Derniers articles

  • Les filles de Bondy parlent

    J’ai racolé à la sortie des lycées, pris le RER, écumé la N3, visité Rosny, bref j’ai trouvé une multitude de jeunes filles de Bondy et des environs. Elles m’ont parlé, certaines très librement, d’autres en me demandant de préserver leur identité (les prénoms sont fictifs) parce qu’elles font des choses que leurs parents ignorent - par exemple aller en disco à Paris. J’ai posé à toutes les mêmes questions sur les rapports filles-garçons. Lorsque leurs propos étaient identiques, je n’ai retranscrit qu’une réponse, mais j’ai par contre noté toutes les divergences ou nuances.

    Par Bondy Blog
    Le 23/01/2006
  • Le Dr Brigitte Sinzelle

    Des femmes formidables, Bondy en regorge. L'une d'entre elles est le Dr Brigitte Sinzelle, médecin généraliste. Je suis allée prendre le thé chez elle samedi à 16h30. Elle venait de finir ses consultations. Nous avons parlé de Bondy et de ses habitants, de leurs maladies. Je suis arrivée avec une migraine bien installée (comme tous mes collègues avant moi, je ne dors pas beaucoup, travaille trop et mange mal…), je suis repartie avec plein de médicaments et l'impression que les Bondynois doivent être drôlement bien soignés.

    Par Bondy Blog
    Le 22/01/2006
  • Où sont les filles ? Elles travaillent

    Samedi, j'ai tapé des articles au local. Dehors, une bande de jeunes garçons. Une petite dizaine, au pied des immeubles de la cité, avec deux motos de cross et un scooter. Ils se passaient les engins. Le jeu: faire hurler les moteurs de ces petites cylindrées, foncer en ligne droite aussi vite que possible, idéalement sur la roue arrière, sans casque. Deux bouts de chou de 8 ans les regardaient, admiratifs. Aujourd'hui, j'ai déjà vu passer un quad, le rodéo ne devrait pas tarder à reprendre. Et les filles? Les filles, on ne les voit toujours pas dans la rue. Parce qu'elles bossent. Bondy a la particularité de voir nombre de ses magasins ouverts le dimanche, en tout cas le matin. Je suis allée me balader au Monoprix et le long de la RN3, sur les conseils d'un prof du lycée Jean-Renoir, qui me disait que ses élèves font souvent une double journée: école, puis aide-ménagère et maman de substitution pour les petits frères et sœurs après les cours. Et le week-end, disait-il, elles gagnent leur argent de poche comme caissières ou en remplissant les rayons des magasins. C'est vrai, elles y sont.

    Par Bondy Blog
    Le 22/01/2006
  • Actualité bondynoise – le tram-train est sur les rails

    Hier, grosse actualité pour la vie bondynoise: la première rame du tram-train qui reliera Bondy à Aulnay est inaugurée. Fête à la gare, avec deux ambulances et plus de policiers que de citoyens. Peut-être un Bondynois a-t-il menacé de voler la rame?

    Par Bondy Blog
    Le 22/01/2006
  • Les élus du Front National

    Une lectrice relève dans son commentaire que ce blog n'est pas exempt de clichés "mi-larmoyants sur le sort des pauvres malheureux, mi-accusateurs sur l'ignoble nation française". Assez d'accord avec elle, j'ai décidé de rendre visite à un élu du Front National - c'était un bon moyen, me semblait-il, de contrebalancer cette bien pensence par quelques autres clichés, cette fois mi-larmoyants sur les pauvres malheureux français de souche, mi-accusateurs sur les ignobles immigrés. Je vais à la Mairie, qui a son mur des élus (conseillers municipaux - législatif) comme d'autres ont leur mur des lamentations, et je cherche sur le trombinoscope les membres du FN. Il y en a quatre: Christian Sence, Alain Berteaux, André Gandillon et Jean-Christophe Griva (ou Jean-Philippe Griva? C'est sous ce nom qu'il apparaît dans la liste des conseillers municipaux sur le site de la mairie…). Je cherche ces Messieurs dans les pages blanches. Déception: seul Christian Sence y figure. Je l'appelle ce samedi à 12h30.

    Par Bondy Blog
    Le 21/01/2006
  • Mon concert à Bondy

    On ne cesse depuis deux mois d'arpenter Bondy et le lecteur doit avoir le sentiment à nous lire que la banlieue n'est faite que de drames et de destins extraordinaires. C'est vrai, mais c'est vrai aussi qu'il y a quantité de gens qui mènent des vies banales, faites par exemple de petits évènements comme le concert d'hier soir au cinéma Malraux. Des gens normaux, ni drogués, ni prostitués, ni SDF, venus en famille écouter trois trios. Sur scène, des musiciens du crû, souvent profs de musique à l'école de Bondy, dans la salle, des couples et beaucoup, beaucoup d'enfants. Les Bondynois semblent avoir un rapport à la musique classique très décomplexé: nombreux sont ceux qui se permettent d'applaudir entre les mouvements, et personne ne les regarde comme des hérétiques ou des incultes. C'était sympa. Et autre avantage, court. Pleins de bon goût pour la culture, les Bondynois, on vous dit.

    Par Bondy Blog
    Le 21/01/2006
  • Djamila

    « Il décidait tout pour moi, même de quel côté je devais mettre la tête pour dormir : tu regardes vers la droite, il me disait, et deux mois plus tard il avait mal à l’épaule et ça ne lui convenait plus, alors je devais dormir avec la tête à gauche ». Je parlais hier de l’absence de femmes dans la rue et de l’une des explications : beaucoup ne peuvent pas sortir. Djamila, 47 ans, est arrivée en France en 1978. Elle avait 19 ans et ne parlait pas un mot de français. C’est peu dire qu’elle est restée cloîtrée.

    Par Bondy Blog
    Le 21/01/2006
  • Où sont les femmes ?

    Me voilà désormais pourvue de tous les accessoires que se transmettent semaine après semaine les bloggeurs de L’Hebdo: les clés du local, l’appareil photo, la clé USB, le vélo. Je ne sais pas si les vols à Bondy sont proportionnels à la taille du cadenas de notre bicycle, mais en tout cas il est tellement massif que j’arrive à peine à pédaler. Je suis allée faire un tour en ville et j’ai deux ou trois choses à dire à la mairie. D’abord merci pour le plan en couleur que l’on trouve sur votre site; de nombreux prédécesseurs se sont plaints de la difficulté à trouver ce document vital pour tout journsliste qui débarque, mais il suffisait de le télécharger (vous êtes nuls, les gars). Merci aussi d’annoncer la couleur en toute humilité. Sur le plan et partout dans la ville, on trouve le dessin d’un arbre et le texte: Bondy - heureux sous son ombre. Ce qu’il y a bien avec ce genre de texte dans ce genre de banlieue, c’est que tout de suite vous comprenez que vous n’êtes pas là pour vous dorer la pilule et qu’en clair, il ne faut pas espérer ici se faire une place au soleil. Pas encourageant-encourageant, comme message, mais sincère.

    Par Bondy Blog
    Le 20/01/2006