus d'une vingtaine d'habitants. N'apparaissant même pas sur les cartes, ils dégagent une atmosphère intime, authentique, un « sentiment d'autrefois ». Depuis la plage, on peut laisser porter son regard vers l'infini. De longues bandes de sable blanc s'étirent le long de l'Atlantique.
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Un Français en finale de la Coupe du monde
Disons-le franchement, l’ouverture du clip de « Waka Waka » est nulle. Avant que n’apparaisse le visage de la belle Shakira, il faut se farcir le penalty victorieux de Fabio Grosso en finale de la Coupe du monde 2006 contre la France. Merci pour le rappel. Mais ne l’oublions-pas : « La musique s’écoute, elle ne se regarde pas. » La citation n’est pas d’Eric Cantona, mais du Zidane du mixage sonore, Fabrice « Fab » Dupont.
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« Mais t’es le copain à mon grand frère, je te connais »
Sous un ciel bleu clair commence une journée ensoleillée. Une dizaine d'enfants courent en direction du gymnase Bonaparte, aux Pyramides (photo). Il est dix heures. Avec eux, un jeune qui semble avoir la vingtaine, descend la pente qui mène aux abords du gymnase et demande à voix haute c’est ouvert. Le lieu est rarement vide, il appartient un peu à tout le monde. Des petits comme des grands viennent y jouer librement. Au bout d’un bon moment, un gardien vient ouvrir la porte, laissant entrer les enfants.
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En finir avec les « écrans pâles »
La charte de la diversité attire toujours du monde. Surtout quand ce sont les medias qui la signent ! Mercredi, quelques gens influents dont Michel Boyon, président du CSA et Eric Besson, ministre de l’immigration, de l’intégration et de l’identité nationale, étaient au 17e étage de la Tour Mirabeau (Paris 15e), siège du CSA. Objectif ? L’agrandissement de la famille « charte diversité », spécial médias audiovisuels.
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La bonne est une femme d’émigré
Au mois de juin, de rutilants bolides ramènent chaque jour d’Europe des émigrés dans le quartier de Louga où vit Yama et ses trois enfants. Chaque véhicule empruntant la piste qui passe devant son domicile n’est que vaine promesse pour cette femme de 39 ans. Depuis douze ans qu’elle attend son mari, elle a cessé d’espérer le voir ouvrir la portière d’une de ces voitures de luxe. Emigré aux Etats-Unis depuis 1997, son mari attend d’avoir ses titres de séjour pour rentrer. Avec la crise qui frappe durement le pays de l’oncle Sam, les envois de devises sont de plus en plus espacés.
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Baby blues à la halte-garderie
Ce matin-là, j’ai rendez-vous avec cinq « drôles de filles » et vu l’endroit, tenu par des « camarades », elles n’ont pas envie de rigoler. Un bon vieux bistrot de quartier avec des chaises et des tables usées et sur les murs une mini-expo de photos sur le monde de la boxe. Une phrase attire mon attention : « Dans la vie, on prend des coups, mieux vaut savoir les rendre ! »