Derniers articles
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La confiture : Eric Woerth et le pot magique
Petit, quand je pleurais, on me consolait souvent avec une tartine de confiture. A l’abricot et à la fraise, ma préférée, jamais à l’orange amère. On prétend que se sont les Arabes qui ont apporté la confiture, en plus d’autres trouvailles, aux Européens. Pourtant, dans l’Algérie de mon enfance, l’industrie confiturière n’était pas très développée. Il n’y avait qu’une seule marque dans les commerces : Rouiba. Des boîtes de conserve blanches ornées d’un dessin de fruit. Mais rien ne valait la confiture de ma mère. La seule à vrai dire que je mangeais. Les Rouiba n’étaient bonnes qu’à fixer les prothèses dentaires.
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Villiers-le-Bel : des peines moins lourdes que redoutées
Dimanche, 3 heures du matin. La cour d’assises du Val-d’Oise vient de rendre sa décision. Des cris stridents s’échappent de la salle d’audience. Des femmes sortent en pleurs, elles viennent d’apprendre les peines infligées aux accusés : 15 ans pour Abou, 12 ans pour Adama, 9 ans pour Ibrahim, 3 ans pour Maka et Samuel. Les quatre premiers sont reconnus coupables de tirs contre la police lors des émeutes de Villiers-le-Bel de novembre 2007. Le cinquième, de leur avoir fourni une arme.
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Hamid B. croit en ACN, qui le fera repartir dans la vie
Hamid B. rentre du travail, il est bientôt 6 heures, il passe par le parking du DNG (Da north gang, nom d'une partie de la cité des Pyramides). Hamid a la quarantaine. Cela fait 25 ans qu'il habite dans ce quartier. Il est marié et père de quatre enfants. Son nom (qu’il souhaite taire) et son prénom impressionne toujours paraît-il, car il n'a a priori pas la « tête » d'un Maghrébin, mais celle, comme le disent certaines personnes, d’un « Français de souche ». Il est maître d'hôtel, et à son travail on l'appelle Rémi, parce que « ça fait mieux », dit-il. Hamid parle de tout, de« guerre », de « discrimination », des « vacances », du « voile », du « niqab » et même de « travail ». Il semble un peu tourmenté.
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Cet été, sois in, good et top pour éviter le flop
Cet été, une fois de plus il fait chaud. Quelle nouvelle ! On passe peut-être les trois-quarts de l'année à attendre impatiemment la chaleur estivale, en prévoyant mille et unes choses sympathiques, comme les pique-niques, les sports en plein air, et surtout le shopping ! Le shopping ! Eh oui, c'est les soldes depuis hier, et les lionnes sont au taquet. Les magazines féminins parlent de ce qui est « in » ou de ce qui est « out ». De ce qui est « top » ou de ce qui est un « flop ». Ainsi que les fameux « do » et « don't ». Chez les fashionistas, le « french » est « has been ».
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Pontoise, un procès de Noirs et de Blancs
Le Palais de justice de Pontoise renvoie une photographie d’une certaine réalité française : la séparation des « races ». Selon les us et coutumes d’une audience judiciaire, les victimes ne se mélangent pas avec les proches des accusés. Une règle appliquée strictement dans ce procès de peur d’un embrasement général : « En raison du contexte houleux de ce dossier, nous avons séparé les parties civiles et le public », explique l’huissier de la Cour d’assises. Résultat : la salle est séparée en deux parties. A gauche les victimes et à droite les proches, les amis, le tout contrôlé par un important service d’ordre. Un spectacle en noir et blanc.
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Quand Indochine débarque en banlieue
Une semaine jour pour jour après le passage de NTM au Parc des princes, Indochine plantait son immense tente, en banlieue, au Stade de France, à Saint-Denis. Le concert démarrait par un son repéré dans notre inconscient « sonore » collectif, du type « Les Français parlent aux Français » en ce 70e anniversaire de l’Appel du 18 juin 1940. Toujours au registre « vieilles gloires de notre brillante armée », le concert avait lieu, comme un pied de nez, une semaine après le décès du général Bigeard, acteur décisif de la bataille de Dien-Bien-Phu qui marqua la fin de la présence de la France... en Indochine.
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Pâtes et légumes : me gustas tu !
Tout récemment, les frères Bogdanov ont sorti un livre, « Le visage de Dieu ». Ils se sont intéressés à la naissance de l’univers, se sont mis à la recherche du fossile cosmique. Pour ma part, plus terre à terre, je voudrais connaître l’origine des légumes. Je vais donc me mettre en quête du fossile légumineux et deviendrai peut-être le triplé des jumeaux Bogdanov.
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Imran, 65 ans, la vie derrière soi et rien devant
Il y a six mois de cela, en passant dans Montreuil, sûrement auriez-vous aperçu au détour d’une rue, ruelle ou avenue, un monsieur de taille moyenne, la peau couleur caramel, les cheveux et la petite barbe grisonnante, un visage que la vie a marqué par des rides profondes mais dont la marche agile laisse entrevoir encore une certaine fougue. Sûrement l’auriez-vous vu en train de tirer sa poubelle sur deux roues, un balais à la main et portant sur lui une combinaison fluorescente. Imran, qui aura 65 ans en octobre, travaillait encore à la voirie de la mairie de Montreuil jusqu’à ce mois de décembre 2009.
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A Villiers-le-Bel, « pas une semaine sans que des balles claquent »
Une fusillade a éclaté samedi vers 15h30 à Villiers-le-Bel. Bilan : un mort et un blessé, âgés respectivement de 19 et 18 ans. Elle s'est produite au pied d'un immeuble, dans le quartier des Carreaux. Deux hommes sortaient du bâtiment lorsque l'un d'entre eux a été atteint par des tirs. Le conducteur d'un véhicule qui les attendait a été mortellement touché à la tête, selon Le Parisien, qui cite l’AFP. Les tireurs, cagoulés, se sont enfuis à bord d'une Clio. Les deux victimes des coups de feu sont issues du quartier du Puits La Marlière. Une tuerie en plein jour, apparemment sans rapport avec le procès d’assises en cours à Pontoise. Il pourrait s’agir d'un règlement de compte sur fond de trafic de drogue. Mais rien n’est sûr.