Derniers articles

  • Bonjour !

    Alain Rebetez -

    Par Bondy Blog
    Le 23/12/2005
  • Bye, Bye, Bondy

    Eh oui, je pars déjà. Prochaine étape, passer Noël en Suisse. J'emporte avec moi un peu des soucis d'ici, beaucoup de chaleur humaine et tout le soutien que j'ai reçu. Suite à l'agression et dans mon travail quotidien. "Les gens de Bondy" m'ont reçu comme un proche.

    Par Bondy Blog
    Le 22/12/2005
  • Tu blogues à Bondy ? Viens à Paris.

    C'est l'assaut. Après la page publiée par "Le Monde" au sujet du Bondy Blog (et, il faut le dire, après l'irruption de la violence dans notre local), toute la presse parisienne semble vouloir parler de notre expérience. "Libération", "RMC", "Ouï FM", "France Inter" (2x), "France Info" et le correspondant d'un quotidien de Barcelone, tout le monde s'y met. Le problème, est que, pour parler de la banlieue parisienne, ils font des interviews par téléphone ou, en studio, dans leurs locaux au centre ville.

    Par Bondy Blog
    Le 22/12/2005
  • Salon de thé (suites)… « Claque sur claque »

    La rencontre avec Sandra Haffner, chargée du développement économique à Bondy, s'est mal passée pour Kamel et Hakim, qui comptent ouvrir un "salon de thé à l'esprit jeune". "On s'est pris claque sur claque, elle nous a fermé une porte après l'autre. Notre projet était trop jeune, il nous fallait un comptable et une étude de marché approfondie, un accord des banques et un local plus petit", raconte Hakim. Ils ne perdent cependant pas courage et décident de "se poser" et de monter un dossier béton.

    Par Bondy Blog
    Le 21/12/2005
  • Bondy music

    "Si tu écoute la radio, tout ce qui marche vient des banlieues et est métissé d'une manière ou d'une autre. Le rap français a des sons orientaux, antillais ou africains, le r'n'b aussi." Enthousiaste (trop?), Felix est certains que c'est en banlieue que la créativité française est la plus vivace. "C'est parce qu'ici, on a rien à perdre, on prend des risques. À Paris, quand ils ont quelque chose il le font durer pendant des années, ici on est créatif."

    Par Bondy Blog
    Le 21/12/2005
  • Tentative de suicide

    Vu à Bondy. 21 heures, nous discutons dans le hall. Que des gars sympas, raisonnables. Une fille commence à hurler au balcon de son appartement, au 9ème étage de la tour d'en face. Elle franchit la barrière, crie qu'elle va sauter. Tout le monde dans la rue lui dit de ne pas le faire, certains montent pour "la ceinturer", d'autres détournent le regard. Ils ne veulent pas voir ça. Après cinq minute de drame, nous appelons les pompiers et la fille rentre chez elle. La police arrive, les pompiers aussi. Et le frère de la suicidaire nous rejoint:

    Par Bondy Blog
    Le 20/12/2005
  • Restos du cœur

    À Bondy, cela fait 20 ans que les Restos du cœur distribuent à manger, des couches pour bébé et, exceptionnellement pour Noël, des jouets. Le mardi, c'est "le jour des grandes familles". La file d'attente, dehors, dans le froid, est longue et dès que la porte s'ouvre, on se presse pour passer en premier. Chaque année on donne ici des repas pour 2000 personnes des environs (quatre villes sont concernées). Du côté de la distribution, on trouve des bénévoles, souvent retraités et français de souche, dont un Francomtois qui a longtemps travaillé à Porrentruy, la ville dans laquelle j'ai grandi. Dans la file d'attente, c'est des années d'immigration qui s'entassent. Des femmes seules, des pères de famille, propres sur eux. Du Maghreb, d'Afrique, quelques Européens de l'est. Rien à voir avec les SDF que l'on imagine aux restos, mais un concentré d'une fracture sociale généralisée en France. Ici, elle saute aux yeux: d'un côté de la table les Blancs, de l'autre le reste du monde.

    Par Bondy Blog
    Le 20/12/2005
  • Incroyable ?

    Cette éruption concrète de la violence des banlieues dans la vie plutôt calme que je menais depuis quelques jours me secoue. Il faut dire que j'avais adopté un point de vue plutôt naïf. Jusqu'ici, j'avais l'impression de ne m'être fait que des amis, je vivais la normalité des cités, des sorties en boîte marrantes à la messe dominicale. J'avais même oublié cet ado qui lors de mon arrivée avait crié, de loin, "arrêtez de faire les mythos sinon on va venir vous brûler". Cette violence agite aussi nos contacts sur place, des enfants du coin qui se sentent personnellement attaqués. "Pour moi c'est incroyable, dans le sens fort du terme, je ne peux pas y croire comme je ne pouvais pas croire au tsunami", lance Mohamed, dirigeant du club de foot qui nous héberge.

    Par Bondy Blog
    Le 19/12/2005
  • Agressé

    Une lectrice du blog se réjouissait: Nous ne parlons pas de la banlieue à travers les jeunes qui volent des sacs à main. Mais voilà, c'est arrivé. Hier soir, vers neuf heures un gaillard, la vingtaine, sonne à la porte du local dans lequel je dors depuis jeudi. Il veut savoir si aucun membre du club n'est là. Je lui dis que non. Une demi-heure plus tard, il revient. Sonne. J'ouvre à nouveau. Mais cette fois-ci il est accompagné. Un autre, masqué, surgit de derrière le mur. Je tente violemment de refermer la porte mais ils la bloquent, tendent un bras et giclent du gaz lacrymogène dans toute la chambre. Ils poussent la porte, je la retiens en appelant à l'aide. Je frappe de toutes mes forces avec l'épaule. Effrayés par les cris ou blessés par la porte, ils partent après une minute de lutte qui m'a paru une heure.

    Par Bondy Blog
    Le 19/12/2005