Derniers articles
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Forts doutes sur le scénario de la mort de Ben Laden
Depuis environ 5 heures du matin, ce lundi, la nouvelle tourne en boucle : Oussama Ben Laden, l’homme le plus recherché de ces dix dernières années, a été retrouvé et tué par les forces spéciales américaines lors d’une opération militaire au Pakistan, à Abbottābād. Sa dépouille aurait ensuite été immergée en mer : « Nous nous assurons que son corps est traité en accord avec la pratique et la tradition musulmane. C'est quelque chose que nous prenons très au sérieux », a affirmé un haut responsable de l’administration Obama. Cette dernière information a plus qu'étonné les musulmans, car en aucun cas il n’est mentionné dans l’islam qu’un défunt doit être jeté à la mer.
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L’artère principale de Tunis purgée du benalisme
La vie a repris son cours sur l'avenue Habib Bourguiba. En plein cœur de la ville, celle que les Tunisois nomment « l'avenue », avait été le théâtre de manifestations violemment réprimées. Sur la route, les cris tonitruants de la foule en colère ne sont plus. Les rafales de «Dégage» sont remplacées par les bruits des moteurs et le chant incessant des klaxons. Côté piétons, les conversations s'enchaînent aussi vite que les allers et retours des passants. Impossible de ne pas remarquer l'accent chantonnant des tunisiens ou la trentaine de drapeaux tunisiens qui se plient aux caresses du vent. On y vient pour passer le temps, boire un café, draguer discrètement les jolies filles qui déambulent.
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Nous regardons Bachar el-Assad tuer son peuple
Depuis plus de quarante ans, la famille el-Assad terrorise le peuple syrien. Ce régime criminel a fondé sa dictature sur la peur. Mon histoire familiale en témoigne, un oncle qui est raflé alors qu’il n’a même pas la vingtaine, au cours des années 80. Nous n’entendrons plus jamais parlé de lui. La simple mention de son nom fait pleurer. Un autre torturé à l’électricité, pratique courante et banale dans les postes de police et les prisons syriennes.
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Prêche de l’imam à la gloire de Bachar el-Assad
Lundi 4 avril. Réveil difficile. Adossé au frigo, la tête lourde, j’avale un Nescafé dégueu dilué dans de l’eau chaude du robinet et du lait. Les bistrots parisiens me manquent. 10h30. Au moment de sortir, ma logeuse me demande une photocopie de mon passeport. Pourquoi cette requête maintenant, alors qu’elle ne m’a rien demandé à mon arrivée ? 11h10. Escapade au Liban. « Gare » des taxis de Damas, sous un pont d’autoroute. Les chauffeurs crient « Beyrouth » pour choper les passagers. « Beyrouth, Beyrouth. Je t’emmène, tu vas où ? »
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« La Tunisie doit arriver à parler d’une seule voix »
« Là, tu vois, je viens d'accomplir un acte historique », lance Chahrazed, sourire aux lèvres et les yeux rivés sur La Tunisie de Ben Ali, un livre qu'elle vient d'acheter dans une librairie en plein cœur de Tunis. Elle en a la chair de poule. « Il y a quelques mois, cela aurait été impensable », confie-t-elle. La régente de Carthage, La Révolution des Braves, Le Canard Enchaîné, Le Monde, autant d'écrits et de titres que les Tunisiens n'auraient jamais pensé pouvoir lire un jour.
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« En Tunisie, la rue a créé ses propres journalistes »
« C'est en Roumanie que le peuple a inventé le mythe de Dracula », raconte Moez, journaliste à la radio tunisienne Kalima. « A l'époque, le vampire suceur de sang représentait les dirigeants qui prenaient tout au peuple. Dans le mythe, Dracula meurt à la lumière du jour. Pour moi cette lumière c'est les médias. C'est la lumière apportée par le journaliste pour dire la vérité. » Lorsqu'il rapporte cette histoire, son sourire en coin laisse échapper une fossette. Il a le visage marqué non par le temps, mais par la vie. Son œil cligne de temps en temps mais son regard dégage une impression particulière. Intense. Mystérieuse.
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Et la Miss Berbère France 2011 est…
Je préfère croquer une grenade dégoupillée plutôt que ma mère apprenne que j’ai assisté à l’élection de Miss Berbère 2011. Si elle sait que je suis allé à la cérémonie sans demander une des candidates en mariage, elle va me faire ma boum, façon kabyle, Sophie Marceau remplacée par un couteau de cuisine entre ses dents. Et croyez-moi, elle va viser la tête. Alors motus, amis lecteurs. La stratégie de toute une vie est en péril, celle dite de « mon fils est gay ».
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Dans la Syrie de Bachar el-Assad, « rempart contre l’Occident »
Jeudi 31 mars, 15h15. Aéroport de Damas, en provenance du Caire. Contrôle. Un policier fait du zèle. Il me renvoie deux fois vers le préposé aux visas avant de me coller son fichu tampon sur mon passeport. 15h45. En route vers la capitale à bord d’un taxi illégal. Le chauffeur, en mode automatique : « Il n’y a pas de protestations ici. Tout va bien, la Syrie est un pays agréable, les gens sont très accueillants et gentils. Juste il y a eu quelques perturbateurs qui ont été calmés. » Sur la route, nombre impressionnant de portraits de Bachar el-Assad, en tenue militaire, le regard fixant l’horizon, lunettes de soleil sur le nez (il est ophtalmo de formation, sic). Garde la pêche, ouais !
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2011, année de l’Outre-mer au goût amer
Tout a débuté dans l’archipel des petites Antilles et plus précisément en Guadeloupe. La contestation des prix élevés de l'essence est l'évènement déclencheur. Les pionniers de ce mouvement sont un collectif d’organisations syndicales, associatives, politiques et culturelles appelé le LKP ("Collectif contre l'exploitation outrancière"). Ce regroupement a pour objectif de « construire une société neuve afin de sortir de la domination et l’exploitation des capitalistes et des colonialistes ». Il a connu un succès retentissant pour son engagement et ses revendications allant de l’éducation à la culture, en passant par l’emploi et l’arrêt de la profitation (terme créole qui désigne l'excès ou le monopole) : les malversations financières, l’abus de pouvoir des classes aisées, le non respect des lois, du code du travail et l'application de la justice.