Derniers articles

  • Paris-Bamako : « le vol de la honte »

    Le 20 janvier, je prenais l’avion à Roissy pour rentrer à Bamako, au Mali où  je vis actuellement. Le vol était prévu à 16h05, il est parti à 20h45. Que s’est-il passé pendant ce temps ? D’abord nous n’avons pu embarquer qu’après une attente de trois-quarts d’heure. C’est tellement habituel que nous n’y avons même pas prêté attention. Nous nous installons dans l’avion normalement (250 passagers) et tout à coup un homme avec un brassard de la police arrive et distribue à certains passagers un tract en leur demandant de le faire circuler aux autres.

    Par Bondy Blog
    Le 01/03/2011
  • « Si je mange du porc, va-t-elle vouloir m’embrasser ? »

    « Il y a trente-six manières de dire "Je t’aime". Mais au final, il n’y a pas besoin de mots pour l’exprimer. » Tel est le thème de « BooM BooM », le premier court-métrage « muet-musical » de Steve Tran, l’auteur de cette maxime, et Sébastien Kong, inspiré de l’ancienne relation d’un Viêt avec une Algérienne. Des projections sont prévues pour avril à Paris et lors de prochains festivals.

    Par Bondy Blog
    Le 28/02/2011
  • La classe prépa, voie royale ou bourbier pour lycéens ?

    La classe préparatoire, réputée pour ouvrir l'accès aux concours des grandes écoles, disparaît peu à peu dans la fameuse liste de vœux que forment les élèves de terminale. Alors que les futurs bacheliers sont en plein questionnement sur leur orientation, voici le point de vue de certains qui s'engagent encore dans les classes prépa. Sergul a 18 ans, elle a testé la classe prépa économie. « Ce qui m'a marquée le plus c'est la pression et l'esprit de compétition. » L'esprit de compétition est accru dans ces filières puisque comme elle le souligne les notes ne comptent pas, c'est le classement. « Ce sont les professeurs qui instaurent cet esprit, ils nous répètent de ne pas regarder la note mais notre classement ! »

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    Le 28/02/2011
  • Triple saut de Marivaux sur les planches montreuilloises

    Originale, cette comédie l'est en effet, car obviant la tradition de mise en scène d'une pièce unique, Madame Tsaï a opté pour la présentation d'une triade en enchâssant trois pièces de Marivaux (1688-1763) : L'île des esclaves, L'île de la raison et La colonie, le tout joué en l'espace de deux heures par une troupe de dix comédiens. Les œuvres ont été évidemment choisies pour leurs points de concordance;  il y a un effet de miroir et d'écho, une thématique commune aux trois qui permet de légitimer leur juxtaposition. Il faut bien l'avouer, le défi que s'était lancée madame Tsaï est plutôt bien relevé et ce, pour plusieurs raisons. Ce qui fait l'intérêt de cette triade comique, c'est tout d'abord sa problématique toujours d'actualité : celle de la difficulté à vivre ensemble à cause de nos différences. Différence de statut social, de genre (rapport homme-femme), dissemblance entre peuples civilisés et créatures sauvages.

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    Le 27/02/2011
  • Médailles du mérite pour parents valeureux

    « Tu sais qui c’est, lui ? », demande un grand gaillard à son camarade. Le vigile accompagne sa question d’un mouvement de tête pour montrer le monsieur d’origine maghrébine qui vient de passer. « C’est le daron de… », dit-il dans un éclat de rire à faire trembler la porte du Cargo, une salle des fêtes de Bobigny. « Figure-toi, qu’un jour, tout gamin, j’étais en train de me taper avec un gars dans la cité. Il est intervenu pour nous séparer et nous a dit : "Pourquoi, vous vous battez. Ce n’est pas bien, on ne doit pas faire ça !" », raconte-t-il avec différents gestes de mains et des mimiques pour rappeler ce moment épique. A la fin, le stentor rit de nouveau à se décrocher une côte pendant que son copain portant un blouson sur lequel est écrit « médiation urbaine » rigole de concert.

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    Le 26/02/2011
  • Lotfi et la pizza AK 47

    Lotfi, un mec qui parle peu. Le genre de type qui bouge en silence. Qui fait ses affaires en toute discrétion. Une main de fer dans un gant de velours. Au lycée, il restait au fond. Muet. Il ne participait jamais au cours, ni pour répondre aux questions des professeurs, ni pour mettre son grain de sel quand ça partait en cacahuète. Il observait, papotait parfois avec moi en prenant soin de ne pas se faire repérer. Je l’aimais bien. Il était simple, de confiance. Calme, la force tranquille, il ne fallait pas le chercher. Un jour il défonça comme un chiffon un mec à base de droites dans la mâchoire. C’est impressionnant de voir quelqu’un de réservé s’acharner sur un mec. Lotfi était toujours dans les embrouilles de quartiers. Pas si calme que ça…

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    Le 25/02/2011
  • Couscous à l’oeil et bière à flots

    Une musique qui bouge, une ambiance sympa et chaleureuse, une déco rétro, des clients nombreux. Nous sommes à la Cordonnerie, un café branché, à deux pas des Halles, dans le IIe arrondissement de Paris. A l'angle des rues Greneta et Saint-Denis, à deux pas de la Cordonnerie, la Fontaine de la Reine, un monument parisien méconnu. Le bar s’est agrandi en annexant une ancienne cordonnerie. D’où son nom. Il est plus de 20 heures, on attend le couscous dans un joyeux brouhaha. Sur les tables, des mojitos, des cuba libre, des pintes de bière, du coca… Des touristes, des Parisiens, des étudiants, des bobos se retrouvent ici pour se détendre en ce samedi soir.

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    Le 24/02/2011
  • Collation littéraire avec l’écrivain Rachid Djaidani

    Après deux heures passées à écouter des spécialistes dans une conférence sur le ghetto, au centre Pompidou, je me retrouve dans les rues de Châtelet, direction le RER A pour rentrer chez moi. Elle m'a fait déprimer, cette conférence, alors je me réfugie dans mes souvenirs. Sur le chemin, un restaurant libanais, ça me rappelle « Basha » dans la rue Sainte-Catherine à Montréal. Je commande un shish taouk, un sandwich au poulet grillé sur une broche, servi avec une mayonnaise à l'ail. Puis je reprends la route, toujours absorbé par mes pensées. Soudain, juste en face de moi un homme avec une grosse coupe. Je l'aborde : « Excuse-moi c'est toi Rachid ? Celui qui a écrit le roman Boomkoeur? ». Il me serre la main et me dit droit dans les yeux : « Bonjour je suis bien Rachid. »

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    Le 23/02/2011
  • Doit-on s’immoler en banlieue ?

    A l’instar du jeune Tchécoslovaque Jan Palach ayant usé du même mode mortifère en 1969 pour dénoncer l’invasion de son pays par les chars russes, l’immolation du jeune Mohamed Bouazizi voulant dénoncer un système tunisien indigne, va sans nul doute être gravée dans l’histoire de ce début du 21e siècle et par conséquent dans notre inconscient collectif.

    Par Bondy Blog
    Le 22/02/2011