Derniers articles
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Bondy Guard
Des filles qui parlent de filles. Voilà ce que les lecteurs et lectrices du blog réclament à corps et à cri depuis quelques semaines déjà. Disons-le, l’agression de Paul et les tensions vécues par Alain et les Michels ont un peu refroidi, à la rédaction, les candidatures féminines pour la semaine de villégiature en banlieue parisienne. Les fantasmes sur les risques encourus vont bon train, et j’en connais plus d’un qui s’attend à lire bientot sous ma plume "Ma tournante à Bondy". Pour assurer ma sécurité, Michel Beuret, à qui je succède aux commandes du blog, n’a pas lésiné. Je suis par exemple logée chez une Bondynoise plutôt qu’au local, où je viens quand même régulièrement, notamment pour poster mes textes. Honnêtement, depuis que je suis arrivée hier après-midi, c’est le calme plat; on se sent plus à l’aise à la gare de Bondy qu’à la gare de Fribourg. Mais c’était quand même agréable d’avoir un garde du corps pendant quelques heures – c’est une expérience dans une vie. Merci Michel.
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Bondy chéri
Bondy, je suis venu chez toi et tu t'es laissé apprivoiser un peu
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« Les immigrés ont été recolonisés » (Vive la République!)
"La vérité c'est que la France n'a jamais eu de politique d'immigration envers les Algériens en particulier, analyse Ahmed, professeur de lycée. Parce qu'en avoir une c'est reconnaître l'Algérie indépendante. Or l'Algérie, c'est la France. Du coup, les immigrés sont redevenus des colonisés".
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La psychiatrie en banlieue
Si l'on s'en tient à leur réputation, les banlieues sont logiquement sources de toutes sortes de maux et de troubles pour les individus qui y habitent. Le monde des banlieues souffre-t-il davantage de maladies mentales? Etonnamment non, si l'on en croit Patrick Chaltiel, chef de service à la clinique psychiatrique du Bois de Bondy (Nord), ouverte en l'an 2000 tout près du canal de l'Ourcq. "La banlieue comptabilise le même taux de maladies mentales sévères. Environ 3% de décompensation, dont 1% de schizophrènes, 1% de maniaco-dépressifs et 1% d'autres". En revanche, le taux de dépressions et d'autres maladies explose. Ce qui explique en grande partie la croissance des consultations psy. Le chiffre du Dr Chaltiel fait froid dans le dos: "Le nombre de patients suivis par la clinique a augmenté de 64% ces sept dernières années, alors que dans la même période, le personnel soignant a chuté de 12%".
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Le salon de thé (suite)
C'est aussi autour de la place Neuberger que Kamel et Hakim espèrent pouvoir ouvrir bientôt leur salon de thé (on vous en a parlé plusieurs fois dans le blog). L'ancien magasin de jouets est toujours fermé et le local attend d'être repris. Le projet avance plutôt bien. Tout est aujourd'hui couché sur le papier, "un business plan" en somme. Nos deux lascards doivent encore le transmettre à la mairie pour savoir s'ils obtiendront cet espace propritété Bondy Habitat, donc public. Hakim et Kamel souffrent de ce mal qui ronge tous ceux à qui les portes se sont fermées si souvent: le manque de confiance. Comment le surmonter sinon par un nouveau projet?
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L’exil des jeunes Beurs à Dubaï
Driss, 26 ans part à Dubaï (Emirats arabes unis, EAU) dans quatre jours pour y travailler. Au bénéfice d'un Master et de trois ans passés en Angleterre, Driss n'a rien trouvé en France. Alors il s'en va. Renseignement pris dans la cité, il est loin d'être le seul.
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La pétanque
Il est 16 heures, le ciel est gris, comme souvent ces jours à Bondy. Mais sur le terrain qui sépare la mairie de l'église, le temps ne décourage pas tout le monde. De l'autre côté de la route où le Café Tabac le Fontenoy a survécu à la démolition, Michel, Daniel et une dizaine d'autres "aînés" et de jeunes retraités jouent aux boules. Et plutôt bien. "On est là tous les jours de 14h30 à la nuit tombante", explique l'un d'eux qui vient de tirer (à moins qu'il n'ait pointé, je ne sais plus). Les joueurs, détendus, sont alignés le long de la trajectoire des boules et commentent: "C'est pô comme ça qu'j'tai appris à jouer toi!?"
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Petites phrases entendues, à gauche et à droite
"C'est dommage que la France ait supprimé l'armée pour tout le monde. C'était un lieu de mélange. On apprenait à se connaître. Aujourd'hui, les Français ont déserté les cités et l'on ne se côtoie plus du tout." (Un trentenaire d'origine marocaine)
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Deux générations de Beurs en débat
Ça se passe à table à midi. Karim, 32 ans, a l’âge des « grand frères ». Son vis-à-vis, Ahmed, a 47 ans. Aux yeux des 15-25 ans, c’est déjà un « daron », un « vieux ». Ahmed est prof d’informatique dans un lycée technique, Karim galère malgré son diplôme de droit. Les deux ont surmonté le handicap scolaire (des parents analphabètes, une forme larvée de ségrégation, etc.), mais si l’aîné a pu transformer l’essai au cours les Trente glorieuses en faisant carrière, son cadet de quinze ans rame sur le marché de l’emploi. Comme beaucoup de son âge. Quant aux 15-25 ans, ils sont le plus souvent en rupture absolue avec la société (40 % de chômeurs). Karim se situe entre les deux âges, partagé entre la colère et la raison, entre l’envie de comprendre la rage des casseurs et le désir de faire quelque chose de ses diplômes.