Derniers articles
-
A la préfecture, 2000 étrangers font la queue, peu arriveront au guichet
Je reviens de la préfecture de Bobigny, juste à côté de Bondy, où j'ai assisté à un spectacle ahurissant bien qu'il soit des plus banalement quotidien. C'est la file d'attente des étrangers, qui doivent venir là, de toute la Seine-Saint-Denis, pour des démarches administratives comme le renouvellement de leur carte de séjour, le remplacement d'un papier perdu ou volé, la notification d'une décision officielle…
-
Ces lois qui « empêchent d’éduquer » (suite)
Décidément la discussion avec Elbekkay est passionnante. Quand il se compare à ses amis d'enfance, dont beaucoup ont connu la prison, il met sa chance sur le compte de l'éducation. Comprenez l'autorité de son père et les gifles qu'il recevait quand il faisait des "conneries". "Moi, j'avais plus peur de mon père que de la police." Le laxisme des autres parents, il l'attribue lui aussi, comme Diol il y a quelques jours dans ce blog et malgré leurs 30 ans d'écart, à ces lois françaises qui empêchent d'éduquer.
-
Où vont-ils en vacances ?
Il y a deux agences de voyage à Bondy, l'une s'appelle l'agence Kissy. Où les gens voyagent-ils? Je pousse la porte et tombe sur Abel, qui remplace le patron. La spécialité de l'agence, ce sont les lieux saints de l'Islam, et justement le patron vient de partir, vendredi, avec un groupe de pèlerins pour la Mecque. Ils sont 160! Plus quatre accompagnants. Ils reviendront le 20 janvier. Le tarif plancher, c'est 2600 euros, tout compris sauf la nourriture. "On ne fait ça qu'une fois dans sa vie", explique Abel. Les autres vacanciers, c'est souvent d'abord "le retour au bled": Tunisie, Algérie, Maroc, Sénégal, Mali, Martinique… Il y a aussi des destinations plus proprement touristiques: actuellement, les Caraïbes, la Turquie et l'Egypte ont la cote.
-
Petites histoires de police au quotidien
La police a mauvaise presse, à Bondy, pire encore que les journalistes. Et pas seulement chez les jeunes. Mickey est un ami du maire, quadragénaire d'allure bonhomme et souriante, c'est un employé de la commune. De son vrai nom, Mikhaël Ichkhanian, d'origine arménienne, sa famille s'est réfugiée en France après le génocide.