Derniers articles
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Eclats de vitres sur le bitume au petit matin
Le quartier de la Boissière à Montreuil. Longbeach et Compton ont leurs magnifiques palmiers qui se déploient dans le ciel, nous, Montreuillois, avons des sortes de baobabs qui te défouraillent le sol avec leurs racines. Y’a pas à dire, c’est moche ! Cela ne suffisant pas, La Boissière souffre d’un autre mal : celui des vitres brisées. Il n’est pas rare de trouver de bon matin des éclats de verre éparpillés sur le bitume, bilan de deux ou trois voitures vandalisées.
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Néron s’invite à Saint-Denis
Quand je pense à tous les théâtres et à la kyrielle de pièces que j’ai encore à découvrir en Seine-Saint-Denis, j’ai la certitude d’être heureuse de longues années encore. Car s’il est vrai que l’homme vit de pain, il a aussi besoin d’une nourriture tout aussi solide mais spirituelle pour souffrir plus sereinement les vicissitudes d’une vie mise en péril par tous les risques naturels et technologiques qui peuvent la menacer. Les malheurs des Japonais en témoignent. Il y a quelques jours de cela, j’ai découvert un nouveau théâtre que je n’avais encore jamais fréquenté en Seine-Saint-Denis : le théâtre Gérard Philipe. Plus qu’un théâtre, il est question d’une institution culturelle à taille humaine où tout est fait pour séduire le public.
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Maquillage halal : piège à gaga?
En navigant sur le net, j’ai accosté sur un site qui vante les mérites du maquillage halal. Oui, halal. Comme la viande, chez le boucher musulman du coin. J'ai d'abord cru qu'il s'agissait d'un canular. Mais non, ce n’est pas une blague, ce marché-là existe réellement. Quand je parle de maquillage halal aux gens de mon entourage, ils me fixent avec des yeux ronds et éclatent de rire. Comme si j'étais détraquée. Il y a aurait donc un maquillage « halal », autrement dit licite selon l’acception musulmane, ce qui suppose qu’à côté de cela, il y aurait des maquillages « haram » (péché).
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Sébastien-Abdelhamid, le muslim-geek
En février dernier, à ma grande surprise, je vois mon frère débarquer à la maison avec un Katana (sabre japonais) d’un mètre de long qu’il n’a même pas cherché à dissimuler. Après l’avoir questionné sur cet objet surprenant, il m’avoue qu’il l’a acheté à la « sauvette » à la sortie du salon Paris-Manga, Porte de Versailles. En véritable fan de la culture manga, il ne se voyait rentrer à la maison sans un souvenir. En faisant des recherches sur Internet pour comprendre cet engouement, je tombe sur un certain Sébastien-Abdelhamid, un « narvalo » du high-tech.
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Shakespeare fuck’n’roll
Vendredi 4 mars. 20h30. Le hall de la Maison de la Culture de Bobigny est bondé. Le public s'apprête à assister à la première de « La nuit des rois », pièce de théâtre de William Shakespeare, mise en scène par Jean-Michel Rabeux. Après l’adaptation par Georges Lavaudant de « La tempête » et du « Songe d’une nuit d’été » du même Shakespeare, il y a à peine cinq mois de cela, dans la même salle Oleg Efremov, on se dit qu’un classique de plus, probablement joué par des comédiens en costume d'époque, succède juste à un autre sur les planches de Bobigny. Il reste à espérer que la mise en scène ne soit pas trop soporifique.
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«Marine ou le PS, vous pensez que ma vie va changer ?»
Hénin-Beaumont, une ville située entre Lens et Lille dans la région Nord-Pas-de-Calais. Cette localité de 26 000 âmes en a fait flipper pas mal lors d’une élection municipale partielle en 2009. Le Front national mené par Steeve Briois et sa colistière de l’époque, Marine Le Pen, aujourd’hui à la tête du parti frontiste, était arrivé en tête au premier tour avec 39,43% des suffrages. Mais au finale, patatras ! Le Front se fit battre par un autre, le « front républicain » qui regroupait en gros ceux arrivés derrière le FN, hormis l’UMP qui avait présenté un candidat « issu de la diversité ». Du genre : « Ah ouais c’est comme ça ? Bah vas-y, on vous met un Bougnoule, qu’est ce qui y’a ? »
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Frédéric, 25 ans de violon
« Ma famille est composée de peintres, d’écrivains, de sculpteurs, mais la musique reste la terra incognita », sourit Frédéric Chaudière. Ce luthier de 48 ans ne paye pas de mine dans son atelier au cœur de Montpellier. Pourtant, la lutherie est aujourd’hui son gagne-pain. Tout commence il y a 25 ans. L’adolescence, une période tumultueuse. Un garçon de 14 ans rock’n’roll et révolté qui joue de la basse dans un groupe de punk.
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Derniers jours pour « Halal Police d’Etat »
Les films français ne m'intéressent guère en général. « Halal police d'État », de Rachid Dhibou, avec le duo Eric et Ramzy, n’avait a priori rien d’engageant. Humour à deux sous, grosses vannes faciles, scénario affligeant. Voilà à quoi je m'attendais. Je suis entrée dans la salle avec un tas d'appréhensions et de préjugés (eh oui, ça arrive à tout le monde) sur ce film. L'histoire se déroule entre la France et l'Algérie. Au départ, la police parisienne fait face à des meurtres à répétition ciblant les épiciers arabes de Paris. L'enquête commence et avance, jusqu'au jour où une diplomate algérienne est portée disparue après être entrée dans l'une de ces épiceries.
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« Plan social », l’art d’entuber le salarié
On est dimanche et il ne fait pas très beau. Le temps idéal pour jouer à un jeu que je viens de recevoir : « Plan social, le jeu préféré des grands patrons », comme il est écrit sur la boite. Chaque joueur incarne un actionnaire. Le but est de licencier tous les salariés pour avoir le droit de délocaliser en Chine. Et j'ai choisi mon frère de 18 ans pour coactionnaire. Je distribue à chacun de nous deux sept cartes qui correspondent à des salariés dans des différents secteurs d'activités : agroalimentaire, commerce et vente, BTP, nouvelles technologies. Le jeu s'arrêtera quand l’un des joueurs n’aura plus de cartes ou atteindra un total de 200 points. C'est l'actionnaire totalisant le moins de points qui gagne.